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Section du Lot et Garonne

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Hommages aux légionnaires natifs de la commune de GONTAUD-de-NOGARET


Le jeudi 13 juin 2019 s'est tenue l'assemblée annuelle de la SMLH47 à Gontaud-de-Nogaret.

Après une passionnante visite du château, de l'église et de la Halle de la ville, les membres de la SMLH ont été accueillis en mairie par monsieur Thierry CONSTANS, maire de Gontaud-de-Nogaret auquel se sont joints monsieur Francis BIANCHI, sous-préfet de Marmande-Nérac, (représentant madame LAGARDE, préfète de Lot-et-Garonne), madame Sophie BORDERIE, présidente du Conseil départemental, monsieur Jacques BILIRIT, conseiller départemental et le colonel Laurent VILLIERAS, commandant le groupement de gendarmerie départementale de Lot-et-Garonne.

(Photos Paul NICK)

Cette visite est l'occasion d'évoquer la mémoire des légionnaires natifs de Gontaud-de-Nogaret.

Jean FREMONT
Jean FREMON est né le 24 décembre 1774 à Gontaud.
Capitaine d'infanterie, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 18 décembre 1850.
Il décède à Castelmoron le 20 juillet 1869.

Guillaume VIDAL
Guillaume VIDAL est né à Gontaud le 19 décembre 1783. Il est le fils de Jean, Mathieu VIDAL et de Élisabeth VAQUE. Il a été baptisé le même jour dans l'église Notre-Dame de Gontaud. Son parrain est son oncle maternel et sa marraine sa tante paternelle, Claire VIDAL
Engagé comme chasseurs d'élite de la Garde au sein de la Grande Armée commandée par le général BESSIERES, le 10 prairial an 12 (30 mai 1804), il est nommé sous-lieutenant au 44ème régiment d'infanterie de ligne du 10ème corps et du camp de Boulogne de la Grande Armée le 15 février 1807.
Il est nommé lieutenant le 21 juillet 1808, toujours au 44ème de ligne qui fait partie de l'armée d'Espagne sous les ordres de MONCEY en 1808, puis du 2ème corps commandé par le duc d'ABRANTES, en 1809 et de l'armée d'Aragon en 1810 commandée par le comte SUCHET.
Le 22 juin 1811, il est nommé capitaine voltigeur dans son régiment toujours rattaché à l'armée d'Aragon, désormais commandée par le maréchal SUCHET, puis par le duc d'ALBUFERA en 1812.
Capitaine d'infanterie de ligne en retraite à Gontaud, il est fait chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 12 février 1813.
Il décède le 6 janvier 1832.

Jean GAGNÉ
Jean GAGNÉ est né le 15 août 1815 à Gontaud-de-Nogaret.
Capitaine, adjudant-major, d'infanterie de marine à l'armée d'Orient, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 21 octobre 1854.
Il est également titulaire de la médaille de Crimée (Angleterre) du 26 août 1856.
Chef de bataillon d'infanterie de marine, il est fait officier de la Légion d'honneur par décret du 11 mars 1868.
Il décède le 20 août 1879.

Guillaume GRANEREAU
Guillaume GRANEREAU est né le 13 mars 1827 à Gontaud. Il est le fils de Josué GRANEREAU, âgé de vingt-huit ans, et de Marie CHABRIER, son épouse.
Appartenant à la classe 1847, il est incorporé comme soldat le 18 juin 1848 au 2ème régiment du génie, et affecté le 14 octobre 1848 au 11ème régiment d'artillerie comme canonnier. Il participe à la campagne de Rome (Italie) du 15 juin 1849 au 8 mai 1860.
Il est artificier le 15 août 1850 et affecté au 4ème régiment d'artillerie le 16 mars 1854. C'est dans cette unité qu'il est promu brigadier le 6 septembre 1856, puis maréchal-des-logis le 8 avril 1860 et détaché à la Manufacture d'armes de Saint-Étienne le 17 avril 1867.
Il est décoré de la médaille militaire par décret du 28 décembre 1867.
Il fait campagne contre l'Allemagne du 1er décembre 1870 au 7 mars 1871.
Maréchal-des-logis au 4ème régiment d'artillerie à Besançon, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 25 janvier 1871. Il reçoit sa croix de chevalier le 21 février 1872 des mains du colonel Charles, Adolphe BOIGEOL, directeur de la Manufacture d'armes de Saint Étienne.
Il est libérable le 31 décembre 1873.
Il décède le 21 janvier 1891.

Jacques-Philippe TAMIZEY de LARROQUE
Jacques-Philippe TAMIZEY de LARROQUE est né le 30 décembre 1828 à Gontaud. Fils d'Alexandre TAMIZEY de LARROQUE, propriétaire et adjoint au maire de Gontaud-de-Nogaret, et de Marie, Élisabeth, Pauline DELMAS de GRAMMONT, son épouse.
Il est maire de Gontaud-de-Nogaret pendant dix ans, du 5 septembre 1860 au 21 septembre 1870. Pendant son mandat, il a établi dans sa commune un bureau de poste, un bureau télégraphique, une société de secours mutuels, une compagnie de sapeurs pompiers, il a fait réparer l'école, entretenir les principaux chemins vicinaux de la commune, les principales rues de la ville (avec établissement de trottoirs), il a fait procéder à la plantation de nombreux arbres.
Correspondant du ministère de l'instruction publique, il a publié dans la collection des documents inédits sur l'histoire de France et 109 de ses contributions sont accessibles sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France (BNF) : «Une fête bordelaise en 1615», «Trois lettres inédites du roi Henri IV», «Vies des poètes gascons», «Lettres françaises inédites de Joseph Scaliger», «Vie d'Eustorg de Beaulieu», «Notice sur le général Delmas de Grammont», «De la correspondance inédite de Dom B. de Montfaucon», «Lettres inédites de Guillaume Du Vair », «Une lettre autobiographique du premier duc d'Epernon », «Lettres inédites du cardinal d'Ossat», «Correspondance de Peiresc avec plusieurs missionnaires et religieux de l'ordre des capucins, 1631-1637», «Lettres inédites de Benjamin Priolo», «Livre de raison de la famille Dudrot de Capdebosc», «Lettres de Jean-Louis Guez de Balzac», «Lettres de Jean Chapelain, de l'Académie française»... Il a ainsi tiré de la Bibliothèque nationale, des Archives nationales et de diverses collections publiques ou particulières, plus de trois mille documents relatifs à l'histoire de sa province natale qu'il a contribué à faire connaître en les publiant. Son travail lui a valu d'être élu à l'Académie des Inscriptions de Belles Lettres en décembre 1875, correspondant de l'Institut de France.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 19 avril 1879. Il reçoit sa croix de chevalier le 20 mai 1879 à Gontaud-de-Nogaret.
Il décède le 25 mai 1898.

Jean BARJOU
Jean BARJOU est né le 30 octobre 1832 à Gontaud-de-Nogaret. Il est le fils de Jean BARJOU, cultivateur, âgé de vingt-sept ans, et de Françoise CLEMENT, son épouse.
Élève à l'École Polytechnique le 1er septembre 1852, il est nommé sous-lieutenant élève en école d'application le 1er octobre 1854. Affecté au 15ème régiment d'artillerie à cheval, il est nommé sous-lieutenant le 22 mars 1856 à la 2ème batterie, lieutenant en second le 1er octobre 1856, lieutenant en premier le 12 août 1857. Affecté à la 8ème batterie le 21 janvier 1858, il rejoint la 4ème batterie du 19ème régiment d'artillerie le 1er avril 1860.
Il est nommé capitaine en second au corps de l'artillerie le 12 août 1861, puis adjoint à la Fonderie de Toulouse, État-major particulier de l'artillerie, le 28 août 1861. Le 28 août 1862, il rejoint le 19ème régiment d'artillerie à cheval où il est affecté à la 1ère batterie, puis à la 3ème batterie le 18 avril 1863.
Le 26 août 1863, il est réaffecté comme adjoint à la Fonderie de Toulouse.
Le 9 janvier 1865, il est affecté au 17ème régiment d'artillerie à cheval (4ème batterie). Il est nommé capitaine en premier, adjudant major le 20 juin 1867 puis capitaine en premier le 10 août 1868 à la 3ème batterie. Le 24 juin 1870, il sert à la 3ème batterie du régiment d'artillerie monté de la Garde Impériale, et, le 1er novembre suivant, au 234ème régiment d'artillerie monté.
Il fait campagne contre l'Allemagne à l'Armée du Rhin du 29 juillet 1870 au 24 mars 1871. Il participe aux batailles de Borny, Gravelottes, Saint-Privat, Servigny. Fait prisonnier de guerre à Metz, il est en captivité à Mayence (Allemagne) du 28 octobre 1870 au 24 mars 1871.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret en date du 31 mai 1871, pour prendre rang du 5 septembre 1870. Il reçoit sa croix de chevalier le 28 avril 1872 des mains du général de division Joseph, Auguste, Jean, Marie POURCET, commandant la 12ème région militaire à Toulouse.
Nommé chef d'escadron (major) au 10ème régiment d'artillerie le 21 juillet 1873, il y est nommé chef d'escadron le 11 mai 1875 et rejoint le 21ème régiment d'artillerie le 13 janvier 1876. Chef d'état-major de l'État-major de l'artillerie du 12ème corps d'armée le 17 septembre 1877, il est affecté le 9 mars 1881 à l'État-major particulier de l'artillerie comme chef du service de l'armement des places et côtes, et secrétaire de la commission des défenses des côtes.
Il se marie le 27 octobre 1881 avec Agathe, Marie, Marguerite BROTHIER.
Il est nommé lieutenant-colonel le 30 décembre 1881 et est affecté à l'a section techniques-services de l'armement des places et des côtes de l'État-major particulier de l'artillerie le 9 avril 1886.
Il est nommé colonel le 8 juillet 1886 et affecté au 8ème régiment d'artillerie, puis au 34ème Régiment d'artillerie le 25 octobre 1887.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 29 décembre 1887. Sa croix d'officier lui est remise à Angoulême, le 7 janvier 1888, par le général de division JACQUELOT de MONCETS, commandant la 23ème division d'infanterie.
Il décède en février 1895.

François GAGNÉ
François GAGNÉ est né à Gontaud-de-Nogaret le 14 juillet 1850. Il est le fils de Joseph GAGNÉ, menuisier, âgé de vingt-et-un ans, et de Jeanne PHILIPON, son épouse.
Après avoir été élève à l'école des Arts et Métiers d'Aix, il sert dans diverses entreprises de travaux publics, et notamment au service de la Société de construction des Batignolles (1871/1889) et à la Compagnie de Fives-Lille (1890/1900). Il est ensuite attaché à l'administration des chemins de fer de l'État à partir de 1900.
Il participe aux études de la ligne de Parme à la Spezia (Italie), de la ligne de Piteste à Crayowa et de la ligne de Plvesti à Predeal (Roumanie), et à celles de la ligne de Tunis à Ghardimaou (Tunisie). Il participe à la construction de la ligne de Linarès à Almeria (Espagne) et aux études des lignes de Hanoï à Lao-Kay, de la vallée du Fleuve rouge et des chemins de fer du Yunnan (Tonkin et Chine). Il participe également aux études de port à Héroulé (Asie mineure) et Buenos-Aires (Argentine).
Il rend d'importants services au réseau de l'État, principalement lors de l'étude et de la construction des nouvelles lignes Paris-Chartres et Paris-Le Havre.
En août et septembre 1914, après le transfert des services à Saintes, il reste à Paris pour diriger le service de construction et maintenir le travail sur les chantiers de la ligne Paris-Chartres. Atteint par la limite d'âge le 14 juillet 1915, il poursuit son service pour suppléer un ingénieur mobilisé.
Officier de l'Instruction publique, il est aussi officier de l'ordre de Nicham Iftikhar.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 juillet 1919. Sa croix de chevalier lui est remise à Paris, par Jean, Félix, Henri PERRIER, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, chef du service de la construction des lignes nouvelles des chemins de fer de l'État.
Il décède le 5 novembre 1927 à Agen.


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