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Section du Lot et Garonne

Photographie de la dernière activité

Décès de deux de nos compagnons

Le mois de novembre a tristement commencé puisque nous avons appris le décès de Georges BERTILLON, notre centenaire, décédé le 12 novembre dernier (il aurait eu 101 ans le 18 novembre...), et celui du lieutenant-colonel (e.r.) Alfred DIEZ, (photo ci-contre) survenu quelques jours auparavant, le 7 novembre. Tous deux étaient membres du comité d'Agen.

Les obsèques de Georges BERTILLON, inspecteur principal honoraire de la police nationale après avoir fait une belle carrière militaire, ont eu lieu le 15 novembre au Passage d'Agen dans la plus stricte intimité familiale.
Alfred DIEZ a été accompagné jusqu'à sa dernière demeure par de nombreux amis lors d'une émouvante cérémonie à l'église de Pont-du Casse. Son éloge funèbre a été prononcé par le lieutenant-colonel (e.r.-r.c.) Jean-Pierre DUPLOUY, Président de l'association des anciens des écoles de transmissions d'Agen:
«Alfred DIEZ nous a quitté. Le lieutenant-colonel DIEZ s'en est allé après une vie bien remplie, au service de la France, et de la communauté de la défense. Un parcours en tout point digne d'éloges.
Il est né le 6 août 1931 à Ste BARBE DU TLETAT dans le département (français) d'ORAN.
De sa longue carrière militaire, j'ai retenu quelques faits marquants :
Appelé au service actif, il intègre le 45ème RT à Maison Carrée en 1954.
Candidat rapidement à l'entrée au peloton EOR des transmissions, il sera nommé puis promu dans la réserve, en situation d'activité, aspirant, sous-lieutenant, puis enfin lieutenant en 1957. Il sera promu au grade de capitaine d'active en 1965. En 1976, il sera promu au grade de chef de bataillon, et finira sa carrière au grade de lieutenant-colonel au début des années 80.
De 1954 à 1963, il effectuera de nombreux séjours et plusieurs campagnes en AFN (Tunisie, Algérie, Maroc). Ainsi, il servira successivement entre autres : au détachement de transmissions de la 14ème DI, à la 64ème compagnie de transmissions, au 25ème régiment de dragons après changement d'Arme, au 16ème régiment de dragons, au 10ème régiment de dragons, au 6ème régiment de cuirassiers, puis de retour dans les transmissions, à la 154ème compagnie de transmissions.
Puis à son retour en métropole : au 53ème RT, au 57ème RT, à l'EMIAT qui deviendra l'ESOAT, au 14ème RT de SENLIS.
Le lieutenant-colonel DIEZ était titulaire de nombreuses décorations, dont la Légion d'honneur (chevalier), la médaille des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en AFN, et la croix de la valeur militaire étoile de bronze.
Le lieutenant-colonel DIEZ était marié et père de 2 enfants.
A la retraite, il s'est particulièrement investi dans le bénévolat et le monde associatif. La liste est longue à énumérer. J'aurais peur d'en oublier. Ne m'en veuillez pas. Je retiendrais simplement son investissement dans notre association, dont il a dû se mettre en retrait du fait de la maladie de son épouse.
Personnellement, je garderai le souvenir d'un homme courtois, vif d'esprit, toujours présent à l'appel, d'une grande rigueur et aux convictions affirmées.
Au-delà des générations, et des générations de feu, le courant ne pouvait que passer, et une estime que je pense réciproque est née, qui s'est transformée rapidement en amitié profonde.
Le lieutenant-colonel DIEZ nous a quitté, mais ce n'est qu'un au revoir. Nous nous retrouverons forcément tous un jour.
C'est d'hommes de cette trempe dont notre société en mutation permanente aurait besoin aujourd'hui. Il restera longtemps pour nous un exemple. Je salue donc l'homme et l'officier.
Au nom de tous les camarades réunis aujourd'hui, et de ceux qui se sont excusés, je tiens à présenter, en cet instant de recueillement, nos plus sincères condoléances à toute sa famille.»

Deux membres de sa famille ont complété cet hommage en précisant qu'il parlait l'espagnol, appris à la maison, le français, appris à l'école, et l'arabe, appris dans la rue... Aîné d'une fratrie de quatre enfants, il avait débuté sa vie professionnelle dans l'entreprise d'Électricité et Gaz d'Algérie avant de s'engager dans l'armée et d'y faire carrière. En 1960, il avait épousé Carmen et ils ont eu deux enfants, Céline en 1968 et Philippe deux ans plus tard. Installé à Pont-du-Casse depuis 1983, il a beaucoup donné de sa personne pendant vingt-cinq ans au service de plusieurs associations en tant que président, vice-président ou trésorier. Lorsque son épouse est tombée gravement malade, c'est à elle qu'il s'est consacré jusqu'à son dernier souffle. Ses neveux et nièces ont salué sa mémoire et rappelé les innombrables moments chaleureux passés en famille avec leur oncle et leur tante qui leur ont permis d'entretenir le souvenir de l'époque où ils vivaient en Algérie avant d'évoquer avec une profonde émotion leur Foi partagée.


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