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Section du Lot et Garonne

Photographie de la dernière activité

90 Légionnaires natifs de Nérac

Le site LEONORE recense quatre-vingt-dix personnalités (dont deux femmes) natives de Nérac qui ont reçu la Légion d'honneur. On compte parmi elles, deux dignitaires (un grand'croix et un grand officier), quatre commandeurs, dix-sept officiers et soixante-sept chevaliers de la Légion d'honneur (dont les deux derniers ont été décorés à titre posthume).
L'exposition sur la Légion d'honneur fait étape à la Médiathèque de Nérac du mardi 3 décembre 2019 au samedi 4 janvier 2020 pour vous inviter à vous souvenir d'eux.

Jean Louis CASTERA
Jean Louis CASTERA est né le 26 mai 1756 à Nérac. Il est le fils de Louis CASTERA, corroyeur, et de Marie ESCALUP. Il est baptisé le lendemain. Son parrain est son frère, Louis CASTERA et sa marraine Marie DALIA.
Il entre au service du 71ème régiment d'Infanterie de Ligne le 26 février 1779 (il a vingt-deux ans) et y sert comme soldat jusqu'au 21 février 1787.
Il est nommé lieutenant au 2ème bataillon de Lot-et-Garonne le 21 juin 1792, puis capitaine le 18 octobre 1792, au 16ème régiment d'Infanterie légère.
Il a participé aux campagnes de guerre de 1780 à 1783, puis à l'Armée du Rhin de 1792 à l'an 5, en Helvétie en l'an 6, en Italie en l'an 7 et 8, en Espagne du 1er germinal an 9 (22 mars 1801) au 1er nivôse an 10 (22 décembre 1801), sur les côtes de Bretagne en l'an 11, 12 et 13, à la Grande Armée de vendémiaire de l'an 14 (septembre 1805) au 14 juin 1807 (il a été blessé à la hanche droite, d'un coup de feu reçu à la bataille d'Eylau, le 8 février 1807). et en Espagne de 1808 à 1810.
Il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur le 14 mars 1806 et promu officier le 22 novembre 1808.
En septembre 1810, l'aide-chirurgien major qui l'examine indique qu'il est hors d'état de faire son service et le Conseil d'administration du régiment certifie ses états de service et précise qu'il désire se retirer à Nérac.
Il décède le 11 avril 1825.

Charles, François LAFFITE
Charles, François LAFFITE est né le 24 février 1767 à Nérac. Il est le fils d'André LAFFITTE et de Marie LAVERNY, son épouse. Son parrain est Charles LAFFITTE.
A partir du 22 novembre 1792, il exerce les responsabilités de secrétaire général de l'administration du District de Nérac (il a vingt-cinq ans).
Suite à la suppression de cette administration, il devient administrateur municipal de la commune de Nérac, le 9 novembre 1795.
Il devient ensuite commissaire du directoire exécutif près l'administration municipale du canton de Nérac, le 23 juin 1797, fonction qu'il quitte un an après, en 1798.
En 1798, sur l'acte de naissance de son fils Charles François LAFFITE, il est indiqué qu'il est «négociant».
Au total, il exerce des fonctions publiques de membre du conseil municipal de la commune de Nérac pendant plus de trente ans à partir du 12 juillet 1800.
Ses services dans l'ordre judiciaire débutent le 20 octobre 1801, comme magistrat de Sûreté ou substitut du procureur général de la Cour de Justice Criminelle pour l'arrondissement de Nérac, fonction qu'il exerce pendant neuf ans, cinq mois et 9 jours.
Le 29 mars 1811, suite à la suppression de son poste, il est nommé juge assesseur à la Cour Prévôtale d'Agen.
Le 23 mars 1812, il devient juge d'instruction près le Tribunal Civil de Nérac, puis président de ce même tribunal le 4 novembre 1813.
Président du tribunal de première instance de Nérac, il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur par ordonnance du Roi en date du 25 janvier 1832.
Il décède le 4 mars 1837.

Jean PUGENS
Jean PUGENS est né le 29 avril 1772 à Nérac. Il est le fils légitime de Géraud PUGENS, et de Marguerite SARGUECET.
Il entre au 44ème régiment d'Infanterie de Ligne le 12 septembre 1791 (il a dix-neuf ans) où il sert jusqu'au 5 vendémiaire an 5 (26 septembre 1793). A cette date, il est affecté au 12ème régiment de Hussards qui devient le 30ème régiment de Dragons.
Il est nommé maréchal-des-logis le 25 février 1812.
Il a fait campagne avec l'Armée d'Amérique, sous les ordres du général ROCHAMBEAU et a fait la campagne de 1792 à l'île Saint Christophe (Petites Antilles).
Il a fait campagne avec l'Armée de l'Ouest en 1793, sous les ordres du général CHAMPEAUX dans les départements de l'Ouest en l'an 2, sous les ordres du général ROSSIGNOL, en l'an 3 avec le général WESTERMANN, en l'an 4 avec le général JANSE.
Il embarque pour la 1ère expédition d'Irlande le 11 frimaire an 5 (1er décembre 1796) et il est fait prisonnier par les anglais le 8 nivôse de la même année (28 décembre 1796). Il est échangé le 11 nivôse an 6 (31 décembre 1797).
Il embarque pour la 2ème expédition d'Irlande le 5 pluviôse an 6 (24 janvier 1798) et débarque le 20 brumaire an 7 (10 novembre 1798).
Il fait campagne avec l'Armée d'Italie en l'an 8 et en l'an 9, avec l'Armée d'Observation du Midi en l'an 10, avec l'Armée d'Italie et la Grande Armée en l'an 14, avec l'Armée de Naples en 1806, avec l'Armée d'Italie et la Grande Armée du 1er avril 1812 au 3 mars 1813.
Il a été blessé d'un coup de lance, a reçu diverses blessures à l'ennemi et souffre d'infirmités consécutives à ses nombreuses campagnes, comme le constate le conseil d'administration du 30ème régiment de Dragons chargé de statuer sur son mémoire de proposition pour la retraite, le 8 octobre 1813 à Dole. Le chirurgien-major du régiment indique qu'il présente «une cicatrice profonde au côté droit entre la 5ème et la 6ème des vraies côtes, suite à un coup de lance pendant la campagne de Moscou, qui a occasionné une gêne de la respiration qui augmente par l'exercice du cheval ainsi que par la marche forcée. En outre, il se plaint de différentes douleurs rhumatismales suites des fatigues de la guerre et des différentes blessures honorables, en conséquence j'estime que d'après de telles infirmités, il est hors d'état de servir activement dans l'arme des Dragons et qu'il est impropre à faire le service sédentaire dans les compagnies de vétérans». Cette appréciation est validée par l'officier de santé de l'hôpital civil et militaire de Dole, chargé de la contre-visite.
Il est nommé chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 11 octobre 1812.
Il quitte le service le 9 octobre 1813 et se retire à Nérac où il signe son serment le 9 novembre 1813.
Il décède le 22 décembre 1837 à Espiens (Lot-et-Garonne).

Jean GOURSAC
Jean GOURSAC est né à Nérac le 22 mars 1774. Il est le fils légitime et naturel de Jean GOURSAC, chirurgien, et de Marguerite TISSANDIER, son épouse. Il est baptisé le 24 mars, son parrain est son grand-père paternel, Jean GOURSAC, maître en chirurgie, et sa marraine est sa grand-mère maternelle, Jeanne TISSANDIER.
Il entre au service de la 5ème demi-brigade d'Infanterie Légère le 15 septembre 1792 (il a dix-huit ans). Il est nommé caporal le 20 mai 1793, sergent le 28 octobre 1793, sergent-major le 10 floréal an 2 (29 avril 1794). Il est blessé d'un coup de feu au dessus de la hanche gauche le 10 thermidor an 2 (28 juillet 1794) lors de la prise d'une redoute en Espagne.
Il est promu sous-lieutenant le 27 prairial an 3 (15 juin 1795). De 1793 à l'an 3 il fait campagne en Pyrénées occidentales. Il est affecté au 46ème régiment d'Infanterie de Ligne le 13 thermidor an 4 (31 juillet 1796) par ordre du général HOCHE. Il fait campagne aux côtes de l'Océan en l'an 4, à l'Armée du Rhin en l'an 5, aux côtes d'Angleterre en l'an 6, à l'Armée du Danube en l'an 7.
Il est promu sous-lieutenant titulaire sur le champ de bataille en Helvétie par le général MASSENA, le 12 thermidor an 7 (30 juillet 1799). Le 1er ventôse an 8 (20 février 1800), il est nommé lieutenant au 13ème Léger. Il fait campagne en Helvétie en l'an 8.
Nommé quartier maître-trésorier le 21 thermidor an 9 (9 août 1801) et capitaine quartier maître le 21 messidor an 10 (10 juillet 1802), il fait campagne à St Domingue de l'an 10 à l'an 12.
Il est nommé chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur le 18 février 1813.
Il est nommé sous-inspecteur aux revues, adjoint de 1ère classe aux intendants militaires de la 11ème division militaire à Bordeaux par décision de sa Majesté le 15 juin 1813.

Paul LOUIT
Paul LOUIT est né à Nérac le 24 septembre 1775. Il est le fils légitime de Jean LOUIT, marchand, et de Jeanne CROISET, son épouse. Son parrain est son frère, Joseph LOUIT, et sa marraine Anne DAGUILLE.
Le 22 septembre 1793, deux jours avant d'avoir dix-huit ans, il s'engage comme volontaire au 6ème bataillon du Gers qui devient le 28ème régiment d'Infanterie de Ligne le 1er vendémiaire an 2 (22 septembre 1793).
Il est nommé caporal le 20 germinal an 3 (9 avril 1795), sergent le 18 floréal an 8 (8 mai 1800), sergent-major le 11 floréal an 11 (1er mai 1803) et sous-lieutenant le 1er décembre 1809.
Il fait campagne aux Pyrénées orientales en l'an 2 et en l'an 3, en Vendée de l'an 4 à l'an 7, en Italie en l'an 8 et en l'an 9, avec la Grande Armée en Prusse et en Pologne de 1806 à 1808, et en Espagne de 1809 à 1811.
Fait prisonnier de guerre le 15 prairial an 8 (4 juin 1800), à Ste Amboise, il rentre au corps le 6 floréal an 9 (26 avril 1801).
Il est blessé d'un coup de feu à la cuisse droite le 21 décembre 1808 devant Saragosse (Espagne) et à la main droite le 25 janvier 1811 (Espagne).
Sous-lieutenant d'Infanterie Légère en retraite, il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang à dater du 1er octobre 1807. Il signe sa prestation de serment à Bordeaux, le 8 décembre 1816.
Il épouse Rose, Louise BOUVIER en novembre 1816 et ils ont ensemble cinq enfants (Jeanne, Anaïs Jean, Émile Joseph, Charles Melite, Célestin Édouard, Joseph) qui sont tous mineurs à la date de son décès, le 22 juillet 1836, à Bordeaux.

Jean BRANSOULIE
Jean BRANSOULIE est né le 3 février 1780 à Nérac. Il est le fils de Jean BRANSOULIE et de Catherine DURIBET. Baptisé le 4 février, son parrain est Jean MOUTONNE et sa marraine Anne JAGE.
Il entre au service à 18 ans, au 14ème régiment de Chasseurs à cheval, le 9 thermidor an 6 (27 juillet 1798). Il est nommé brigadier le 21 brumaire de l'an 14 (12 novembre 1805), date à laquelle il est blessé au bras gauche par un coup de sabre.
Il est fait Chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 21 mars 1806.
Il est nommé maréchal-des-logis le 22 août 1806, sous-lieutenant le 5 mai 1809, lieutenant le 8 février 1813 et capitaine le 21 janvier 1814.
Il est incorporé avec son grade au 1er régiment de Chasseurs le 1er mai 1814.
Il fait campagne avec les Armées d'Italie, de Naples, de la Grande Armée et d'Espagne.
Il a eu six chevaux tués sous lui lors de ces campagnes: un le 7 brumaire an 14 (29 octobre 1805), un le 22 mai 1809 à Elsberg, un à Esling le 3 juillet suivant, un à Wagram le 5 juillet et un le 9 juillet 1809, un à Victoria le 21 juin 1813.
Parti en demi-solde le 1er octobre 1814, il est rappelé le 9 juin 1815 et arrive au régiment le 12 juillet 1815.
Il décède le 29 septembre 1849.

Joseph, Gratien CAILLAVET
Joseph, Gratien CAILLAVET est né à Nérac le 1er décembre 1783. Il est le fils légitime de Joseph CAILLAVET, maître cordonnier, et de Françoise CASTAING, son épouse. Il a été baptisé le même jour. Son parrain est Joseph, Gratien CAILLAVET, son grand-père, et sa marraine Françoise CORREGER, épouse de Messire Pierre GERBOUR de LAGRANGE, écuyer, seigneur de Lagrange et co-seigneur d'Andiran.
Lieutenant au 3ème bataillon du 2ème régiment d'Infanterie légère, il fait campagne en l'an 14 et en 1806 aux Armées du Nord, en 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne, de 1808 à 1812 en Espagne et au Portugal, et en 1813 avec la Grande Armée en Saxe et en Silésie. Il est blessé à la bataille de Lützen le 2 mai 1813 par trois coups de feu.
En retraite, il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 14 juin 1813.
Il décède le 20 septembre 1833.

Jean Baptiste BOISSIERE LAROCHE
Jean Baptiste BOISSIERE LAROCHE est né à Nérac le 5 août 1785. Il est le fils naturel et légitime de Jean BOISSIERE, marchand, et de Henriette LAGORCE.
Il s'engage comme soldat au 16ème régiment d'Infanterie légère le 25 mars 1801 (il n'a pas encore seize ans...). Il est nommé caporal le 3 mars 1807 et fourrier le lendemain, avant d'être promu sergent le 26 octobre 1809. Sergent-major le 11 janvier 1810, il est adjudant-sous-officier le 17 avril 1811 et sous-lieutenant le 25 octobre de la même année. Nommé lieutenant le 17 juin 1813, il a fait une grande partie de sa carrière dans les armées qui ont combattu en Espagne.
C'est ainsi qu'il s'est illustré le 2 août 1813, alors que l'armée française battait en retraite après les combats devant Pampelune. Le général de division DARMAGNAC lui a demandé avec la compagnie qu'il commandait de se porter sur une montagne pour garder une tête de pont où l'on s'était battu toute la matinée et de tenir cette position jusqu'à ce qu'il soit relevé par une compagnie de la division qui formait l'arrière garde. Il y rencontre un bataillon anglais qu'il attaque et avec lequel il s'est battu, conservant la position malgré la supériorité numérique de l'ennemi, faisant prisonniers à cette occasion un sergent et un soldat anglais et en tuant deux autres.
Le 31 août 1813, au passage de la Bidassoa, le général CHASSERES lui ordonne d'attaquer la compagnie de tirailleurs d'une colonne anglaise, formée en ordre de bataille. Après une demi-heure d'engagement, cette colonne engageant un mouvement de retraite, il n'hésite pas à foncer sur ces tirailleurs et enlève la position où il reçoit un coup de balle au dessous de l'ombilic qui lui traverse le ventre et les intestins.
Parmi les autres blessures reçues au cours de sa carrière, on peut citer une blessure par coup de feu à la cuisse droite et à l'épaule droite, et une blessure à la cuisse gauche à Calavéra.
Lieutenant d'Infanterie légère en retraite, il est nommé chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 25 novembre 1813 (il a vingt-huit ans).
Il quitte le service le 1er septembre 1814.
Capitaine de gendarmerie, le 21 juillet 1815, le maire de Villeneuve d'Agen certifie que «le capitaine Boissiere, commandant la garnison envoyée dans l'arrondissement, a tenu une conduite exempte de tout reproche qu'il a même contribué de tous ses efforts à rétablir l'ordre et la tranquilité dans la journée du 29 juin dernier, conduite qui lui a valu l'estime de l'autorité locale et la bienveillance des habitants de cette ville...»
Il décède le 14 juillet 1850.

Jacques TEMPOURE
Jacques TEMPOURE est né à Nérac le 8 février 1790. Il est baptisé le 9 février. Il est le fils naturel et légitime de Martial TEMPOURE et de Marie TAVERNE, son épouse. Son parrain est Jacques CASTAING et sa marraine Catherine LABAT, sa grand-mère.
Il entre au service dans la Marine le 11 décembre 1805 (il a quinze ans !). Il fait campagne sur mer en 1805 et 1806. Il est fait prisonnier de guerre par les anglais sur la frégate «L'Infatigable» le 25 septembre 1806. Il réussit à s'échapper des prisons d'Angleterre et reviens en France par la Norvège, la Suède, le Danemark et l'Allemagne.
Il est nommé aspirant le 1er juin 1807 (à dix-sept ans...) et est affecté à la même date au 44ème régiment d'Infanterie de Ligne. Lieutenant le 25 avril 1811, il est affecté comme aide de camp du général LAFOSSE le 26 juillet suivant. Le 3 octobre 1813, il est nommé capitaine et rejoint le 44ème de Ligne où il sert jusqu'au 7 septembre 1815, date à laquelle il est licencié. Il fait campagne en Espagne de 1811 à 1814 et en Belgique en 1815.
Le 5 février 1823 il reprend du service comme officier d'ordonnance du maréchal, duc de Connegliano. Il est nommé chef de bataillon le 2 septembre 1823 (il fait campagne en Catalogne cette année là) et il affecté au 50ème régiment d'Infanterie de Ligne d'Arras le 13 février 1824.
Il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le 23 mai 1825 et nommé chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur le 29 octobre 1829.
Il est Maréchal de camp lorsqu'il est fait Grand Officier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur par titre signé le 12 février 1844, pour prendre rang du 5 décembre 1843.
Il décède le 21 juillet 1854.

Joseph LANDIE
Joseph LANDIE est né le 16 mai 1792 à Nérac. Il est le fils légitime de Jean LANDIE et de Marie LAFITE. Son parrain est Joseph LESPARRE, et sa marraine Jeanne DULAURAND.
Entré au service le 4 juillet 1808 (il a seize ans) au 18ème régiment d'Infanterie de Ligne, il passe au 6ème régiment de Chasseurs comme brigadier le 6 mars 1814.
Il fait campagne à l'Armée d'Allemagne en 1809, à l'Armée d'Italie en 1810 et 1811, avec la Grande Armée de Russie en 1812, et à nouveau à l'Armée d'Allemagne en 1813 et 1814.
Il est congédié avec gratification le 4 janvier 1816.
Il arrive au 2ème régiment de Chasseurs d'Afrique le 10 mai 1832, comme engagé volontaire pour sept ans. Il est nommé chasseur de 1ère classe le 27 juillet 1832, brigadier le 4 février 1833, maréchal-des-logis le 8 novembre 1833.
De 1832 à 1837, il fait campagne en Afrique. Il est cité à l'ordre de la division expéditionnaire d'Oran par le général BUGEAUD, commandant en chef pour s'être particulièrement distingué le 6 juillet 1836 au combat de la Suhhah (Afrique) contre les arabes il a deux cicatrices au bas inférieur et externe de la cuisse droite provenant du tir d'un coup de feu.
Maréchal-des-logis au 4ème escadron du 2ème régiment de Chasseurs d'Afrique, il est nommé chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 27 avril 1838.
Sa Croix de chevalier lui est remise à Oran (Algérie), le 15 juin 1838, par le colonel Charles, Hercule, Ernest GROULT, comte de Beaufort, commandant le 2ème régiment de Chasseurs d'Afrique.
Le conseil d'administration de son régiment lui délivre le 12 novembre 1838 un congé de réforme après avoir constaté qu'il est jugé hors d'état de continuer le service. Selon le chirurgien-major du régiment qui l'a examiné, il présente en effet «deux larges cicatrices du côté externe de la cuisse droite, vers le tiers inférieur, produites par un biscayen, l'antérieure profonde et adhérente avec lésion du fémur, dont il est issu plusieurs esquilles. Cette blessure le rend impropre à toute espèce de service. Ces infirmités survenues après son entrée au service le rendent susceptible de réforme et ne donnent aucun espoir que ce militaire puisse jamais reprendre son service». Ce diagnostic est confirmé en contre-visite par les officiers de Santé du Chef des Chasseurs Militaires d'Oran qui indiquent qu'il «est atteint d'une lésion incurable, appréciable par deux larges cicatrices qui se remarquent au côté externe de la cuisse droite, vers son tiers inférieur l'une et l'autre résultent d'un coup de feu. L'antérieure d'entre elles, profonde et adhérente, est une cause continuelle de douleurs et de gêne extrême dans les mouvements de progression».
Obligé de quitter le service suite à ses blessures, il demande le 18 juin 1840 un secours à la Grande Chancellerie, n'ayant pour seule ressource que son traitement de la Légion d'honneur.
Il décède le 7 avril 1854.

Pierre, Joseph, François FAGET
Pierre, Joseph, François FAGET est né à Nérac le 6 octobre 1793. Il est le fils légitime de Pierre FAGET, homme de Loi, âgé de trente-deux ans, et de Marie LABAT, âgée de vingt-sept ans, son épouse.
Ancien avocat, suppléant au tribunal civil, maire de Nérac, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 14 mars 1866.
Il décède le 28 septembre 1873.

Jean Baptiste BOISSON
Jean Baptiste BOISSON est né le 15 octobre 1793 à Nérac. Il est le fils de Jacques BOISSON, cordonnier, âgé de cinquante-cinq ans, et de Marie DAUTIN, âgée de trente-huit ans.
Ancien soldat au 2ème Léger, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 août 1869.
Il décède le 8 juillet 1872.

Jean, Baptiste PEGRIMARD
Jean-Baptiste PEGRIMARD est né à Nérac le 25 janvier 1796 (5 pluviôse an 4). Il est le fils de Nicolas PEGRIMARD, cultivateur, âgé de trente-sept ans, et de Marie FOURTET, âgée de vingt-sept ans, son épouse légitime.
Juge de paix à Nérac, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 14 août 1863.
Il décède le 4 avril 1887.

Charles, François LAFFITE
Charles, François LAFFITE est né le 23 brumaire an 7 (13 novembre 1798) à Nérac. Il est le fils de Charles, François LAFFITE, négociant, et de Marie, Louise DUBEDAT, son épouse, âgée de dix-neuf ans.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 avril 1846 en qualité de procureur du Roi.
Il décède le 22 mai 1880.

Louis, Augustin GARAS
Louis, Augustin GARAS est né le 8 juillet 1799 (20 messidor an 7) à Nérac. Il est le fils d'Antoine GARAS, sellier, et de Marthe DANSON, son épouse, âgée de trente-huit ans.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 27 mai 1850 en tant que capitaine au 25ème régiment d'Infanterie.
Il décède le 14 décembre 1873.

Pierre RATIER
Pierre RATIER est né à Nérac le 21 juillet 1799 (3 thermidor an 7).
Capitaine au 10ème régiment d'Infanterie légère, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 décembre 1849.
Il décède à Margaux (Gironde) le 21 janvier 1872.

Antoine SENAT
Antoine SENAT est né à Nérac le 22 mai 1804 (2 prairial an 12).
Lieutenant au 6ème Hussards, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 décembre 1849.
Il décède le 26 décembre 1879.

Jean, François, Armand LAFFITE
Jean, François, Armand LAFFITE est né le 10 mai 1810 à Nérac. Il est le fils légitime de Charles-François LAFFITE, magistrat de Sûreté, et de Marie-Louise DUBEDAT, son épouse (il est donc le frère de Charles François LAFFITE né en 1798, ci-dessus mentionné). Sa déclaration de naissance en mairie a été faite par la sage-femme qui a procédé à l'accouchement, Jeanne FAISSOUD, veuve LAVERNY, âgée de soixante-huit ans.
Colonel, commandant le 17ème régiment d'Artillerie à Cheval, il est promu commandeur de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur par décret du 10 septembre 1868.
En novembre 1871, il est à la retraite et se trouve à Metz comme président du conseil d'administration pour la liquidation des comptes de la Garde Nationale Mobile de la Moselle.

Georges CASTAING
Georges CASTAING est né à Nérac le 20 février 1813. Il est le fils légitime de Baptiste CASTAING, négociant, et de Jeanne BOURROUSSE, son épouse. Sa déclaration de naissance en mairie a été faite par la sage-femme qui a procédé à l'accouchement, Jeanne FAISSOUD, veuve LAVERNI, âgée de 70 ans.
Il est nommé sous-préfet de Nontron (Dordogne) en février 1849, de Bergerac (Dordogne) en mars 1851, de Vienne (Isère) en mai 1852. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 5 octobre 1854, alors qu'il est sous-préfet de Vienne.
Il est nommé préfet de l'Ariège en novembre 1855 et promu officier de la Légion d'honneur le 15 août 1858.
Nommé préfet de l'Aisne en 1860, il est promu commandeur de la Légion d'honneur par décret du 14 août 1865.
Nommé préfet de la Loire en décembre 1866, c'est dans ce poste qu'il termine sa carrière.
Il se retire à Nérac et décède le 5 septembre 1882 dans son domicile de La Ribère. Au moment de son décès, il est veuf de Jeanne, Marguerite PEREZ.

Jean-Pierre ADER
Jean-Pierre ADER est né le 16 janvier 1814 à Nérac. Sa déclaration de naissance est faite par Anne BORDES, épouse HAUGMARD, sage-femme à Nérac. Il est le fils légitime de Pierre ADER, négociant, et de Gracieuse ELISSALDE, son épouse, habitant à Nérac et domiciliés à Bayonne, département des Basses-Pyrénées.
Il débute sa carrière comme élève à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris le 3 décembre 1832 (il a dix-huit ans). Il est nommé sous-adjudant commissionné le 31 octobre 1834 à l'hôpital de Bayonne, puis sous-adjudant breveté le 27 septembre 1835.
Il est affecté à l'hôpital de Lyon le 31 mars 1837, et nommé adjudant en second le 31 mars 1838.
Il passe ensuite aux ambulances de l'Algérie en mars 1840. Il est nommé adjudant en premier le 2 février 1841. Il fait campagne en Afrique de 1840 à 1850. Il fait l'objet d'un rapport du colonel MORRIS, commandant supérieur à Bouffarick, au sujet de l'affaire de Beni Mered du 11 avril 1842 qui lui vaut les félicitations du Ministre de la Guerre pour sa conduite.
Il est à nouveau affecté à l'hôpital de Bayonne en septembre 1850. Il est nommé officier comptable de 2ème classe le 12 mars 1851.
Il est désigné pour gérer l'hôpital de Bastia le 17 mars 1851. Il est promu au grade d'officier comptable de 1ère classe le 7 août 1853 et désigné pour organiser l'hôpital d'Amélie-les-Bains le 14 décembre 1853.
Il est nommé chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur, le 24 décembre 1853. Sa Croix de chevalier lui est remise par le général de brigade BEHAGHEL le 12 mars 1854 à Perpignan.

Alexandre FAGET
Alexandre FAGET est né à Nérac, le 27 avril 1815. Il est déclaré né de père inconnu et fils naturel de Jeanne DALIEZ, âgée de vingt ans, elle-même fille de feu Joseph DALIEZ et de Françoise MUGUAT. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Anne BORDES, épouse HAUGMARD, sage-femme à Nérac, âgée de quarante-huit ans.
Sergent en retraite, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 17 août 1841.
Il décède le 6 mars 1881.

Pierre POUY
Pierre POUY est né le 15 février 1819 à la métairie du Caussour, commune de Nérac. Il est le fils légitime de Jacques POUY, métayer, et de Marie SEGUIN, son épouse.
Il sert comme voltigeur au 1er régiment d'Infanterie de Marine en Océanie.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 3 juillet 1847.
En 1892, cultivateur, il signale avoir perdu son brevet dans l'incendie de sa maison survenu le 1er juillet de cette année.
Il décède le 1er juin 1895.

Jean-Louis, Antoine, Nicolas, Auguste LESUEUR de PERÈS
Jean-Louis, Antoine, Nicolas, Auguste LESUEUR de PERÈS est né à Nérac le 27 mai 1819. Il est le fils légitime de Joseph, Auguste LESUEUR de PERÈS, avocat à la Cour royale d'Agen, docteur en droit de la Faculté de Toulouse et procureur du Roi près le tribunal civil de première instance de Nérac, et de Marie, Rose BERRETTÉ, son épouse. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Jeanne ABERT, veuve BEGUE, sage-femme à Nérac.
Procureur de la République à Cahors, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 mars 1852.
En 1872, il est conseiller à la Cour d'Appel d'Agen.
Il décède le 1er mars 1888.

Antoine, Jean, Baptiste, Polidor DUBERNET de GARROS
Antoine, Jean, Baptiste, Polidor DUBERNET de GARROS est né le 16 juin 1822 à Nérac. Sa déclaration de naissance est faite par la sage-femme qui a procédé à l'accouchement, Anne BORDES, veuve HAUGMARD. Il est le fils légitime de Constant, Philippe, Auguste DUBERNET, propriétaire, et de Elizabeth, Henriette, Christine DUBERNET, son épouse.
Par jugement du 22 décembre 1892, son acte de naissance est rectifié pour ajouter à son nom «de Garros».
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 août 1864 en tant que capitaine-adjudant major au 5ème régiment de Cuirassiers.
Il décède le 4 décembre 1893.

Jean-Baptiste DUBEDAT
Jean-Baptiste DUBEDAT est né à Nérac le 27 janvier 1823. Il est le fils de Raymond DUBEDAT, huissier, et de Marthe, Justine LOUIT, son épouse. La déclaration de naissance est effectuée par Jeanne ALBERT, veuve BEGUE, sage-femme à Nérac.
Le 20 mars 1848, il est nommé substitut du procureur de la République à Meaux (Seine-et-Marne), puis à Beaupreau (Maine-et-Loire) le 21 janvier 1851, et à Pamiers (Ariège) le 20 juin 1851.
Nommé substitut impérial à Foix (Ariège) le 22 juin 1853, il est promu procureur impérial à Saint-Girons (Ariège) le 10 janvier 1855, avant d'assurer cette même fonction à Foix le 22 mai 1858.
Nommé conseiller à la Cour d'Appel de Limoges le 15 juin 1864, il est ensuite nommé conseiller à la Cour d'Appel de Toulouse le 2 avril 1874.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 décembre 1877 sur proposition du ministre de la Justice. Sa Croix de chevalier lui est remise le 31 décembre 1877 par monsieur DESARNAUTS, président de chambre à la Cour de Toulouse.
Il décède le 12 septembre 1901.

Frédéric, Gaston LESPIAULT
Frédéric, Gaston LESPIAULT est né à Nérac le 13 octobre 1823. Il est le fils de Jean-Baptiste LESPIAULT, propriétaire, et de Adélaïde GRAMONT, son épouse.
Il est élève à l'École Normale Supérieure, à Paris, le 29 octobre 1844. A partir du 28 septembre 1847, il est chargé de cours de mathématiques élémentaires à Amiens, puis professeur de mathématiques à compter du 29 septembre 1848.
Il exerce ensuite cette fonction à Pau, à partir du 4 octobre 1851, puis à Rennes le 2 octobre 1852 et à Toulouse le 15 septembre 1855.
Il est placé en inactivité sans traitement le 17 septembre 1955, avant de reprendre l'enseignement à la faculté des Sciences de Bordeaux le 25 mars 1858 comme chargé de cours d'astronomie et de mécanique. A compter du 15 juillet 1861, il est professeur d'astronomie et de mécanique. Le 20 novembre 1886, il ajoute à cette fonction celle de doyen de la Faculté.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 août 1869.
Retraité en 1893, doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Bordeaux, il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 15 juillet 1897. Sa Croix d'officier lui est remise à Nérac, le 17 août 1897, par Henri, Auguste BARCKHAUSEN, professeur de Droit de l'université de Bordeaux.
Il décède le 3 octobre 1904.

Jean, Baptiste, Alphonse PERRIBERE
Jean, Baptiste, Alphonse PERRIBERE est né le 6 août 1823 à Nérac. Il est le fils de Étienne LATOUR-PERRIBERE, propriétaire, et de Marie, Françoise BALGUERIE, son épouse. Sa déclaration de naissance est effectuée en mairie par Jeanne ABERT, veuve BEGUÉ, sage-femme à Nérac.
Inspecteur des Chemins de Fer en Espagne, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 mai 1865.
Il décède à l'âge de cinquante ans le 19 avril 1874 à Nérac.

Paul MARASSÉ
Paul MARASSÉ est né à Nérac (Puyfort-Eguille) le 12 décembre 1825. Il est le fils de Pierre MARASSÉ, âgé de vingt-cinq ans, laboureur, et de Marie BOUDON, son épouse, âgée de vingt-six ans.
Engagé volontaire le 10 avril 1848, entré au service au 1er régiment d'Infanterie comme soldat le 27 avril 1848, il est nommé caporal le 31 mars 1850, sergent-fourrier le 1er mai 1851, sergent le 1er juin 1852, à nouveau sergent-fourrier le 26 janvier 1853, sergent-major le 28 janvier 1854, sous-lieutenant le 28 mai 1859, lieutenant le 23 janvier 1864, capitaine à titre provisoire le 12 septembre 1870 et capitaine d'habillement le 31 mai 1872.
Il fait campagne en Orient du 24 avril 1855 au 12 août 1856, contre l'Allemagne du 2 août au 28 octobre 1870 et comme prisonnier de guerre du 29 octobre 1870 au 19 mars 1871.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 6 février 1877, sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix de chevalier lui est remise le 28 février 1877 à Cambrai, par le général de brigade PONSARD, commandant la 2ème brigade d'Infanterie.
Il décède le 28 août 1895.

Claude, Joseph, Henry QUEUDRAY
Claude, Joseph, Henry QUEUDRAY est né à Nérac le 20 mars 1827. Il est le fils légitime de Jacques, Charles QUEUDRAY, volontaire Royal, directeur de la Poste aux lettres de Nérac, et de Josèphe CATELOUX, son épouse.
Lieutenant de cavalerie, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 mars 1866.
Il sert comme capitaine trésorier au 11ème régiment de Chasseurs à Avignon.
Le 6 février 1881, le Grand Chancelier de la Légion d'honneur, après avoir entendu le Conseil de l'Ordre, décide de lever «l'opposition disciplinaire frappée contre QUEUDRAY (Claude, Joseph, Henry), capitaine en retraite, chevalier de la Légion d'honneur du 12 mars 1866, condamné le 28 février 1880 à mille francs de dommages et intérêts, à l'amende et aux dépens pour avoir écrit des lettres anonymes.»
Il décède le 19 janvier 1887.

Jean DESMAUX
Jean DESMAUX est né le 16 novembre 1827 à Nérac. Il est le fils de DESMAUX Joseph, tisserand, âgé de trente-deux ans, et de Marie LACAPERE, son épouse, âgée de vingt-cinq ans.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 juin 1866.
En 1872, il est comptable à l'hôpital militaire de Rambouillet (Seine-et-Oise). Adjudant d'administration en premier du service des Hôpitaux militaire en service à l'hôpital militaire de Versailles, il est affecté le 13 juin 1874 à l'hôpital du Fort national (Division d'Alger).
Officier d'administration comptable en retraite, il déménage le 19 mars 1879 de la ville de Delys (département d'Alger) pour s'installer à Bordeaux. Le 1er septembre 1879, le ministre de la Guerre le nomme sous-directeur de l'Hôtel national des Invalides à Paris.
Il décède le 31 janvier 1891.

Guillaume, Théodore LAUBENHEIMER
Guillaume, Théodore LAUBENHEIMER est né le 14 novembre 1829 à Nérac. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Marie GALUP, épouse LHERISSON, sage-femme à Nérac. Il est le fils légitime de Jean LAUBENHEIMER, fabricant de bière et de Marie BARRERE, son épouse.
Brasseur comme son père, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 octobre 1889 sur proposition du ministre du Commerce. Sa Croix de chevalier lui est remise à Nérac, le 16 décembre 1889, par Paul, Lambert DUPRÉ de POMARÈDE, propriétaire, ancien officier du Génie.
Il décède le 16 mai 1905.

Jean, Louis, Aimé LASSERRE
Jean, Louis, Aimé LASSERRE est né à Nérac le 6 janvier 1831. Il est le fils légitime de Jean, Louis, Marie, Évariste LASSERRE, propriétaire, et de Louise, Elizabeth, Henriette LEMAITRE, son épouse. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Marie GALUP, épouse LHERISSON, sage-femme à Nérac.
Sous-préfet à Montluçon (Allier), il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 août 1869. Il est également chevalier de l'ordre de Charles III d'Espagne par décret impérial du 24 novembre 1864.

Joseph, Louis de VACQUIER de LIMON
Joseph, Louis de VACQUIER de LIMON est né à Nérac le 24 juin 1831. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Anne LAVERNY, épouse FISSE, sage-femme à Nérac. Il est le fils légitime de Jean, Zacharie, Édouard de VACQUIER de LIMON, propriétaire, et de Marguerite, Justine DUFOURC de CHAUMEL, son épouse.
Il débute sa carrière comme surnuméraire stationnaire du télégraphe à Amiens le 30 juillet 1852 et est affecté ensuite à Paris en novembre suivant. Le 3 janvier 1853 il est nommé stationnaire provisoire à Avignon, puis à Nîmes le 28 février, à Montpellier en mars, à Montauban en juillet. Le 12 janvier 1854, il devient stationnaire faisant fonction de chef de service à Cahors avant d'être nommé chef de station des lignes télégraphiques le 13 janvier 1855 et affecté le 17 du même mois à Mont-de-Marsan, puis le 28 février 1858 au poste central à Paris.
Le 14 juin 1858, il affecté comme adjoint à l'inspecteur BLUTEL pour l'établissement d'un ligne télégraphique entre Clermont-Ferrand et Tulle.
Le 1er décembre 1858, il est nommé adjoint à l'inspecteur RICHARD pour la rectification de la ligne téléphonique de Nantes à Brest.
Le 22 mars 1859, il est promu directeur de station de 3ème classe et affecté le 11 juin 1859 comme adjoint à l'inspecteur BRISSON pour l'établissement de lignes électriques dans l'arrondissement maritime de Lorient.
Le 12 décembre 1859, il est appelé comme faisant fonction d'inspecteur à Angoulême, et le 20 avril 1860 il est affecté comme adjoint à l'inspecteur BLUTEL pour l'établissement de diverses lignes télégraphiques dans l'Hérault, la Haute-Garonne, le Tarn et les Hautes-Pyrénées. Le 21 juillet 1860, il devient l'adjoint du directeur divisionnaire DUVAL pour l'établissement de lignes télégraphiques dans le Cantal, le Lot et la Haute-Loire.
Attaché au bureau du matériel de l'administration centrale le 13 mai 1861, il est promu directeur de station de 2ème classe le 24 juin suivant, puis chef de station de 1ère classe le 31 janvier 1862.
Le 9 février 1862 il est chargé par intérim de la direction des services télégraphiques du département du Doubs pendant 15 jours. Il est nommé directeur des transmissions de 2ème classe du service télégraphique le 20 février 1862 et affecté au poste central de Paris le 11 mars suivant.
Le 2 mai et 27 novembre 1862 il est désigné pour faire partie de la Commission d'examen des candidats surnuméraires des télégraphistes.
Le 17 avril 1863, il est chargé de la gestion du bureau de Toulouse.
Il est promu directeur des transmissions de 1ère classe le 1er mars 1864, puis sous-inspecteur le 12 décembre 1868 et affecté à Montpellier en cette qualité à cette même date.
Le 6 août 1873, il est chargé de l'inspection télégraphique du département de l'Indre, avant d'être attaché au service technique de la 9ème région, chargé de la construction et de l'entretien dans l'Indre-et-Loire, la Vienne et l'Indre, le 22 avril 1878.
Le 11 novembre 1878 il est promu inspecteur ingénieur du télégraphe à Tours.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 4 janvier 1881, sur proposition du ministre des Postes et Télégraphes. Sa Croix de chevalier lui est remise à Tours, le 24 janvier 1881 par Henri BERGER, directeur-ingénieur des Postes et Télégraphes de cette ville.

Pierre, Marie, Mathieu DESCUDE
Pierre, Marie, Mathieu DESCUDE est né le 7 janvier 1832 à Nérac. Sa déclaration de naissance est effectuée par Adèle LAPEYRUSSE, sage-femme à Nérac, qui indique qu'il est le fils légitime de Étienne, Mathias DESCUDE, propriétaire, adjoint au maire de Nérac, et de Magdeleine, Émilie BERC, son épouse.
Il totalise 35 ans de services administratifs et est conseiller municipal de 1859 à 1870 et de 1871 à 1895.
Sous-préfet de décembre 1877 à novembre 1895, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1895. Sa Croix de chevalier lui est remise à Agen, le 10 février 1896 par le préfet de Lot-et-Garonne.
Il décède le 8 août 1899.

Jean BARIGAUD
Jean BARIGAUD est né le 4 juin 1833 à Nérac. Il est le fils légitime de Jean BARIGAUD, marchand, et de Marie LACOMME, son épouse.
Il est juge consulaire à diverses reprises pendant dix ans, entre 1864 et 1882.
Conseiller municipal depuis le 30 avril 1871, 1er adjoint du 11 février 1878 au 18 mai 1884, maire du 18 mai 1884 au 20 mai 1888 et à nouveau à partir du 7 juin 1897, il est également Président de la commission administrative de l'hospice et du bureau de bienfaisance de 1883 à 1888 et vice-président de 1888 à 1896.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 6 février 1897 sur proposition du ministre de l'Intérieur, en tant que maire. Sa Croix de chevalier lui est remise le 22 mars 1897 par Théodore LAUBENHEIMER, brasseur à Nérac.

Henri DUBERNET de GARROS
Henri DUBERNET de GARROS est né le 17 septembre 1833 à Nérac. Il est le fils légitime de Constant, Philippe, Auguste DUBERNET, propriétaire, et de Elizabeth, Henriette, Christine DUBERNET, son épouse. La déclaration de naissance est faite par Anne BORDES, veuve HAUGMARD, sage-femme à Nérac.
Engagé volontaire le 14 février 1854, il arrive au 9ème régiment de Cuirassiers à Meaux (Seine-et-Marne) le 9 mars 1854. Il est nommé brigadier en septembre et brigadier-fourrier en décembre 1854. Il est nommé maréchal-des-logis en juillet 1855 et affecté au 5ème régiment de Cuirassiers en octobre 1857. Il quitte le service le 12 septembre 1858.
Il entre à la Compagnie de chemins de fer de l'Est comme aide aux écritures le 7 décembre 1858 et est affecté comme intérimaire à Vesoul (Haute-Saône) le 25 mars 1859.
Il est nommé chef de station à Dannemarie (Haut-Rhin) le 25 janvier 1860, puis à Jussey (Haute-Saône) le 27 juillet 1860.
Il devient sous-chef de gare de marchandises à Gray (Haute-Saône) le 20 juin 1861, puis chef de gare, toujours à Gray, le 25 septembre 1862. Il est ensuite chef de gare à Colmar (Haut-Rhin) le 18 octobre 1863 et à Châlons-sur-Marne (Marne) le 26 juillet 1866.
Il est admis à la retraite le 1 juin 1896 et nommé chef de gare honoraire.
Il se retire près de Francescas (Lot-et-Garonne).
Comme pour son frère Antoine, né en 1822, par jugement du 22 décembre 1892, son acte de naissance est rectifié pour ajouter à son nom «de Garros».
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 mai 1896. Sa Croix de chevalier lui est remise le 15 juillet 1896 par le général commandant la 6ème brigade d'Infanterie.
Il décède le 8 mai 1900.

Joseph LABARTHE
Joseph LABARTHE est né le 21 mai 1835 à Nérac. Sa naissance est déclarée en mairie par Marie GALUP, épouse LHERISSON, sage-femme à Nérac. Il est le fils légitime de Henri LABARTHE, charpentier, et de Anne POUGET, son épouse.
Il fait carrière dans la marine et est au service de l'État à compter du 12 mai 1854 (il n'a pas encore 19 ans).
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 janvier 1871 sur proposition du ministre de la Marine.
A la date du 11 octobre 1871, il est toujours en activité et totalise déjà 208 mois et 29 jours de service (155 mois et 16 jours de service en mer en temps de paix, 6 mois et 28 jours de service en mer en temps de guerre, et 40 mois et 15 jours de service à terre).
Lieutenant de vaisseau, il est inscrit sur les rôles de la frégate cuirassée «L'Océan», lancée en 1859, et présent à Paris (Fort de Noisy) à la date du 22 juillet 1872.
Il décède le 24 mars 1914 à Toulon (Var).

Jean DUFAU
Jean DUFAU est né à Nérac le 14 septembre 1839. Il est le fils légitime de Pierre DUFAU, tisserand, et de Marie PERNEAU, son épouse. Sa déclaration de naissance en mairie est faite par Adélaïde LAFARGUE, sage-femme à Nérac.
Engagé volontaire comme soldat au 44ème régiment d'Infanterie de Ligne le 1er juin 1859 (il a dix-neuf ans), il est nommé caporal le 1er mars 1860, caporal secrétaire d'habillement le 8 février 1862, sergent-fourrier le 26 février 1863, sergent le 26 février 1864. Passé dans la réserve avec ce grade le 31 décembre 1865, il est libéré du service le 26 mai 1866.
Il se marie le 26 août 1867 avec Marie Auguste JIMENES.
Le 28 octobre 1870, il est incorporé comme capitaine dans la garde nationale mobile de Lot-et-Garonne dont il est licencié le 7 mars 1871. Il fait campagne contre l'Allemagne du 1er octobre 1870 au 7 avril 1871.
Le 17 janvier 1876 il est nommé capitaine au 130ème régiment Territorial d'Infanterie, et effectue une période d'exercice du 11 au au 26 juin 1878. Il est ensuite maintenu dans son grade et son emploi par décision ministérielle du 18 décembre 1879. Il effectue plusieurs périodes de réserve dans cette unité, du 3 au 18 mars 1881, du 1er au 16 avril 1883, du 3 au 18 mai 1885, du 16 avril au 2 mai 1887, du 27 avril au 12 mai 1889, puis avec le 20ème régiment d'Infanterie du 18 mai au 1er juin 1892 et du 15 au 28 mai 1894, avant d'en effectuer une nouvelle avec le 130ème régiment Territorial d'Infanterie du 27 septembre au 11 octobre 1896.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 juillet 1898 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix de chevalier lui est remise le 27 juillet 1898, par le général de brigade Henri, Hubert MANSUY, commandant d'armes à Carcassonne.

Joseph, Baptiste, Frédéric LABADIE-LAGRAVE
Frédéric LABADIE-LAGRAVE est né le 16 août 1844 à Nérac. Il est le fils de Jean, Joseph LABADIE-LAGRAVE, négociant, âgé de trente-deux ans, et de Marie, Françoise, Hortense DUGARCIN, son épouse.
Il est interne en médecine et en chirurgie des hôpitaux de Paris de 1867 à 1872.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il est tout d'abord chirurgien aux ambulances de la Société de Secours aux Blessés et donne des soins aux soldats sur les champs de bataille. A partir du 6 décembre 1870, il est commissionné par l'Intendance militaire comme médecin-major pendant la campagne du Rhin, puis lors du siège de Metz et enfin au sein de l'Armée de la Loire, à l'ambulance de Vendôme où il exerce ainsi que dans les succursales qui lui sont rattachées.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret en date du 27 juillet 1871 en qualité d'attaché aux ambulances de la Société de secours aux blessés, sur proposition du ministre de la Guerre.
Il est diplômé de l'Académie de Médecine de la Faculté de Paris en mars 1973. En 1879, il est médecin des hôpitaux à Paris, pratiquant entre autres à la Maternité puis à l'hôpital de la Charité.
Il est élu correspondant étranger de l'Académie royale de médecine de Belgique le 26 décembre 1874.
En partenariat avec Germain S?E (1818–1896) il publie un ouvrage en vingt volumes intitulé «Médecine clinique». On lui doit notamment des pages sur l'urologie, sur les maladies du foie, des reins et des voies biliaires. Il recueille les leçons de S?E sur le diagnostic et le traitement des maladies cardiaques et les fait publier.
Il est l'auteur, avec Félix LEGUEU (1863–1939), d'un «Traité médico-chirurgical de gynécologie» qui a un grand succès.
Il collabore au «Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques» de Sigismond JACCOUD (en rédigeant par exemple les articles «goutte», «hydrophobie», «méninges», «nerfs»).
Il publie, seul ou avec d'autres médecins, de nombreux ouvrages médicaux, dont un traité intitulé «Du froid en thérapeutique» en 1878.
Il traduit de l'anglais le «Traité des maladies du système nerveux» de W.A. HAMMOND, premier ouvrage américain de neurologie, et de l'allemand, le «Traité pratique des maladies des reins» de S. ROSENSTEIN et «De la température dans les maladies» de K.A.WUNDERLICH, qui a été un tournant dans l'histoire de la prise de température en médecine.
Tout au long de sa vie, il a été membre de nombreuses associations: la Société Médicale d'Observation de Paris, la Société Anatomique, la Société d'Anthropologie, la Société Médicale de l'Élysée, des ex-chirurgiens de la première ambulance volontaire de la Société de Secours aux blessés (Metz), des ex-chirurgien en chef des Ambulances de Vendôme (Campagne de la Loire 1870-1871), des Médecins de l'Ambassade de Russie à Paris, de la Neurological Society de New York.
Il participe également au Comité de Rédaction de la «Revue des Sciences Médicales» en France et à l'Étranger, et au Comité de Rédaction de la «France Médicale». Il a collaboré à la «Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie».
Il prend sa retraite en 1909 et il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1910, en qualité de médecin des hôpitaux de Paris, membre de la commission des eaux minérales, sur proposition du ministre de l'Intérieur. Sa Croix d'officier lui est remise à Paris, le 11 février 1911, par Stéphane DERVILLÉ.
Il décède le 24 avril 1917.

Jean, Baptiste, Louis, Alexandre LABAT
Jean, Baptiste, Louis, Alexandre LABAT est né le 26 février 1847 à Nérac. Il est le fils légitime de Louis LABAT, propriétaire, et de Jeanne Thésaly BOURROUSSE, son épouse. Sa déclaration de naissance est faite par Marie GALLUP, sage-femme, âgée de quarante-huit ans.
Engagé comme soldat le 11 août 1869 au 18ème régiment d'Infanterie, il est remplacé au corps le 15 novembre 1869. Incorporé à la Garde nationale mobile de Lot-et-Garonne le 17 juillet 1870, il est licencié le 31 décembre 1872. Il fait campagne contre l'Allemagne du 21 juillet 1870 au 7 mars 1871.
Il épouse Marie, Gabrielle DUDROT le 26 février 1876.
Il est affecté à la réserve de l'armée active (ambulance du quartier général du 17ème corps d'armée) comme médecin aide-major de 2ème classe le 16 août 1876.
Il rejoint ensuite le 133ème régiment Territorial d'Infanterie, dans les mêmes fonctions, le 23 janvier 1878. Il est nommé médecin adjoint-major de 1ère classe le 9 février 1886.
Le 20 février 1893, il est affecté à l'hôpital de campagne n°8 du 17ème corps d'armée. Maintenu dans le cadre des officiers de l'armée territoriale par décision du 13 avril 1893, il est affecté au 129ème régiment Territorial d'Infanterie le 24 mars 1898.
Promu médecin-major de 2ème classe le 22 février 1900, il est affecté au 135ème régiment Territorial d'Infanterie le 10 novembre 1903.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 27 mai 1905 sur proposition du ministre de la Guerre.
Il décède le 10 février 1912 à Nérac.

Pierre, Ermann DESPEYROUX
Pierre, Ermann DESPEYROUX est né à Nérac le 17 mars 1847. Sa naissance est déclarée en mairie par Marie GALUP, sage-femme à Nérac, âgée de quarante-huit ans, qui indique qu'il est le fils légitime de Pierre DESPEYROUX, marchand-tailleur, et de Jeanne MENJOULET, con épouse.
Surnuméraire à la Rochelle le 8 janvier 1868, il est nommé commis à Marmande le 1er janvier 1869, puis commis de direction à Carcassonne et à Bordeaux le 1er juillet 1875.
Il est promu commis principal à Bordeaux le 1er février 1883, sous-inspecteur le 1er juin 1887, inspecteur le 1er décembre 1890. Inspecteur sédentaire à Bordeaux, il est nommé sous-commissaire du gouvernement le 1er juillet 1898. Directeur des Côtes du Nord (non installé) par décret du 4 septembre 1899, il est nommé directeur de la Charente par décret du 27 mars 1900, puis directeur des Postes et Télégraphes de la Dordogne à Périgueux par décret du 22 septembre 1904.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 14 janvier 1907 sur proposition du ministre des Travaux publics, des postes et télégraphes. Sa Croix de chevalier lui est remise le 16 février 1907 à Périgueux, par Henri ESTELLE, préfet de la Dordogne.

Albert, Théodore BARRERE
Albert, Théodore BARRERE est né le 29 mars 1847 à Nérac. Il est le fils légitime de Pierre, Aristide BARRER, serrurier, et de Adélaïde, Julie GISCLARD, son épouse.
Engagé comme soldat au 18ème régiment d'Infanterie le 5 mai 1868, il est nommé caporal le 3 décembre 1868, puis sergent-fourrier le 16 août 1869, sergent le 6 avril 1870, sergent-major le 7 juillet 1870 et adjudant le 27 septembre 1870. Il fait campagne contre l'Allemagne à partir du 1er août 1870 et est prisonnier de guerre du 28 septembre 1870 au 1er juin 1871.
Le 5 juin 1871, il est affecté au 21ème régiment provisoire d'Infanterie et le 1er mai 1872 au 121ème régiment d'Infanterie.
Il est nommé sous-lieutenant le 27 mars 1873 et suit le 2ème cours de l'école de tir de La Valbonne en 1875/1876. Il est nommé lieutenant le 11 novembre 1879.
Il se marie le 18 octobre 1881 avec Apolline, Valentine CLAUDE.
Nommé capitaine le 13 janvier 1887, il est affecté au 63ème régiment d'Infanterie. Il est capitaine-adjudant major le 28 avril 1887.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret 27 décembre 1893. Sa Croix de chevalier lui est remise par le colonel Eugène, Jean, Martin GRAFF, commandant le 63ème régiment d'Infanterie le 20 janvier 1894 à Limoges.
Il décède le 14 janvier 1898.

Joseph ADER
Joseph ADER est né le 12 juillet 1848 à Nérac. Il est le fils de Laurent ADER, tanneur, et de Marie CHALLON, son épouse.
Agriculteur, membre fondateur du Herd-Book garonnais, il a fait partie de la garde nationale mobile pendant la guerre de 1870.
Conseiller municipal de Nérac de 1882 à 1919, conseiller d'arrondissement de 1903 à 1919, il a également été vice-président du comice agricole et président de la mutuelle bétail de Nérac.
Membre de la commission de l'hospice de Nérac pendant 20 ans et membre de toutes les commissions qui s'occupaient de l'élevage et de l'agriculture, il a également été remarqué pour deux sauvetages dans la rivière Baïse.
Officier du Mérite agricole, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 19 septembre 1925 sur proposition du ministre de l'Agriculture.

Constant, Auguste, Edgard DUBERNET de GARROS
Constant, Auguste, Edgard DUBERNET de GARROS est né à Nérac le 2 décembre 1852. Il est le fils de Jean, Baptiste, Charles DUBERNET, propriétaire, et de Marie, Mathilde de LAFORCADE de CAUZIA. Sa déclaration de naissance est faite par Adèle LAPEYRUSSE, sage-femme à Nérac.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 12 octobre 1870 (il n'a pas dix-huit ans) dans la Garde nationale mobile du Gers, il est nommé caporal le 25 octobre, sergent le 1er novembre et sous-lieutenant le 12 novembre 1870. Il fait campagne contre l'Allemagne du 2 décembre 1870 au 7 mars 1871. Il est atteint de congélation partielle du pied droit pendant la retraite de l'Armée de l'Est en janvier 1871.
Licencié le 16 mars 1871, il souscrit un contrat d'engagé volontaire pour cinq ans le 7 juin 1872 comme soldat de 2ème classe au 120ème régiment d'Infanterie. Nommé caporal-fourrier le même jour, il est promu sergent-fourrier le 13 juillet 1872, sergent le 1er février 1873, sergent-fourrier le 12 avril, sergent-major le 2 août 1873 et adjudant le 14 juillet 1874. Il suit les cours de l'école des sous-officiers en 1875.
Il est muté comme sous-lieutenant au 1er régiment de Tirailleurs Algériens le 25 août 1877 et suit les cours de l'école régionale de tir de Blida en 1878/1879. Il fait campagne en Algérie du 25 septembre 1877 au 11 janvier 1880.
Il est détaché à la mission française du Maroc du 11 janvier 1880 au 13 août 1883.
Il est nommé lieutenant et affecté au 45ème régiment d'Infanterie le 25 mars 1883, puis au 3ème régiment de Tirailleurs Algériens le 31 août 1883, où il est nommé lieutenant de 1ère classe le 19 septembre 1884. Il fait campagne en Algérie du 27 septembre 1883 au 20 janvier 1885.
Il est ensuite affecté au 77ème régiment d'Infanterie le 14 mars 1885. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 16 avril 1886. Sa Croix de chevalier lui est remise le 16 mai 1887 par le colonel BOITARD, commandant le 3ème régiment de Tirailleurs Algériens.
Il fait campagne avec le corps expéditionnaire au Tonkin du 21 janvier 1885 au 14 juin 1886, puis en Algérie du 15 juin au 11 juillet 1886. Il retourne au 3ème régiment de Tirailleurs Algériens le 30 août 1886.
Nommé lieutenant de 2ème classe au 4ème régiment de Tirailleurs Tonkinois le 25 avril 1887, il fait à nouveau campagne au Tonkin du 17 mai 1887 au 3 novembre 1888. Il est nommé lieutenant de 1ère classe hors cadre le 5 octobre 1887.
Il est promu capitaine au 63ème régiment d'Infanterie le 10 juillet 1888, puis au 4ème bataillon de Chasseurs annamites le 7 septembre 1888, avant de retourner au 3ème régiment de Tirailleurs Algériens le 27 décembre 1888, où il est nommé capitaine-adjudant major le 23 juillet 1889. Il fait campagne en Algérie du 9 février 1889 au 1er juillet 1894.
Le 22 décembre 1892, il est autorisé par le Tribunal de 1ère Instance de Nérac à ajouter à son nom «de GARROS».
Il a suivi les cours de l'école normale de tir du camp de Châlons en 1892.
Il épouse Marie de COMBARIEU du GRES le 27 juillet 1893, domiciliée au château de Lazeran sur la commune de Saint-Léon (Lot-et-Garonne).
Il est nommé chef de bataillon au 2ème régiment de Tirailleurs Algériens à Beni-Abbès (Région saharienne) le 1er octobre 1902. Il fait campagne en région saharienne du 2 juillet au 15 juillet 1894, en Algérie du 16 juillet 1894 au 2 octobre 1903 et à nouveau en région saharienne à partir du 3 octobre 1903.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 29 décembre 1903. Sa Croix d'officier lui est remise par le général LYAUTEY, commandant la subdivision d'Aïn-Sefra, le 25 janvier 1904.
Il est également titulaire de la Médaille du Tonkin, de la Chine et de l'Annam (6 septembre 1885), chevalier du Dragon de l'Annam et officier de l'Ordre royal du Cambodge.
Il décède le 8 décembre 1910 à Bergerac (Dordogne).

Alexis, Clément, Marie, Louis, George LACAN
Alexis, Clément, Marie, Louis, George LACAN est né à Nérac le 9 novembre 1855. Il est le fils de Louis, Abdon, Félix, Géraud LACAN, âgé de quarante-et-un ans, vérificateur de l'enregistrement et des domaines, et de Claire GOUX, son épouse, âgée de trente-quatre ans. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Marie GALUP, sage-femme, âgée de cinquante-six ans.
Élève à l'École Spéciale Militaire à compter du 25 octobre 1873 (il n'a pas encore dix-huit ans), il souscrit un contrat d'engagé volontaire pour cinq ans, le 18 novembre 1873.
Il est nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1875 et affecté à la même date au 122ème régiment d'Infanterie. Il suit les cours de l'école de tir du camp de La Valbonne (Ain) en 1876/1877. Il reçoit des éloges du ministre pour le zèle dont il fait preuve en 1882 à la brigade topographique du Génie.
Il est promu lieutenant le 20 janvier 1884 et reçoit la même année une lettre de félicitations du ministre pour les soins et l'habileté apportés dans son travail à la brigade topographique.
Nommé capitaine le 14 octobre 1886, il est affecté à cette date au 81ème régiment d'Infanterie. Réaffecté au 122ème régiment d'Infanterie le 13 décembre 1886, il épouse le 11 février 1888 Hélène, Charlotte, Gabrielle VOILLIARD.
Il suit les cours de l'École Normale de Tir du camp de Châlons (Marne) en 1889. Le 18 mai de cette année, il est nommé capitaine adjudant-major, poste qu'il occupe jusqu'au 19 janvier 1890 et qu'il occupe à nouveau à partir du 6 novembre 1896.
Le 12 juillet 1898, il est promu chef de bataillon et affecté au 16ème régiment d'Infanterie de la 49ème brigade, 25ème division du 13ème corps d'armée, implanté à Montbrison (Loire).
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 juillet 1899 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix de chevalier lui est remise à Saint-Étienne, le 14 juillet 1899, par le général de division commandant la 25ème division d'Infanterie.
Il se retire le 1er juin 1904 à Paris, où il décède le 12 janvier 1935.

Pierre, Jean, Marcel DUREY
Pierre, Jean, Marcel DUREY est né le 30 janvier 1856 à Nérac. Il est le fils de Joseph, Ludovic DUREY, imprimeur typographe, âgé de vingt-cinq ans, et de Magdeleine CAPOT, son épouse, couturière, âgée de vingt-cinq ans. Sa déclaration de naissance est faite par Marie GALUP, sage-femme, âgée de cinquante-six ans.
Engagé conditionnel au 59ème régiment d'Infanterie en 1876, sous-lieutenant de réserve au 20ème régiment d'Infanterie en 1881, il est capitaine au 134ème régiment d'Infanterie Territorial en 1885.
Deux fois conseiller municipal de Nérac en 1885 et 1910, il est suppléant du juge de paix de Nérac de 1900 à 1910, dont il assure intégralement le service et l'intérim avant d'être nommé juge de paix titulaire du canton de Nérac, le 2 avril 1910.
Pendant la guerre, il assure en plus le service de la justice de paix du canton de Francescas, et complète le tribunal civil de Nérac comme juge délégué, fonction qu'il conserve après la guerre.
Il préside également les commissions d'allocations militaires.
Il publie «Nérac et le château Henri IV», «La Cantinière de Sambre-et-Meuse» (qui est parue dans la Dépêche et reproduite par les grands quotidiens), «Les chants du Prolétaire» (poésie dédicacée par Armand FALLIERES, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts et dédiée à Georges LEYGUES), «Une lacune dans les usages locaux» (étude sur les salaires agricoles qui, sanctionnée par un jugement d'appel, fait jurisprudence).
Il est l'auteur de plusieurs pièces de théâtre: «Le Tocsin» (drame mis en scène au théâtre Moncey à Paris), «Tétricus» (tragédie en deux actes mise en scène au théâtre de la Nature à Rochefort), «Le dernier Druide» (mise en scène également au théâtre de la Nature), «Kléops» (opéra en trois actes, reçu pour création à l'opéra de Nice). Il est aussi l'auteur de nombreuses oeuvres pour le théâtre de plein air.
Il est nommé officier de l'Instruction Publique en 1900.
Il est membre de la Société des Gens de Lettres et de la Société des Auteurs Dramatiques.
Il fonde et préside à partir de 1900 l'École Gasconne qui comprend des littérateurs, des poètes, des artistes, des professeurs de l'Université, des membres de l'Institut, un chef de l'État.
Il fonde et préside également les concours littéraires et Jeux floraux de Gascogne.
Il est le rédacteur du rapport qui permet le classement de la Garenne de Nérac comme site historique.
Il est titulaire d'une médaille du gouvernement pour services civils rendus dans les commissions pendant la guerre.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en qualité d'homme de Lettres, par décret du 22 février 1827, sur proposition du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts. Sa Croix de chevalier lui est remise le 20 mars 1927 par François, Raymond BAUDY, inspecteur honoraire de l'enseignement primaire.

Louis, Joseph LANAVE
Louis, Joseph LANAVE est né à Nérac le 4 juin 1856. Sa déclaration de naissance en mairie est faite par Jeanne MASSARTIC, sage-femme à Nérac. Il est le fils de Joseph LANAVE, employé des Ponts et Chaussées, âgé de vingt-trois ans, et de Marie, Madeleine HEICHEL, son épouse, âgée de vingt ans.
Élève à l'école des Arts et Métiers d'Aix (Promotion 1872-1875), il devient commis de 3ème classe en février 1873, conducteur de 4ème classe en décembre 1879, puis de 1ère classe en avril 1894.
Il est lieutenant territorial du Génie au titre de la réserve.
Il est affecté au Service d'études et travaux des chemins de fer de février 1876 à janvier 1892.
Depuis 1884, il est chef de bureau, d'abord aux chemins de fer, puis aux services hydrauliques et de chemins de fer de 1890 à 1891.
Il sert ensuite au Service maritime de la Gironde de janvier 1892 à novembre 1898.
En 1896, il devient chef de bureau de l'ingénieur en chef du bassin maritime de la Gironde.
En 1898, il est chef de section à la Compagnie des chemins de fer du Métropolitain de Paris jusqu'en octobre 1900.
A partir de novembre 1900 il est au Contrôle des chemins de fer d'Orléans comme chef de bureau et est également professeur à l'École Spéciale de Travaux Publics.
Parallèlement, il est président du conseil départemental de la Gironde de la Société des Conducteurs, Contrôleurs et Commis des Ponts et Chaussées et des Mines de janvier 1892 à mars 1896, premier vice-président de 1896 à 1900, et à nouveau président en 1900.
De 1897 à 1899, il est également président de la Commission des Publications et de 1892 à fin 1898 il est directeur des classes de la Société des «Amis de l'instruction élémentaire» (classes gratuites destinées aux adultes, comptant 14 professeurs et 450 élèves). Il y réorganise les cours, établit les programmes et assure des conférences.
Au cours de sa carrière, il rédige de nombreuses notes techniques (1887 nouvelle méthode de vérification pour les nivellements, 1891 calculs graphiques, calcul du ¼ de cône droit, travaux graphiques et leurs applications, 1895/1896 études comparatives, statistiques économiques sur les retraites et sur quelques questions concernant l'amélioration de la situation des conducteurs et commis des Ponts et Chaussées, etc.).
Il participe à la 13ème exposition de Bordeaux de 1895, est membre de la Commission de l'enseignement professionnel et délégué à la Commission de l'installation générale de l'exposition.
Conducteur des Ponts et Chaussées de 1ère classe, président de la Société des conducteurs, contrôleurs et commis des Ponts et Chaussées et des Mines, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 17 novembre 1900 sur proposition du ministre des Travaux Publics. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris le 10 janvier 1901 par monsieur KLEINE, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, directeur du Personnel et de la Comptabilité au ministère des Travaux Publics.
Il décède le 16 septembre 1933 à Paris.

Anne, Marie DUBERNET, veuve HERIOT, épouse DOUINE
Anne, Marie DUBERNET, veuve HERIOT, épouse DOUINE est née le 2 octobre 1857 à Nérac. Sa déclaration de naissance est faite par Marie GALUP, sage-femme à Nérac, qui indique qu'elle est la fille d'Ambroise DUBERNET, filateur de laine, âgé de quarante ans, et de Paule GAROSTE, son épouse, âgée de vingt-trois ans.
Vendeuse au rayon corsets des Grands Magasins du Louvre, elle en épouse le propriétaire, le 28 août 1887, Zacharie, Olympe HERIOT (né en 1833). Celui-ci est un ex- officier Saint-cyrien qui, à quarante-six ans, en 1879, a arrêté sa carrière militaire au grade de chef de bataillon pour succéder à son défunt frère à la tête de la société des «Grands magasins du Louvre». Il a créé en 1886, sur le terrain de sa propriété de La Boissière, près de Rambouillet, une école classée «École militaire préparatoire». Cette école qui accueille des enfants de 5 à 13 ans, orphelins de guerre ou enfants de troupe, devient «École enfantine Hériot» en 1917 (elle est transférée à l'Éducation nationale en 1966). Le commandant (er) HERIOT décède le 22 juillet 1899.
Veuve, elle épouse Roger, Hippolyte DOUINE (né le 3 mai 1861 à Troyes) le 16 décembre 1908 à la mairie du 8ème arrondissement de Paris.
Pendant la première guerre mondiale, elle met son château d'Essoyes (Aube) à la disposition de l'autorité militaire qui en fait un hôpital, annexe de l'hôpital des Jacobins à Troyes.
Principale actionnaire de la société du Louvre à Paris (magasins et hôtels) qu'elle a hérité de son premier mari, elle contribue par sa générosité au développement de l'école militaire enfantine «Hériot». C'est ainsi qu'elle fait un don de 1,5 million pour agrandir l'école et doubler sa capacité d'accueil en 1918.
En 1920, elle fait don de son château de Cancale (Ille-et-Vilaine) pour que les enfants de l'école aient un lieu de vacances.
Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par décret du 14 février 1921 en qualité de directrice de l'Orphelinat «Hériot». Sa Croix de chevalier lui est remise le 5 juin 1921 par le Maréchal PETAIN.
Elle est promue officier de la Légion d'honneur par décret du 19 février 1927. Sa Croix d'officier lui est également remise par le Maréchal PETAIN le 22 mai 1927.
Elle décède le 5 décembre 1945. Elle est inhumée dans le caveau familial à La Boissière (Yvelines).

Joseph, Gustave, Raoul GAUBE
Joseph, Gustave, Raoul GAUBE est inscrit sur le registre des naissances de Nérac le 13 septembre 1858 pour prendre acte de sa naissance à la date du 31 août 1858. Il est en fait né en mer à cette date par «45°40' de latitude Nord et par 5°10' de longitude ouest» (ce qui correspond au Golfe de Gascogne, au large des côtes de France et d'Espagne) comme l'indique le capitaine au long cours, commandant le navire «Le Lahore», remplissant à bord les fonctions d'officier d'état-civil. La déclaration de naissance a été faite par son père Jean, Bertrand, Léopold GAUBE, passager du navire, âgé de 27 ans, domicilié à Nérac avant son embarquement à Bordeaux. Sa mère est Adèle CAPLER légitime épouse de son père.
Bachelier es-sciences et es-lettres, docteur en médecine, il est médecin militaire de 1883 à 1892. Il quitte l'armée avec le grade de médecin-major de 2ème classe.
Il exerce à Reims comme médecin civil à partir de 1893.
De 1902 à 1914, il fonde et dirige à Reims «Une goutte de lait» et une consultation pour nourrissons.
Affecté comme médecin-major de 1ère classe dans l'Armée Territoriale, il est désigné comme médecin-chef de l'hôpital auxiliaire n°17 à Reims. Il doit le quitter à l'approche des allemands. De novembre 1914 à avril 1917, il sert comme médecin au dispensaire que la Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM) de la Croix Rouge a mis en place à Reims. Il assure sous les bombardements le service médical de la population civile et de l'infirmerie centrale de la Croix Rouge, donnant des soins dans les moments les plus durs aux blessés des différents quartiers de la ville. Il est lui-même blessé par un éclat d'obus et il est cité à l'ordre de la division en mai 1917: «Resté à Reims pendant toute la campagne, a prodigué ses soins aux malades et blessés de la population civile, sans souci des bombardements intenses sur la ville. Blessé à la tête par éclat d'obus en 1916.».
De 1918 à 1922, il exerce à Paris, comme médecin au dispensaire de Passy.
Il réalise plusieurs études sur les affections du système nerveux (hystérie, hypnotisme), sur l'actinomycose, les angines blanches et l'ophtalmie sympathique.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 8 novembre 1924 sur proposition du ministre des Régions Libérées, en qualité de docteur en médecine à Paris. Sa Croix de chevalier lui est remise le 1er décembre 1924 à Paris.

Henri, Louis, Franck, Alphonse de FRONTIN
Henri, Louis, Franck, Alphonse de FRONTIN est né le 15 mai 1860 à Nérac. Il est le fils de Jean, Nitnorf, Alphonse de FRONTIN, pasteur, âgé de cinquante-trois ans, et de Jeanne, Jessy d'AUTHEVILLE, son épouse, âgée de quarante-quatre ans. Sa déclaration de naissance est faite par Marie GALLUP, sage-femme à Nérac.
Le 1er octobre 1882 il est incorporé comme sous-lieutenant élève à l'École d'application de l'Artillerie et du Génie. Il est nommé lieutenant en second au 31ème régiment d'Artillerie le 1er octobre 1884.
Il épouse le 29 janvier 1885 Marie, Berthe FALLE dont il a trois filles.
Il est promu lieutenant en premier le 6 décembre 1886 et capitaine en second le 12 juillet 1890.
Il intègre l'École Supérieure de Guerre le 1er novembre 1890.
Affecté à l'état-major de la 35ème division le 31 décembre 1892, il devient officier d'ordonnance du général commandant l'Artillerie du 12ème corps d'armée le 3 janvier 1895.
Il est nommé capitaine en premier le 12 juillet 1897 et affecté au 34ème régiment d'Artillerie le 22 novembre suivant.
Il est affecté comme officier d'ordonnance du général commandant l'Artillerie de la Place et des Forts de Paris le 16 décembre 1899. Le 31 janvier 1902, il est affecté à l'État-major particulier de l'Artillerie.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 juillet 1902. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 14 juillet 1902, par le général de division commandant l'Artillerie de la Place et des Forts de Paris.
Le 30 mars 1904, il est affecté à l'État-major de la 24ème division d'Infanterie.
Il est promu officier de la Légion d'honneur le 26 janvier 1917, en qualité de chef d'escadron d'Artillerie à l'état-major de la 16ème Région, pour prendre rang du 25 décembre 1916.
Il décède le 15 septembre 1920.

Louis, Just LAGASSE
Louis, Just LAGASSE est né à Nérac le 12 juillet 1860. Il est le fils de Élisabeth Saint Charles LAGASSE, chef de la Manutention des Subsistances militaires, en résidence à Toulouse, âgé de quarante ans, et de Marie ARMAGNAC, son épouse, âgée de vingt-huit ans. La déclaration de naissance a été faite en mairie par Marie BATS, sage-femme à Nérac.
Licencié en droit, il est inscrit au barreau depuis 1885.
Député de l'arrondissement de Nérac pendant 8 ans, vice-président du Conseil Général de Lot-et-Garonne, maire de Casteljaloux (Lot-et-Garonne) pendant quatorze ans, il est également vice-président de l'Amicale des anciens députés et membre de la Société des auteurs et compositeurs de musique.
Officier d'académie, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret 27 juillet 1931 sur proposition du ministre de la Justice, en qualité d'avocat à la Cour d'Appel de Paris. Sa Croix de chevalier lui est remise à Vichy, le 7 août 1931 par Fernand CREMIEUX, chef de bureau au ministère des Travaux Publics.

Charles, Edmond GARNIER
Charles, Edmond GARNIER est né le 11 septembre 1860 à Nérac. Il est le fils de Charles, Antoine GARNIER, capitaine au 48ème régiment, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de quarante-deux ans et de Marie, Claire, Elvina BARRERE, son épouse, âgée de vingt-trois ans.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 juillet 1905 sur proposition du ministre de la Guerre, en tant que capitaine adjudant-major au 9ème régiment d'Infanterie. Sa Croix de chevalier lui est remise à Agen, le 14 juillet 1905, par le général PENAUD, commandant la 65ème brigade d'Infanterie, commandant de la Place d'Agen.

Paul, Marie, François, Édouard DESSIAUX
Paul, Marie, François, Édouard DESSIAUX est né à Nérac le 19 mai 1863. Sa déclaration de naissance en mairie est effectuée par Marie GALUP, sage-femme à Nérac qui indique qu'il est le fils légitime de Victor, Alexandre DESSIAUX, notaire, âgé de vingt-sept ans, et de Jeanne, Marie GROULIER, son épouse, âgée de vingt-deux ans.
Élève à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, le 30 octobre 1883, il est nommé caporal le 26 août 1884 et sergent-fourrier le 3 novembre 1884.
A sa sortie de Saint-Cyr, le 1er octobre 1885, il est affecté comme sous-lieutenant au 27ème bataillon de Chasseurs à pied. Il fait campagne en Tunisie du 2 novembre 1885 au 9 novembre 1887.
Il est affecté comme lieutenant au 29ème bataillon de Chasseurs à pied le 31 décembre 1888 et, à nouveau, au 27ème bataillon le 14 janvier 1889.
Promu capitaine le 10 juillet 1894, il rejoint le 1er régiment d'Infanterie, puis le 38ème régiment d'Infanterie le 25 juillet. Stagiaire à l'École d'état-major du 18ème corps d'armée le 27 novembre 1895, il rejoint ensuite le 70ème régiment d'Infanterie le 6 février 1896.
Il épouse le 23 novembre 1896 Marguerite, Louise, Eugénie MUNIER.
Il est au 48ème régiment d'Infanterie le 29 novembre 1896 et au 144ème le 15 février 1898.
Le 23 avril 1900, il est capitaine, en activité, hors cadre, à l'état-major de l'Armée (1er bureau).
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 11 juillet 1903. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 14 juillet 1903, par le général de division, chef d'état-major général de l'Armée.
Colonel d'Infanterie, breveté, en retraite, il est promu officier de la Légion d'honneur le 20 juillet 1916.

Louis, Joseph FOURTEAU
Louis, Joseph FOURTEAU est né à Nérac le 16 décembre 1863. Il est le fils de Jean FOURTEAU, âgé de vingt-huit ans, huissier, et de Louise Magdeleine LAFARGUE, âgée de vingt ans, son épouse.
Élève à l'École des Arts et Métiers d'Aix (promotion 1880-1883), il entre à la Compagnie des Chemins de Fer de Paris, Lyon, Méditerranée le 15 octobre 1883 comme monteur aux ateliers de machines de Paris.
Appartenant à la classe 1883, il est appelé sous les drapeaux le 24 novembre 1884 au 9ème régiment d'Infanterie. Il est nommé caporal le 17 juin 1885 et envoyé dans la disponibilité le 22 septembre 1885.
Il revient à la Compagnie des Chemins de Fer le 26 novembre 1885 comme dessinateur.
Le 1er avril 1890 il est contrôleur, le 1er juillet 1890 aide-contremaître, le 1er février 1896 contremaître, le 1er janvier 1897 employé principal, le 1er novembre 1898 chef de bureau, le 1er octobre 1903 contremaître principal, le 1er juillet 1906 sous-chef d'atelier, le 1er mai 1912 inspecteur.
En août 1914, incorporé comme engagé volontaire pour la durée de la guerre malgré son âge (il a plus cinquante ans), il est maintenu dans ses fonctions et affecté le 25 novembre 1915 en tant que sous-chef de service de 1ère classe à la 9ème subdivision complémentaire territoriale de traction de la 2ème section de chemins de fer de campagne.
Après la guerre, le 1er janvier 1919 il est nommé sous-ingénieur, le 1er mai 1920 ingénieur adjoint et le 1er avril 1922 ingénieur attaché au service des matériels.
Il se voit attribuer le 27 mars 1922 la Médaille commémorative française de la Grande Guerre avec agrafe «engagé volontaire».
La Médaille d'honneur du ministère des Travaux Publics lui est attribuée en 1925. Il est également titulaire des médailles d'argent et de vermeil des chemins de fer.
Il part en retraite le 1er avril 1929 et est nommé à cette date ingénieur honoraire.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 janvier 1938 sur proposition du Grand Chancelier, en qualité d'ingénieur honoraire de la Compagnie des Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Sa Croix de chevalier lui est remise à Nérac, le 23 janvier 1938 par Urbain CASTERA, ingénieur des Ponts et Chaussées en retraite.

Pierre Abdon BOISSON
Pierre, Abdon BOISSON est né le 21 mai 1864 à Nérac. Il est le fils de Mathieu BOISSON, propriétaire, et de Marie TROUILLE, ancienne institutrice.
Publiciste et hommes de Lettres, il est rédacteur de politique étrangère au «Voltaire», à l'agence «Daziel», à l'agence nationale, directeur du service central de la Presse, correspondant du «Stamboul» (journal français de Constantinople), directeur politique au Bulletin «France-Orient», et secrétaire général fondateur (1913) du Comité France-Orient (association nationale de propagande politique et d'action économique dans le Proche-orient et les pays musulmans), correspondant spécial du grand quotidien français «La Réforme» d'Alexandrie, délégué et chargé de mission auprès du gouvernement turc pendant 15 ans, de 1893 à 1908 et secrétaire archiviste de la section ottomane à l'exposition universelle de 1900. Il travaille ainsi activement à développer le prestige et l'influence de la France au Proche-Orient, en Europe orientale et en Afrique du Nord.
Chevalier du Mérite agricole en 1901, il est également Officier de l'Instruction publique en 1903.
Pendant la guerre, il est attaché à l'hôpital auxiliaire de Nérac.
Il est l'auteur de nombreux romans, publications franco-orientales et d'articles politiques.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 mars 1929 sur proposition du ministre des Affaires Étrangères, en qualité de Délégué général du Comité France-Orient. Sa Croix de chevalier lui est remise le 21 avril 1929 par Pierre LENAIL, ancien questeur de la Chambre des députés.

Charles, Marie, René DESSIAUX
Charles, Marie, René DESSIAUX est né le 17 septembre 1864 à Nérac. Sa déclaration de naissance en mairie est effectuée, comme pour son frère né le 19 mai 1863, par Marie GALUP, sage-femme à Nérac qui indique qu'il est le fils légitime de Victor, Alexandre DESSIAUX, notaire, âgé de vingt-huit ans, et de Jeanne, Marie GROULIER, son épouse, âgée de vingt-trois ans.
Surnuméraire disponible en Gironde le 24 mai 1886, il est surnuméraire à la direction générale des Contributions directes le 27 mai suivant, puis en Gironde le 2 juin 1887. Nommé contrôleur adjoint le 18 juillet 1888, il est ensuite nommé contrôleur de 3ème classe dans le Morbihan le 1er février 1890, puis dans le Finistère le 16 février 1893, où il est promu contrôleur de 2ème classe le 27 juillet 1893. Il est ensuite affecté en Aveyron le 15 mai 1894, dans l'Aisne le 26 décembre 1894, en Eure-et-Loir le 29 décembre 1894, département où il est promu contrôleur de 1ère classe le 1er avril 1899. Il est affecté à la direction générale le 13 octobre 1899 en tant que rédacteur ordinaire de 2ème classe. Nommé rédacteur ordinaire de 1ère classe le 30 avril 1901, il devient rédacteur principal de 3ème classe le 1er avril 1903, de 2ème classe le 30 décembre 1904 et de 1ère classe le 31 juillet 1905.
Inspecteur de 2ème classe sans résidence fixe le 3 mai 1907, il devient sous-chef de bureau de 3ème classe à la direction générale le 21 novembre 1907, puis de 2ème classe le 17 février 1909 et de 1ère classe le 12 décembre 1910.
Il est promu chef de bureau de 4ème classe le 9 novembre 1911, de 3ème classe le 11 juillet 1913, de 2ème classe le 6 mars 1915.
Il est directeur de 2ème classe dans l'Eure le 18 octobre 1915 et de 1ère classe le 24 juin 1918.
Directeur des Contributions directes à Évreux, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 19 février 1919. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 23 juin 1919, par son frère aîné, Paul, Marie, François, Édouard DESSIAUX, colonel d'Infanterie, breveté, en retraite.

Alfred, Nathan LAPEYRE
Alfred, Nathan LAPEYRE est né le 12 mai 1867 à Nérac. Sa déclaration de naissance est effectuée en mairie par Marie-Lucile MACHASKY, sage-femme à Nérac, âgée de trente-deux ans. Il est le fils légitime de Jean LAPEYRE, horloger, âgé de quarante-et-un ans, et de Jeanne LACOSTE, son épouse, âgée de trente-quatre ans.
Engagé volontaire pour cinq ans comme soldat le 17 novembre 1887, il est nommé caporal le 16 septembre 1888 et sergent le 30 septembre 1890.
Il intègre l'École Spéciale Militaire comme élève le 27 octobre 1891.
Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1893, il est affecté à cette date au 17ème régiment d'Infanterie, où il est nommé lieutenant le 1er octobre 1893.
Il fait campagne en Algérie du 21 avril 1898 au 18 juin 1900, en région saharienne du 19 au 22 juin 1900, en Algérie du 23 juin au 15 décembre 1900, en région saharienne du 16 au 23 décembre 1900, en Algérie du 24 décembre 1900 au 1er juillet 1901, en région saharienne du 2 juillet 1901 au 25 janvier 1902, en Algérie du 26 janvier au 14 août 1902.
Il est ensuite affecté le 1er octobre 1902 au 6ème régiment d'Infanterie, puis au 17ème régiment d'Infanterie le 19 octobre 1902. Il suit les cours de l'École régionale de tir du camp de La Valbonne du 17 février au 28 mars 1904.
Il est nommé capitaine le 24 mars 1908 et affecté au 137ème régiment d'Infanterie.
Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 12 juillet 1910. Sa Croix de chevalier lui est remise à Fontenay-le-Comte, par le colonel Paul, Louis BERGE, commandant le 137ème régiment d'Infanterie.
Chef de bataillon à titre temporaire (active) au 9ème régiment d'Infanterie, il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur par arrêté ministériel du 7 octobre 1917 pour prendre rang du 1er octobre 1917.
Il décède le 24 juillet 1918.

Jean, Baptiste, Adolphe BROUA
Jean, Baptiste, Adolphe BROUA est né à Nérac le 24 juillet 1869. Il est le fils de Pierre BROUA et de Marie, Antoinette AYMARD, son épouse.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, en qualité de juge de Paix de Villejuif, par décret du 26 décembre 1935, rendu sur le rapport du ministre de la Justice. Sa Croix de chevalier lui est remise le 23 février 1936 par Eugène, Auguste COTTRELLE, juge de Paix du 8ème arrondissement de Paris.

Antoine, Charles ALAYRAC
Antoine, Charles ALAYRAC est né le 8 janvier 1872 à Nérac. Il est le fils de Gustave, Jacques, ALAYRAC, juge au tribunal civil de Nérac, et de Caroline, Alice MARMINIA, son épouse.
Engagé volontaire pour cinq ans, il est incorporé comme élève à l'École Polytechnique le 18 octobre 1892.
Nommé lieutenant élève à l'École d'Application de l'Artillerie et du Génie le 1er octobre 1894, il est affecté comme lieutenant au 18ème régiment d'Artillerie le 5 septembre 1895, puis comme lieutenant en second au 9ème régiment d'Artillerie où il sert successivement à la 12ème et à la 5ème batteries. Le 13 juillet 1902 il est nommé lieutenant en 1er de la 5ème batterie, puis de la 7ème batterie du 9ème bataillon d'Artillerie à pied. Il est ensuite affecté au 10ème bataillon d'Artillerie à pied le 25 mars 1906 et, le 25 octobre 1907, au 2ème régiment d'Artillerie (Cours de l'Institut Électro-technique Grenoble), où il est promu capitaine en second le 24 mars 1908.
Il est ensuite affecté au 2ème régiment d'Artillerie le 21 avril 1908 et suit les cours de l'École Centrale de Pyrotechnie militaire à partir du 13 septembre 1908. Le 1er octobre 1908 il est affecté à l'État-major particulier de l'Artillerie.
Nommé capitaine en 1er le 31 octobre 1911, il suit les cours de l'École Supérieure d'Aéronautique et de Construction mécanique de Paris.
Il est placé hors cadre au titre de l'aéronautique militaire et affecté à la Direction du matériel aéronautique militaire le 24 novembre 1912 et classé au Laboratoire d'aéronautique militaire le 27 du même mois..
Le 2 août 1914, il est affecté comme commandant de la 8ème batterie du 9ème régiment d'Artillerie à pied, et il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 décembre 1914.
Le 24 août 1915 il est cité à l'ordre l'Artillerie de la division Marocaine: «Commandant la 35ème batterie du 5ème régiment d'Artillerie de campagne, a fait à plusieurs reprises des reconnaissances dangereuses et a toujours montré un sang-froid admirable dans le feu. Les 16 et 17 août a préparé et accompagné l'attaque d'un éperon boisé fortement organisé avec une grande habileté».
Il prend le commandement de la 35ème batterie du 5ème régiment d'Artillerie de campagne le 10 juin 1915, puis de la 27ème batterie du 115ème régiment d'Artillerie le 1er novembre 1915.
Il est nommé chef d'escadron à titre temporaire le 7 mai 1916 et commande le 2ème groupement du 7ème régiment d'Artillerie, puis le 9ème groupe du 82ème régiment d'Artillerie le 29 avril 1917, et le 3ème groupe du 282ème régiment d'Artillerie le 1er octobre 1917.
Il est nommé chef d'escadron à titre définitif le 19 avril 1918 et affecté au service technique de l'aéronautique le 28 décembre 1918. Il est placé hors cadres aéronautique le 20 mai 1920 et classé État-major particulier de l'aéronautique le 1er septembre 1920.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 12 juillet 1921 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix d'officier lui est remise le 6 octobre 1921 par le général de division, adjoint au gouverneur militaire de Paris, commandant la Place.
Il a fait campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 23 octobre 1919.
Il se marie le 28 mai 1931 avec Marie Élisabeth EYLENBOSCH.
Il décède à Nice (Alpes maritimes) le 19 février 1955.

Jacques, Paul, Maurice VILLENEUVE
Jacques, Paul, Maurice VILLENEUVE est né à Nérac le 23 mai 1872. Il est le fils de Paul VILLENEUVE, propriétaire, âgé de trente-neuf ans, et de Marie, Pauline, Élodie LARRAT, son épouse, âgée de trente ans.
Docteur en médecine, il est médecin assermenté à partir de 1903 et exerce comme médecin de la gendarmerie de 1903 à 1940.
Pendant la guerre 1914-1918, il est médecin-major et médecin-chef de l'ambulance 12/17 qui est citée à l'ordre du 7ème corps d'armée le 1er novembre 1915 «Ambulance 12/17 déployée sous le commandement du médecin-major de 2ème classe Villeneuve dans un village sans cesse bombardé du 3 au 9 octobre 1915 par l'artillerie avancée, a assuré son service d'une façon particulièrement satisfaisante».
Il est médecin de l'hôpital-hospice de Moissac et délégué à la Commission administrative de cet établissement, président du Conseil de l'Ordre des médecins de Tarn-et-Garonne.
Il fonde dans cette ville la «Goutte de lait» et en assure la présidence à partir de 1905.
Il épouse Jeanne, Marthe, Élisabeth MOUNNEJA le 16 juin 1908 à Agen.
Il est également médecin de l'éducation physique et sportive (E.P.S.) de Moissac et président du comité local de la Croix Rouge depuis 1930.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 novembre 1931, sur proposition du ministre de la guerre, en qualité de médecin commandant à la 17ème Région. Sa Croix de chevalier lui est remise à Moissac, le 3 janvier 1932 par Eugène JALYNIERES.
Conseiller municipal de Moissac à partir de 1925, il est 1er adjoint de 1925 à 1941 et maire à partir de 1952. En 1937, il est élu conseiller d'arrondissement.
Il est également président de l'aéro-club moissagais.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 26 mai 1956, sur proposition du ministre de l'Intérieur, en qualité de maire de Moissac (Tarn-et-Garonne). Sa Croix d'officier lui est remise à Moissac, le 15 avril 1956 par le commandant Désiré VACHON.
Il est également titulaire de la Médaille de vermeil de la gendarmerie et de la Croix de guerre.

Charles, Alexandre, François PEYREY
Charles, Alexandre, François PEYREY est né le 16 mai 1873 à Nérac. Sa déclaration de naissance est faite par Jeanne MASSARTIC, sage-femme à Nérac. Il est le fils légitime de Pierre PEYREY, avocat, âgé de vingt-cinq ans, et de Jeanne, Méry, Louise MARTEL, âgée de vingt-quatre ans, son épouse.
Il effectue son service militaire du 8 juin 1891 au 8 juin 1895 (quatre ans) aux 10ème et 20ème régiments de Dragons. Sapeur aérostier, il est affecté à la Compagnie d'aviation de Lyon.
Il débute sa carrière civile en 1896 au journal «Le Siècle».
Il crée en 1900 la première rubrique aéronautique quotidienne au journal «Le Vélo», puis dirige la rubrique aéronautique de l'«Auto» et collabore au «Figaro», à «La vie au grand air», à «Omnia». Il est publiciste, secrétaire réviseur au journal «Excelsior».
Il est titulaire depuis 1901 du brevet de pilote aéronaute n°20 délivré par la Fédération aéronautique internationale.
Il est membre fondateur de l'aéro-club de France et de la Commission d'aviation de cette société.
Il est lauréat de nombreux concours de distance.
Il effectue un grand nombre de voyages aériens et publie plusieurs ouvrages soutenus par des souscriptions de plusieurs ministères («Au fil du vent», «Les premiers hommes-oiseaux», «Les oiseaux artificiels», «L'oeuvre de l'aéro-club de France», «L'aéronautique contemporaine»).
Il crée l'aérodrome de Croix d'Hinx (Bordeaux), est membre de l'aéro-club du Sud-ouest et membre d'honneur de l'aéro-club de Toulouse.
Il est médaillé de l'aéro-club de France pour les services rendus pendant treize ans.
Officier de l'Instruction publique, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 août 1913 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 29 novembre 1913 par Léon DARTHOU, maître des requêtes honoraire au Conseil d'État.

Antoine, Étienne CIER
Antoine, Étienne CIER est né à Nérac le 4 juin 1873. Il est le fils de Jean CIER, cordonnier, âgé de trente-deux ans, et de Marie DUBROCA, son épouse, âgée de vingt-sept ans.
Jeune soldat «dispensé» article 23 de la classe 1893, en tant qu'élève à l'école d'agriculture de Grignon, il est incorporé comme 2ème classe le 13 novembre 1894. Il est nommé caporal et est envoyé en disponibilité le 24 septembre 1895.
Il accomplit une période d'exercice au 20ème régiment d'Infanterie de Ligne du 23 août au 18 septembre 1897, une seconde du 24 février au 23 mars 1902 et une troisième du 16 août au 12 septembre 1904. Il est nommé sergent le 9 mai 1905.
Il est rappelé à l'activité le 4 août 1914 au 130ème régiment Territorial d'Infanterie. Il est nommé adjudant le 8 août 1914, adjudant-chef le 10 septembre 1914, sous-lieutenant à titre temporaire le 16 février 1915 et sous-lieutenant à titre définitif le 15 avril 1916.
Nommé lieutenant à titre temporaire le 21 juillet 1916, il est promu lieutenant à titre définitif le 16 février 1917.
Il est affecté successivement au 2ème bataillon CMP du 35ème corps d'armée le 21 février 1918, au 50ème régiment Territorial d'Infanterie le 7 juin 1918, au 27ème BMP (adjoint au chef de bataillon) le 14 juillet 1918, à l'état-major du commandement des bataillons d'instruction de la VIème Armée le 17 juillet 1918 et à l'état-major du commandement des bataillons d'instruction du Groupe d'Armée du Centre le 1er septembre 1918.
Il fait campagne contre l'Allemagne du 4 août 1914 au 31 décembre 1918. Il a pris part aux combats du moulin de Souain du 21 au 25 décembre 1914, à ceux d'Avelincourt le 25 septembre 1915, au chemin des Dames, Fismes et Fère-en-Tardenois.
Il a été cité à l'ordre de la 181ème brigade «Le 14 juin 1915 s'est fait particulièrement remarquer en procédant à des reconnaissances en avant des lignes et en effectuant d'une façon périlleuse des levées de terrain qui ont permis au général commandant la brigade d'améliorer la ligne de défense» et à l'ordre du 12ème corps d'armée le 21 juillet 1916 «A rendu en Artois et devant Verdun des services très appréciés, notamment pour la captation des sources et l'assèchement des tranchées, acceptant ce surcroît de travail, presque toujours en première ligne et en des points très périlleux, en plus du service de la compagnie, s'est constamment acquitté de ces tâches avec une inlassable et très méritoire activité et une superbe crânerie».
Il épouse Camille GAUCHER le 16 janvier 1919.
Titulaire de la Croix de guerre avec une étoile de bronze et une étoile vermeil, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 27 décembre 1923 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de lieutenant au 144ème régiment d'Infanterie. Sa Croix de chevalier lui est remise à Bordeaux, le 1er juin 1924, par Paul BERTHELOT, secrétaire général du journal «la Petite Gironde».

Arsène, Joseph, Léon LAFARGUE
Arsène, Joseph, Léon LAFARGUE est né à Nérac le 12 novembre 1873. Sa déclaration de naissance est effectuée par Marie-Lucile MACHASKY, sage-femme, âgée de trente-sept ans. Il est le fils légitime de Marie, Léon, Eugène LAFARGUE, receveur municipal, âgé de vingt-huit ans, et de Jeanne, Nathalie POUY, son épouse, âgée de vingt-trois ans.
Médecin-major de 2ème classe au 10ème corps d'armée, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du ministre de la Guerre du 11 juillet 1920 pour prendre rang du 16 juin 1920.
Il décède le 15 décembre 1949.

Jean, Gabriel ARMAGNAC
Jean, Gabriel ARMAGNAC est né le 6 janvier 1874 à Nérac. Il est le fils de Jean ARMAGNAC, carrier, et de Jeanne, Marguerite SENTOU, son épouse.
Appelé au 11ème régiment d'Infanterie le 14 novembre 1895, il est envoyé en congé comme caporal le 17 septembre 1898 et passe dans la réserve de l'armée active le 1er novembre 1898.
Tailleur de pierre, il est rappelé à l'activité comme caporal le 3 août 1914 au 133ème régiment Territorial d'Infanterie. Il est nommé sergent le 23 décembre 1914.
Cité à l'ordre du régiment le 3 juillet 1915, il est blessé par éclat d'obus près de Mithelbach (Haut Rhin) le 26 juillet 1915 et doit être amputé du bras gauche.
Il reçoit la Médaille militaire pour prendre rang du 8 août 1915.
Il est réformé n°1 par la commission des pensions de Toulouse le 27 décembre 1915.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 15 septembre 1932 pour prendre rang du 10 février 1932 en qualité d'ex-sergent du 133ème régiment d'Infanterie Territoriale.
Il décède le 2 avril 1950 à Nérac.

Louis, Henri FAVE
Louis, Henri FAVE est né le 1er juillet 1874 à Nérac. Il est le fils de Jean FAVE, âgé de trente-trois ans, et de Marie DUCASSE, âgée de trente-trois ans, son épouse.
Soldat de 2ème classe le 20 octobre 1892, il est nommé caporal le 2 mai 1893, sergent le 26 mars 1895 et sous-lieutenant le 22 février 1902 avant d'être promu lieutenant le 20 février 1908 et capitaine le 3 décembre 1914.
Il est cité à l'ordre de la 91ème division le 18 mai 1915 pour le motif suivant: «A plusieurs reprises, avec résolution et intelligence, s'est dévoué pour relever des cadavres de soldats français restés entre les tranchées allemandes et les nôtres, afin de les identifier et leur donner une sépulture».
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 novembre 1931 sur proposition du ministre de la Guerre, en sa qualité de capitaine au Centre mobilisateur d'Infanterie n°172. Sa Croix de chevalier lui est remise à Nérac, le 7 janvier 1932, par le colonel (e.r.) LANSAC, directeur des écoles de Perfectionnement de Lot-et-Garonne. Louis, Henri FAVE exerce alors la profession d'agent général d'assurance à Nérac.
Il décède le 16 août 1951 à Nérac.

Madeleine, Anne, Marie FALLIERES, épouse LANES
Madeleine, Anne, Marie FALLIERES, épouse LANES est née le 13 juillet 1874 à Nérac. Elle est la fille de Clément, Armand FALLIERES et de Jeanne BRESSON, son épouse.
Le 10 août 1908, elle épouse, à la mairie du 8ème arrondissement de Paris, Jean, Joseph, Edmond LANES, né à Agen le 10 juillet 1859.
Pendant la guerre de 1914-1918, elle est cantinière et infirmière à la gare de Chantilly à Versailles. Donnant des soins aux enfants et aux blessés, elle crée le dispensaire pour les orphelins de guerre, 5 rue Daubenton à Paris, et s'occupe durant de longues années des malades et des orphelins de Versailles.
Pendant la guerre, elle recueille avec son mari deux cents enfants orphelins de guerre.
Elle succède, à la Croix Rouge, à sa mère, membre fondatrice de la Croix Rouge et épouse du président FALLIERES.
Membre de l'Union des Femmes de France, elle est vice présidente du groupe des Femmes de France du 2ème arrondissement de Paris jusqu'en 1939.
Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par décret du 19 juillet 1952, sur proposition du ministre de la Santé Publique, en qualité de présidente d'oeuvres à Agen. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 28 août 1952.

Numa, Henri, Louis de BRIANSON
Numa, Henri, Louis de BRIANSON est né à Nérac le 11 août 1874. C'est son grand-père maternel, Paul-Lambert de POMAREDE, chevalier de la Légion d'honneur, membre du Conseil d'arrondissement et du Conseil municipal de Nérac, propriétaire, qui a déclaré sa naissance en mairie. Numa de BRIANSON est le fils de Louis-Henri de BRIANSON, docteur en droit, juge suppléant au tribunal civil de Mirande (Gers), âgé de vingt-huit ans, et de Anne, Caroline DUPRE de POMAREDE, âgé de vingt-trois ans, son épouse, et fille du déclarant.
Le 21 octobre 1908, il épouse Céline BOISNE à la mairie de Condé-sur-Noireau (Calvados).
Médecin major de 2ème classe, chef de service au 32ème régiment de Dragons, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du ministre de la Guerre du 12 juillet 1919 (J.O. du 13 juillet), pour prendre rang du 6 juillet 1919.
Il décède le 22 février 1930.

Arnaud, Arthur, Étienne RIVIERE
Arnaud, Arthur, Étienne RIVIERE est né à Nérac le 26 décembre 1874. Il est le fils de Joachim RIVIERE, tuilier, âgé de trente ans, et de Marie, Marceline RICAUD, son épouse, âgée de dix-huit ans.
Incorporé comme soldat au 116ème régiment d'Infanterie le 10 novembre 1893 (il n'a pas encore dix-neuf ans), il est nommé caporal le 26 juillet 1894, sergent le 28 juillet 1895, sergent-fourrier le 7 novembre 1795, sergent le 11 janvier 1896, sergent-fourrier le 5 novembre 1897, sergent le 17 septembre 1898.
Il est nommé commis de 4ème classe au Commissariat de la Marine à Toulon le 13 novembre 1899 et commis de 3ème classe le 1er janvier 1901.
Il est affecté à l'inscription maritime le 29 juillet 1903, nommé commis de 2ème classe le 3 novembre 1905, de 1ère classe le 15 novembre 1908, promu commissaire principal de 3ème classe le 20 février 1914, de 2ème classe le 15 mars 1917 et nommé officier d'administration de 2ème classe le 15 avril 1919.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 juillet 1926, sur proposition du ministre de la Marine, en qualité d'officier d'administration de 1ère classe de l'inscription maritime. Sa Croix de chevalier lui est remise le 31 août 1926 par l'administrateur en chef de 1ère classe, directeur de l'inscription maritime du Havre.

Pierre, Louis, Élie GARES
Pierre, Louis, Élie GARES est né le 23 janvier 1877 à Nérac. Il est le fils de Pierre GARES, secrétaire adjoint de la mairie de Nérac, âgé de quarante ans, et de Lucile LAPERPERE, son épouse, âgée de trente ans.
Diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Bordeaux, il est élève chancelier à Cardiff le 26 mai 1899. Nommé vice-consul de 3ème classe le 21 décembre 1903, il est chargé de la chancellerie de Malte le 15 février 1905. Chargé de la chancellerie de Newcastle le 15 février 1906, il est nommé vice-consul de 2ème classe le 1er février 1907. En poste à Janina le 28 décembre 1907, à Newport le 31 août 1909, il est nommé vice-consul de 1ère classe le 1er août 1910. Gérant du consulat à Cardiff du 11 novembre 1915 au 6 septembre 1916, il est ensuite vice-consul à Las Palmas le 29 septembre 1916. Secrétaire-archiviste au consulat général à Londres le 4 avril 1918, il est chargé des fonctions de consul-adjoint le 30 juin 1919. Nommé consul de 2ème classe le 3 août 1920, il est chargé du vice-consulat à Malte à cette même date.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 août 1923, sur proposition du ministre des Affaires Étrangères, en qualité de Consul de Malte. Sa Croix de chevalier lui est remise à Malte le 10 novembre 1923 par Ramire VADALA, Consul de France.

Joseph, Ludovic, André DUREY
Joseph, Ludovic, André DUREY est né le 5 août 1881 à Nérac. Il est le fils de Pierre, Jean, Marcel DUREY, imprimeur lithographe, et de Marie, Jeanne ANDRIEU, son épouse.
Il se marie à Nérac le 11 juillet 1906 avec Marguerite Berthe THORE.
Avoué d'instance à Saint-Sever-sur-Adour (Landes) en 1906, il est nommé juge de Paix à Candé (Maine-et-Loire) le 12 décembre 1910.
Il est mobilisé le 24 août 1914 comme officier de justice militaire de 2ème classe.
Une fois démobilisé, il est nommé juge au tribunal de Montbrison (Loire) le 4 novembre 1919, puis juge d'instruction à Lesparre (Gironde) le 9 février 1921.
Procureur à Doullens (Somme) le 6 juillet 1925, puis à Lesparre (Gironde) le 15 septembre 1925, il est nommé procureur à la suite à Bordeaux (Gironde) en 1926 en raison de la réforme judiciaire supprimant les tribunaux d'arrondissement. Il est nommé substitut de 1ère classe à Bordeaux le 5 mai 1929, puis juge de 1ère classe dans ce même tribunal le 10 février 1931.
En 1939, il est à nouveau mobilisé, mais rayé des cadres pour raison de santé le 2 décembre 1939.
Il est nommé conseiller à la Cour d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) le 21 septembre 1941, puis vice-président du tribunal de Bordeaux le 14 mai 1944.
Il est admis à la retraite par abaissement général de la limite d'âge (économies budgétaires) le 1er janvier 1948.
Ancien Vice-président du Tribunal de Bordeaux, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 25 août 1953, en qualité de président honoraire de Tribunal civil. Sa Croix de chevalier lui est remise à Bordeaux le 26 octobre 1953 par René PAVEZAN, président du Tribunal de première instance de Bordeaux.
Il décède le 21 décembre 1962.

Jean, Louis, Xavier, François DARLAN
Jean, Louis, Xavier, François DARLAN est né à Nérac le 7 août 1881. Il est le fils de Jean-Baptiste DARLAN, avocat, âgé de trente-trois ans, et de Marie, Marguerite, Louise ESPAGNAC, son épouse, âgée de vingt-neuf ans.
Reçu à l'École Navale à dix-huit ans, en 1899, il en sort en 1901 et part servir, en 1902, pendant quatre ans en Extrême-Orient. A son retour, il est instructeur à l'école d'artillerie navale de Toulon (Var), puis près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
Le 6 décembre 1910, il épouse à Saint-Malo Loïse, Berthe Juliette MORGAN.
Pendant la Première guerre mondiale, lieutenant de vaisseau, il commande une batterie de canonniers marins sur la frontière du Rhin.
Titulaire de la Croix de guerre, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 21 mai 1915.
A la fin de la guerre, on lui confie le commandement de la flottille qui pénètre en Allemagne par le Rhin. Il sert ensuite en Extrême-Orient comme chef d'état-major de la division navale et au ministère de la Marine à Paris.
Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur par décret du 1er septembre 1920.
En 1925, sa carrière prend une tournure politique lorsque Georges LEYGUES, ministre de la Marine le prend comme chef adjoint, puis comme chef de son cabinet militaire. Sa carrière s'en trouve accélérée et il est nommé contre-amiral en 1929.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1930. Sa cravate de commandeur lui est remise à Paris, le 31 janvier 1931 par le vice-amiral VIOLETTE, chef d'état-major général de la Marine.
Il est élevé à la dignité de Grand-Officier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1935 en qualité de vice-amiral, commandant en chef de la 2ème Escadre. Ses insignes de Grand-Officier lui sont remis à Brest, le 14 janvier 1936 par le vice-amiral DURAND-VIEL, chef d'état-major général de la Marine.
En 1937, il est nommé commandant en chef de la Marine.
Élevé à la dignité de Grand'Croix de la Légion d'honneur par décret du 21 décembre 1937 en qualité de vice-amiral, chef d'état-major général de la Marine, ses insignes lui sont remis à Paris, par le vice-amiral DOCTEUR, le 12 janvier 1938.
On notera que les mérites qui lui ont été reconnus par l'attribution des grades et dignités dans la Légion d'honneur sont antérieurs à la Seconde guerre mondiale.
Il est nommé amiral de la Flotte en juin 1939.
Au début de la Seconde guerre mondiale, il refuse tout d'abord l'appel à cesser le feu du maréchal PETAIN. Le ministère de la Marine se replie à Bordeaux, puis à Nérac fin juin 1940.
Il accepte ensuite l'Armistice et se voit confier successivement les responsabilités de ministre de la Marine, de ministre de l'Intérieur, et enfin de ministre des Affaires Étrangères du gouvernement de Vichy.
En février 1941, il devient chef du gouvernement et collabore avec l'Allemagne nazie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par Pierre LAVAL en 1942.
Il devient alors commandant en chef des forces françaises. Son fils étant souffrant à Alger, il le rejoint et assiste au débarquement des américains. Après deux jours de combats, il demande aux troupes françaises de cesser le feu.
Accusé de trahison pour avoir signé ce cesser-le-feu, il est déchu de la nationalité française par décret n°3578 du 27 novembre 1942 du gouvernement de Vichy.
Il est assassiné le 24 décembre 1942 à Alger par un résistant français.

Jean, Louis DUTOUR
Jean, Louis DUTOUR est né à Nérac le 9 mars 1883. Il est le fils de Pierre DUTOUR, cordonnier, âgé de trente ans, et de Marie, Anne SÉRISIÉ, bouchonnière, âgée de vingt-quatre ans.
Il est incorporé le 15 novembre 1904 comme soldat de 2ème classe au 9ème régiment d'Infanterie. Il est nommé caporal le 16 mai 1905, sergent le 24 septembre 1906. Il rengage pour un an et un mois le 1er octobre 1907 et est nommé sergent-fourrier le 23 avril 1908. Il rengage pour quatre ans le 1er novembre 1908, et il est nommé sergent le 4 janvier 1909.
Il se marie le 1er juin 1909 à Nérac avec Ernestine, Jeanne COMBESSIE.
Il est nommé sergent-fourrier le 2 juillet 1912. Il rengage pour un an le 1er novembre 1912, et à nouveau pour un an le 1er novembre 1913. Il est nommé sergent-major le 28 mars 1914 et part au front le 4 août 1914. Il est nommé adjudant le 3 septembre 1914.
Il est blessé à Beauséjour (Champagne) le 26 septembre 1914 par un tir de schrapnell lui ayant fracturé l'humérus gauche. Il est cité le 29 octobre 1914: «Accompagnant son commandant de compagnie pour reconnaître l'emplacement de sa section sous un feu feu très violent, a été grièvement blessé et n'a voulu se faire soigner qu'après avoir assuré le commandement de sa section». Il est hospitalisé le 3 mai 1915 et rentre au dépôt de son régiment le 12 septembre 1915.
Il est affecté le 22 décembre 1915 au 83ème régiment d'Infanterie comme sous-lieutenant à titre temporaire. Il repart au front le 10 janvier 1916. Il revient au dépôt le 24 mars 1917 pour l'instruction de la classe 1918.
Il est détaché au 9ème bataillon du 88ème régiment d'Infanterie le 17 octobre 1917.
Il est promu lieutenant à titre temporaire active le 22 décembre 1917.
Il est de retour au 83ème régiment d'Infanterie le 28 mars 1918. Il est détaché au GBI de Piney le 22 août 1918, avant d'être affecté le 15 septembre 1918 au 119ème régiment d'Infanterie.
Nommé sous-lieutenant à titre définitif active le 25 juin 1919, il est promu lieutenant à titre définitif active le 10 septembre 1919, pour prendre effet au 2 août 1918.
Il est affecté au 22ème bataillon de Chasseurs Alpins comme garnison d'après-guerre le 17 janvier 1920. Il est maintenu en activité, proposé pour une pension de 15% par la commission de réforme de Nice et affecté au 19ème régiment de Tirailleurs Algériens (Armée du Levant) le 23 janvier 1922. Il est à nouveau affecté au 22ème bataillon de Chasseurs Alpins le 8 mai 1923.
Il a ainsi fait campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 23 octobre 1919, au titre de l'occupation du Schleswig du 29 mars au 17 juin 1920, en guerre au Levant du 17 décembre 1921 au 22 juin 1922, en zone intérieure au Levant du 23 juin 1922 au 30 juin 1923 et au Levant en zone des ports du 1er au 6 juillet 1923.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 9 juillet 1924, sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de lieutenant au 22ème bataillon de Chasseurs. Sa Croix lui est remise le 28 août 1924 par le général BRETON, commandant la 29ème division d'Infanterie de Ligne.
Il est également titulaire de la Croix de Guerre avec une palme, une étoile d'argent et une étoile de bronze, de la Médaille de la Victoire, de la Médaille commémorative de la Grande Guerre, de la Médaille commémorative du Schleswig et de la Médaille Syrie-Silicie.
Il décède le 4 août 1969.

Louis Georges BOURGET
Louis Georges BOURGET, est né le 21 mars 1885 à Nérac. Il est le fils de Joseph, Marie, Ernest, Édouard BOURGET, propriétaire, âgé de quarante ans, et de Marie, Jeanne, Marguerite, Georgette CASTAING, son épouse.
De la classe 1905, il signe à 18 ans un contrat d'engagé volontaire pour 4 ans comme soldat de 2ème classe, le 7 avril 1903 et il est incorporé au 11ème régiment d'Infanterie.
Le 7 avril 1907, il passe dans la réserve de l'armée d'active et se retire à Nérac.
Le 31 décembre 1910, il signe un nouveau contrat d'engagement volontaire pour 5 ans comme 2ème classe au 1er régiment d'Infanterie Étranger à Sidi-Bel-Abbès. Il est nommé 1ère classe le 18 avril 1912, caporal le 7 septembre 1912, caporal infirmier le 1er février 1913. Il est remis légionnaire de 2ème classe sur sa demande le 11 décembre 1913 et est affecté au 2ème régiment Étranger le 22 août 1914, il est nommé comme caporal le 1er septembre 1914. Passé aux unités de front (2ème régiment de Marche) le 30 septembre 1914, il est cassé de son grade et redevient légionnaire de 2ème classe le 3 août 1915. Affecté au régiment de Marche de la Légion Étrangère le 11 novembre 1915, il est grièvement blessé le 4 juillet 1916, lors de l'attaque de Belloy en Santerre (Somme). Il est affecté au 1er régiment Étranger le 1er septembre 1916 puis au dépôt de Lyon le 26 septembre. Légionnaire de 2ème classe le 20 octobre 1916, il passe aux unités du front le 9 avril 1917. Libérable le 14 mars 1919, il rejoint le dépôt à cette date et est envoyé le 18 mars sur le 9ème régiment d'Infanterie d'Agen pour être mis en congé illimité de démobilisation. Il se retire à Nérac.
Il rengage le 28 mai 1919 au titre du 7ème régiment d'Infanterie coloniale, est nommé caporal fourrier le 1er août 1919 et embarque pour le Tchad le 30 janvier 1920. Il débarque à Brazzaville le 8 mars, est affecté au régiment Indigène du Tchad et arrive à Fort Lamy le 1er juin 1920. Il est nommé sergent le 1er mai 1921. Il est affecté à Brazzaville le 1er janvier 1922 puis à Bordeaux le 25 mai. Il est affecté au 16ème régiment et est nommé adjudant le 1er mars 1925. Il rejoint le Centre de Transition des Troupes Indigènes Coloniales le 1er juin 1926. Hospitalisé à Vannes, il est proposé pour la réforme avec 100% de pension temporaire le 8 juillet 1927.
Il fait campagne au Maroc du 31 décembre 1910 au 29 septembre 1911, en Algérie du 30 septembre 1911 au 2 novembre 1912, au Maroc du 3 novembre 1912 au 1er août 1914, en France contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 18 mars 1919 et du 28 mai 1919 au 23 octobre 1919, en Afrique Équatoriale Française (Tchad) du 30 septembre 1920 au 21 mai 1922, en Tunisie du 26 mai 1924 au 21 avril 1925, au Maroc du 27 septembre 1925 au 23 octobre 1925, en Tunisie du 24 novembre 1925 au 31 mai 1926.
Il est cité à l'ordre du régiment le 16 octobre 1915 «a fait l'admiration de tous par son entrain endiablé lors des attaques des 25 et 28 septembre 1915», à l'ordre de la division le 14 juillet 1916 «Brave légionnaire, a été grièvement blessé en se portant courageusement à l'attaque de Bellay en Santerre» et le 30 juillet 1918 «Légionnaire rempli de bravoure et de sang-froid à l'attaque du 18 juillet, a pris le commandement de son escouade dont le chef était touché et l'a résolument portée en avant», et à nouveau à l'ordre du régiment le 7 novembre 1918 «Brave et dévoué, s'est particulièrement distingué par son ardeur au cours des combats des 13 et 14 septembre 1918».
Il est titulaire de la Médaille coloniale agrafe «Maroc», de la Médaille commémorative «Maroc», de la médaille interalliée, de la Médaille commémorative de la guerre 1914-1918, et surtout de la Croix de guerre avec deux étoiles d'argent et deux étoiles de bronze.
Il reçoit la Médaille militaire par décret du 28 décembre 1921, alors qu'il est caporal fourrier au régiment du Tchad.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 juillet 1927 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité d'adjudant au Centre de Transition des Troupes Indigènes Coloniales.
Il décède le 14 septembre 1927 à l'hôpital militaire de Bordeaux.

Jean, Théodore LAUBENHEIMER
Jean, Théodore LAUBENHEIMER est né à Nérac le 21 mai 1885. Il est le fils de Jean, André LAUBENHEIMER, brasseur, âgé de vingt-cinq ans, et de Henriette RINCK, son épouse, âgée de dix-huit ans.
Licencié en droit, ingénieur des Arts et Manufactures, engagé volontaire à l'École Centrale le 29 octobre 1906, il effectue un service actif de 1909 à 1911.
Brasseur dans l'entreprise familiale, il est directeur de la Caisse d'Épargne de Nérac à partir du 15 juin 1912.
Il se marie à Angoulême le 25 février 1913 avec Élisabeth, Frédérique BOECKEL.
Il est mobilisé le 2 août 1914 et démobilisé le 16 mars 1919. Il est titulaire de la Croix de Guerre.
Administrateur délégué des Brasseries Laubenheimer, il est membre de la Chambre de Commerce d'Agen à partir du 30 mars 1922.
Il est également juge au Tribunal de Nérac de décembre 1926 à 1935, et administrateur de la Banque de France à partir du 22 novembre 1929.
Il est membre de la Commission administrative de l'Hospice de Nérac et de la Commission administrative du bureau de Bienfaisance, président de l'Orphelinat protestant de Nérac et vice-président du Comité local de la Croix-Rouge.
Au titre de l'expansion commerciale française à l'étranger, il supervise les exportations de la société des brasseries Laubenheimer à destination du Maroc, de l'Afrique occidentale, de Madagascar et d'Haïti.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 7 février 1938, sur proposition du ministre du Commerce, en qualité de Brasseur. Sa Croix de chevalier lui est remise à Nérac le 4 mars 1938 par son frère, Jacques LAUBENHEIMER, ingénieur brasseur.
Il décède à Nérac le 4 janvier 1965.

Arnaud MARTEL
Arnaud MARTEL est né le 22 mars 1888 à Nérac. Il est le fils de Paul MARTEL, tailleur de pierre, âgé de trente-deux ans, et de Marie, Laurence LAPORTE, ménagère, son épouse, âgée de vingt-sept ans.
Comptable dans une maison de commerce, il signe un contrat d'engagé volontaire de quatre ans le 22 juillet 1908, comme 2ème classe, au titre du 112ème régiment d'Infanterie. Il est nommé caporal le 7 juillet 1909. Engagé pour un an au titre du 20ème régiment d'Infanterie le 7 octobre 1909, il est nommé caporal sapeur le 27 septembre 1910 et sergent le 27 mai 1911.
Il épouse Berthe, Madeleine GUEDEAU le 13 juin 1911.
Passé dans la réserve de l'armée d'active le 22 juillet 1913, il rengage comme soldat de 2ème classe pour cinq ans au titre du 7ème régiment d'Infanterie coloniale le 21 novembre 1913. Il est nommé soldat de 1ère classe le 5 février 1914, caporal le 5 avril, caporal-fourrier le 1er juillet, et sergent le 1er septembre 1914.
Évacué le 10 septembre 1914, il passe au 37ème régiment d'Infanterie coloniale le 17 janvier 1915 et est nommé sergent-major le 9 avril. Il passe ensuite au 23ème bataillon de Chasseurs à pied le 23 juin 1915 et est nommé sous-lieutenant à titre temporaire le 17 août.
Il est remis à disposition des troupes coloniales et reprend son grade de sergent-major le 27 novembre 1915. Il rejoint le 52ème régiment d'Infanterie Coloniale le 11 décembre 1915 où il est nommé adjudant le 19 février 1917 et adjudant-chef le 1er mai suivant.
Il fait l'objet d'une citation à l'ordre du 2ème corps d'armée Coloniale: «Excellent sous-officier, a superbement entraîné ses hommes à l'assaut le 16 avril 1917. Amené à prendre le commandement de sa compagnie, a su maintenir le moral de ses hommes sous un bombardement violent et dans des conditions matérielles très pénibles. S'est dépensé sans compter pour l'organisation et le maintien des positions conquises».
Il est affecté à l'Armée d'Orient le 2 novembre 1917 et rejoint le 38ème régiment d'Infanterie coloniale le 17 décembre 1917.
Évacué le 1er février 1918, il arrive au dépôt le 16 avril, il est affecté au 4ème régiment d'Infanterie coloniale le 20 avril 1918. Il passe ensuite au 94ème bataillon Sénégalais le 3 juillet 1918, puis au 112ème bataillon Sénégalais le 4 octobre 1918. Il est blessé en service commandé au coude gauche le 1er mars 1919 par une grenade ayant éclaté prématurément lors d'un exercice. Il passe au 4ème régiment Sénégalais le 1er mai 1919, régiment qui intègre l'Armée d'Orient le 30 août 1919, puis l'Armée du Levant le 1er juin 1920.
Il est blessé par balle le 4 juillet 1920 à Kizil-Kaya (Syrie), blessure qui entraîne une perte de l'oeil droit suite à un enfoncement temporo-zygomatique. Il est évacué le 10 août 1920 et débarque à Marseille le 26 août. Il est réformé pour blessure de guerre le 23 novembre suivant par la commission spéciale de Bordeaux et renvoyé dans ses foyers.
Il a ainsi fait campagne contre l'Allemagne en France du 2 août 1914 au 23 novembre 1917, en Orient du 24 novembre 1917 au 1er février 1918, en France du 2 février au 2 juillet 1918, en Algérie et Tunisie du 3 juillet 1918 au 14 juin 1919, en Orient du 15 juin 1919 au 31 mai 1920 et au Levant du 1er juin au 26 août 1920.
Il est titulaire de la Médaille militaire (4 juillet 1920, arrêté du 27 novembre 1920, J.O. du 2 décembre 1920), de la Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de vermeil, de la Médaille militaire anglaise, de la Croix de guerre des T.O.E. avec palme et de la Médaille commémorative de Syrie-Silicie.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur pour prendre rang du 15 avril 1924, par décret du 28 mars 1925, sur proposition du ministre de la Guerre.
Mutilé de guerre à 100%, il décède des suites de ses blessures de guerre le 7 novembre 1924.

Léon LESPES
Léon LESPES est né à Nérac le 19 avril 1888. Il est le fils légitime de Antoine LESPES, cultivateur, âgé de trente-et-un ans, et de Marie DUCOUSSO, ménagère, son épouse âgée de vingt-quatre ans. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Noëline PERE, sage-femme à Nérac, âgée de vingt-neuf ans.
Il épouse Maria LATASTE.
Il est blessé par balle à l'avant bras gauche le 17 avril 1917 au Mont Corniller. Cette blessure entraîne des séquelles au niveau du coude gauche (ankylose fonctionnelle très accusée avec aggravation, entraînant une paralysie radiale gauche complète, le membre étant pratiquement inutilisable avec des douleurs névralgiques importantes).
Ancien soldat du 59ème régiment d'Infanterie, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 28 juillet 1961 pour prendre rang du 1er juin 1960, en qualité de réformé de guerre à 100%.
Il est également titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 1914-1918.
Il décède le 30 juin 1960 à Agen.

Georges, Roland CLAVERIE
Georges, Roland CLAVERIE est né le 11 juin 1888 à Nérac. Il est le fils de Paul CLAVERIE, cordonnier, et de Marie, Thérèse CLAVERIE, son épouse.
Engagé volontaire pour trois ans, comme soldat au 20ème régiment d'Infanterie le 21 octobre 1907, il est nommé caporal le 6 avril 1908, sergent le 27 septembre 1909 et il rengage pour un an le 8 septembre 1910, à compter du 21 octobre 1910, puis à nouveau pour pour un an à compter du 21 octobre 1911.
Nommé sergent-fourrier le 4 novembre 1911, il rengage pour trois ans le 21 octobre 1912 et est nommé sergent-major le 1er juillet 1913.
Il est nommé adjudant le 5 septembre 1914 et est blessé par éclat d'obus à Mesnil-les-Hurlus (Marne) le 6 octobre 1914.
Il est promu lieutenant à titre temporaire le 17 mars 1915.
Affecté à la compagnie de Pionniers de la 131ème division d'Infanterie le 6 août 1915, puis à la compagnie 18/51 du 2ème régiment du Génie le 1er octobre 1915, il rejoint la compagnie 10/12 du 6ème régiment du Génie le 8 mars 1916.
Il est nommé sous-lieutenant à titre définitif dans l'arme du Génie le 31 décembre 1916, lieutenant à titre temporaire le 1er mars 1917 et lieutenant à titre définitif le 4 avril 1917.
Il se marie à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 1er août 1917 avec Jeanne, Isabelle Hubertine ROCHER.
Il est intoxiqué par les gaz aux Éparges (Meuse) en 1918.
Cité à l'ordre de l'armée le 27 août 1914, il est également cité à l'ordre du corps d'armée le 5 octobre 1914, à l'ordre de l'armée le 1er octobre 1915, à l'ordre de la division le 25 décembre 1916, à l'ordre du corps d'armée le 1er juin 1917, à l'ordre du Génie du corps d'armée le 15 avril 1918, à l'ordre de l'armée 11 juillet 1918 et à l'ordre du corps d'armée le 5 novembre 1958 («Magnifique officier de la guerre 14/18, combattant volontaire de la Résistance. En 1940, n'a pas accepté la défaite.Dès 1940, fait partie du comité de résistance de Seix (Ariège) en qualité de conseiller militaire, comité incorporé dès 1943 aux formations de résistance de Saint-Girons, de 43 à la Libération participe sans interruption à toutes les missions de l'Armée Secrète. En août 1944, participe aux combats de la Libération. Du 22 août au 31 décembre 1944, commande l'ensemble du secteur du St-Gironnais. Le 1er janvier 1945, sa mission étant terminée sur la frontière, est affecté à la subdivision de Foix. Belle figure de la Résistance»).
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du 12 juillet 1918 en qualité de lieutenant à la compagnie 18/55 du 2ème régiment du Génie pour prendre rang le 10 juillet 1918.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 11 juin 1937 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de chef de bataillon au 10ème régiment du Génie. Sa Croix d'officier lui est remise le 14 juillet 1937 à Besançon (Doubs), par le général de division BLANCHARD, commandant la 7ème région militaire.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur par décret du 11 janvier 1961, en qualité de lieutenant-colonel du Génie. Sa Cravate de commandeur lui est remise à Toulouse, le 14 juillet 1961, par le général de corps d'armée GILLES, commandant la 5ème région militaire.
Il est également chevalier de la Couronne de Roumanie avec glaive.
Il décède en Ariège le 24 juin 1974.

Paul, Julien PEYREY
Paul, Julien PEYREY est né à Nérac le 10 août 1889. Il est le fils légitime de Pierre PEYREY, avocat, âgé de quarante-et-un ans, et de Jeanne, Méry, Louise MARTEL, âgée de quarante-et-un ans, et le jeune frère de Charles, Alexandre, François PEYREY, né en 1873.
Brigadier à dix-huit ans, le 25 septembre 1908, il sert en Algérie du 19 mars 1912 au 11 mars 1914. Il est nommé maréchal-des-logis le 9 août 1914, sous-lieutenant le 18 mai 1918.
Il est blessé au pouce droit par un éclat d'obus, le 4 juin 1918 dans la Marne.
Il fait campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 24 mars 1919.
Il est cité à l'ordre du régiment le 4 février 1919: «Excellent officier, plein d'entrain, brave et courageux, blessé et intoxiqué au cours d'une mission périlleuse le 6 avril 1918 (Bataille de l'Aisne) à la tête de sa section».
Il se marie à Marseille le 24 août 1922 avec Marie BERENGUIER.
Il est nommé lieutenant le 9 octobre 1925.
Il fait ensuite une carrière dans le police et devient inspecteur de la Sûreté.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 juillet 1935 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de lieutenant de cavalerie hors cadre, affectation spéciale de la 15ème région. Sa Croix de chevalier lui est remise le 2 août 1937 à Marseille par le général de division MICHEL.
Il décède le 23 juillet 1950 à Marseille.

Jacques LAUBENHEIMER
Jacques LAUBENHEIMER est né le 12 juin 1893 à Nérac. Il est le fils de Jean, André LAUBENHEIMER, brasseur, âgé de trente-trois ans, et de Henriette RINCK, son épouse, âgée de vingt-six ans. Sa déclaration de naissance est faite en mairie par Marie, Lucile MACHASKY, sage-femme à Nérac.
Jeune soldat appelé de la classe 1913, il bénéficie d'un sursis d'incorporation pour la poursuite de ses études. Ce sursis est annulé en 1914 en raison de l'état de guerre. Il est incorporé comme soldat de 2ème classe le 12 août 1914 au 23ème régiment d'Artillerie. Il est nommé brigadier le 3 septembre 1914.
Nommé aspirant de réserve le 1er mars 1915 au 14ème régiment d'Artillerie de Campagne, il est promu sous-lieutenant d'active à titre temporaire le 18 juin 1916.
Il reçoit une citation à l'ordre du régiment en 1916: «Donne à ses hommes le plus bel exemple de courage calme et de mépris du danger sous le feu de l'artillerie ennemie auquel sa batterie a été très souvent exposée devant Verdun».
L'historique de son régiment indique pour cette période de combats devant Verdun que «L'appui du 14ème régiment d'Artillerie s'exécute depuis les environs du fort de Douaumont jusqu'au bois de la Caillette ( ) Les neuf batteries du régiment ont tiré une moyenne de 27 000 coups par jour ( ) Toutes les batteries du régiment ont systématiquement été contrebattues par l'artillerie ennemie, recevant chacune une moyenne de 800 à 1 000 obus de 150 (...) Durant cette période, le régiment a perdu 2 officiers tués, 2 officiers blessés, 2 sous-officiers tués, 7 sous-officiers blessés, 11 hommes tués, 48 hommes blessés».
A partir du 28 mars 1917, son régiment est dans le secteur de Jumigny (Aisne) et participe à l'offensive du Chemin des Dames du 16 avril 1917, exécutant des tirs de brèches, de destruction, d4accompagnement d'attaque, de barrage et recevant en retour des obus de gros calibre et toxiques.
Il est cité à l'ordre du corps d'armée le 3 juin 1917: «Pendant l'attaque des 16 et 17 avril 1917, a magnifiquement rempli sa mission de chef de détachement d'observation et de liaison auprès de l'infanterie. N'a cessé malgré la violence du feu ennemi de renseigner de façon précise son commandant de groupe. Grièvement blessé en remplissant sa mission».
Il est affecté au 83ème régiment d'Artillerie Lourde le 1er juin 1917, puis au dépôt du 89ème régiment d'Artillerie Lourde le 12 juin 1918.
Il est cité à l'ordre de l'armée le 8 juillet 1918.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du 12 septembre 1918, sur proposition du ministre de la Guerre, pour prendre rang du 8 juillet 1918, en qualité de sous-lieutenant à titre temporaire de réserve à la 5ème batterie du 14ème régiment d'Artillerie.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 2 décembre 1958, sur proposition du ministre de la Défense Nationale, en qualité de lieutenant d'Artillerie de réserve. Sa Croix d'officier lui est remise à Paris le 5 février 1959 par Édouard SCHLOESING, administrateur au Conseil Économique.

Joseph COUGET
Joseph COUGET est né à Nérac le 13 janvier 1894. Il est le fils de Jean COUGET, âgé de quarante-trois ans, et de Catherine LABADIE, son épouse, âgée de trente-neuf ans.
Tailleur de pierres avant la guerre, appartenant à la classe 1914, il est incorporé comme soldat de 2ème classe au 9ème régiment d'Infanterie le 5 septembre 1914. Il est nommé caporal le 15 novembre 1914.
Il est grièvement blessé le 26 septembre 1915 à Achicourt dans le Pas-de-Calais (plaies multiples par éclats d'obus). Évacué pour être soigné, il est cité à l'ordre de l'armée le 18 septembre 1916: «Très bon gradé qui a toujours eu une belle attitude au feu. A été grièvement blessé le 25 septembre 1915 au cours d'une relève». Il est réformé à 100% d'invalidité le 26 janvier 1917 en raison des séquelles de ses blessures de guerre. Il est rayé des contrôles du corps le 17 juillet 1918.
Il devient employé de bureau, au titre des emplois réservés, au Service des Subsistances militaires à partir du 9 avril 1930.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 novembre 1935 sur proposition du ministre de la Guerre, pour prendre rang du 26 décembre 1934, en qualité d'ancien caporal du 9ème régiment d'Infanterie. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 25 janvier 1936 par le général de division LANOIX, commandant la Place de Paris.
Il devient commis administratif à la 1ère Section d'infirmiers militaires au Fort-neuf de Vincennes.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 31 août 1949 sur proposition du ministre de la Défense Nationale. Sa Croix d'officier lui est remise à Paris le 3 novembre 1949 par Henri AUDELAN.
Il est également titulaire de la Médaille militaire (15 septembre 1918), de la Croix de Guerre avec palme, de la Médaille commémorative de la Grande Guerre et de la Médaille de la Victoire.
Il décède le 13 octobre 1977.

Louis, Claude, Emmanuel FAGET
Louis, Claude, Emmanuel FAGET est né le 2 avril 1894 à Nérac. Il est le fils de Honoré, Henri FAGET, percepteur, et de Marie, Emma HAUTEMPENNE, son épouse.
Il épouse Gisèle, Marguerite HOREY le 20 août 1928 à Abbeville (Somme).
Capitaine au 5ème régiment d'Infanterie coloniale, titulaire d'une citation, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 3 novembre 1954.
Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 15 janvier 1955, par Claude GRANGE, sculpteur, membre de l'Institut (Académie des Beaux-Arts), ancien chef de bataillon de réserve de l'Infanterie coloniale.
Il décède à Boulogne-Billancourt le 29 mai 1964.

Marius, Fernand, Louis BOURDIEU
Marius, Fernand, Louis BOURDIEU est né le 4 juillet 1894 à Nérac. Il est le fils de Jean, Auguste BOURDIEU, cultivateur, âgé de trente-deux ans, et de Marie, Léontine SARREMEJEAN, son épouse, cultivatrice, âgée de vingt-quatre ans.
Il travaille comme cultivateur avec ses parents avant d'être appelé sous les drapeaux au titre de la classe 1914. Il est incorporé au 7ème régiment d'Infanterie le 5 septembre 1914 comme soldat de 2ème classe.
Le 25 décembre 1914, il rejoint le 160ème régiment d'Infanterie, puis le 30ème bataillon de Chasseurs le 31 août 1915. Il est cité à l'ordre du bataillon le 4 novembre 1916: «Très bon pionnier, brave et d'un rare dévouement. A assuré l'exécution de travaux d'approche malgré un bombardement intense et meurtrier de l'ennemi». Il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze et palme par décret du 4 novembre 1916.
En 1917, blessé par un éclat à la tête, il est évacué. Il reçoit la médaille militaire avec effet au 15 avril 1918 (arrêté ministériel du 11 juin 1918): «Chasseur courageux et dévoué. A été blessé grièvement le 10 janvier 1917 en faisant son devoir. Cécité».
Il est admis à faire valoir ses titres à une pension de retraite le 23 février 1918.
Il se marie le 12 juin 1919 à Nérac avec Adèle, Alice LALANNE.
Atteint de cécité complète des suites de ses blessures de guerre, il travaille à la fabrication de balais et brosses en chiendent.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 décembre 1921 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix de chevalier lui est remise à Nérac le 19 mars 1922 par Paul VALOT, sous-préfet de l'arrondissement de Nérac.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 13 décembre 1932 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité d'ancien soldat du 30ème bataillon de Chasseurs. Sa Croix d'officier lui est remise à Nérac, le 4 février 1933 par le chef de bataillon (e.r.) Prosper, Auguste DULIN.
Il décède à Nérac le 7 février 1969.

Jean, Marie, Charles Robert FABRE
Jean, Marie, Charles Robert FABRE est né à Nérac le 8 décembre 1894. Il est le fils légitime de Antoine, Henri, François FABRE, sous-inspecteur de l'enregistrement, âgé de trente-neuf ans, et de Anne, Georgette, Madelaine BONNEUIL, son épouse, âgée de vingt-six ans.
Élève à l'École Normale Supérieure en 1914, il est appelé au 24ème régiment d'Infanterie coloniale. Nommé caporal, sergent, aspirant, sous-lieutenant, lieutenant de réserve à titre définitif au 4ème régiment d'Infanterie coloniale, il est blessé le 17 septembre 1918 et a fait l'objet de quatre citations.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du 8 novembre 1920 pour prendre rang du 16 juin 1920. Il est également titulaire de la Croix de guerre.
Le 1er février 1921, il épouse, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), Éliane, Jeanne JUILLET, âgée de vingt-huit ans.
Il est agrégé de Lettres de l'Université en 1921.
Le 1er octobre 1921, il entre comme rédacteur à la Société d'études et d'informations économiques sous la direction de André FRANÇOIS-PONCET. Il y travaille jusqu'en 1926.
Du 1er octobre 1926 au 31 décembre 1930, il est chef des Services économiques au Comité central des Houillères de France avant de devenir secrétaire général de ce comité du 1er janvier 1931 au 9 novembre 1940.
Du 12 novembre 1940 au 1er décembre 1944, il est secrétaire général du Comité d'organisation de l'industrie des combustibles minéraux solides, sous la présidence d'André LEPERCQ.
Il exerce ensuite les fonctions de secrétaire général de la Chambre syndicale des Houillères françaises (1945/1946) puis de la Commission des affaires économiques au Conseil national du Patronat français (1er juillet 1946/1952).
A partir de 1947, il est membre du Comité national des prix, chef de file de la représentation des industriels et commerçants.
Il a également été administrateur pendant douze ans de la Caisse autonome de retraite des ouvriers mineurs et administrateur de l'Office national d'immigration.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 21 janvier 1948 sur proposition du ministre de l'Industrie et du Commerce, en qualité de secrétaire général de la Chambre syndicale des Houillères françaises. Sa Croix d'officier lui est remise à Saint-Mandé (Val-de-Marne) le 18 février 1948 par Émile MARTERER, ancien directeur général de la Société des Mines de Blanzy (Saône-et-Loire).
En 1953, il devient de délégué général du Syndicat national des fabricants de ciments et chaux hydrauliques. Il est membre de la Commission technique des ententes (décret du 9 août 1953).
C'est en cette qualité qu'il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur par décret du 12 juillet 1963 sur proposition du ministre des Finances et des Affaires économiques. Sa cravate de commandeur lui est remise à Paris, le 5 novembre 1963 par Pierre PELTIER, président du Syndicat national des fabricants de ciments et de chaux hydrauliques, et président directeur général des établissements POLIET et CHAUSSON.
Il est également titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations.
Il décède le 14 février 1967 à Saint-Mandé (Val-de-Marne).

Marcel CAPOT
Marcel CAPOT est né à Nérac le 16 novembre 1896. Il est le fils de Marcellin CAPOT et de Marie TREZEGUET.
Avant la guerre, il est employé au Crédit Lyonnais à Tunis.
Appartenant à la classe 1916, il est engagé volontaire pour la durée de la guerre le 22 août 1914 à Tunis et est affecté au 4ème régiment de Tirailleurs.
Il se marie le 11 décembre 1917 à Chailly-en-Brie (Seine-et-Marne) avec Georgette, Julie, LECLERC.
Il est blessé le 25 avril 1918 dans la Somme, au Bois de Moreuil (Fracture du crâne et trépanation par éclat d'obus).
Il est titulaire de la Médaille militaire (30 avril 1918), de la Croix de guerre avec deux palmes (1914/1918) et de la Médaille des blessés.
Après la guerre de 1914/1918, il est employé au siège de la Compagnie des Chemins de Fer Tunisiens à Paris.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 juin 1950 sur proposition du ministre des Armées pour prendre rang du 11 février 1950 en qualité d'ancien sergent du 8ème régiment de Marche de Tirailleurs. Sa Croix de chevalier lui est remise à Paris, le 17 août 1950, par le lieutenant-colonel (e.r.) Jean BRUGERE, administrateur de la compagnie Fermière des Chemins de Fer Tunisiens.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 1er décembre 1958 sur proposition du ministre de la Guerre. Sa Croix d'officier lui est remise à Clichy-la-Garenne (Seine), le 30 décembre 1958, par André DUVAL, maire adjoint de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).
Il décède le 22 mars 1975.

Raymond, Pierre JOUGNEAU
Raymond, Pierre JOUGNEAU est né le 13 août 1898 à Nérac. Il est le fils de Barthélémy, Frédéric JOIGNEAU, âgé de trente-et-un an, instituteur, et de Berthe, Jeanne, Augustine BESANÇON, âgée de trente ans, son épouse, institutrice.
De 1917 à 1919, il fait campagne contre l'Allemagne.
En 1919, il intègre l'École Polytechnique comme officier, puis devient ingénieur élève de 1920 à 1922.
De 1922 à 1939, il est ingénieur des Ponts et Chaussée à Périgueux.
Il se marie le 30 août 1926 à Prats de Carlux (Dordogne) avec Jeanne, Henriette DELPECH.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 3 octobre 1938, sur proposition du ministre des Travaux Publics, en qualité d'ingénieur des Ponts et Chaussées à Agen. Sa Croix de chevalier lui est remise à Agen, le 28 octobre 1938 par François, Henri CURET, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées.
En 1939/1940, il est mobilisé et fait campagne contre l'Allemagne.
Il retourne ensuite à Agen comme ingénieur des Ponts et Chaussées en 1940/1941, puis à Arras en 1941/1942 avant de devenir ingénieur en chef de la Charente à partir de 1942.
Il y est chargé après la guerre des travaux du fonds spécial d'investissement routier et des travaux pour le compte des armées alliées.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 14 août 1957 sur proposition du ministre des Travaux Publics et du Tourisme en qualité d'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Angoulême. Sa Croix d'officier lui est remise à Angoulême, le 14 octobre 1957 par André BASTE, inspecteur général des Ponts et Chaussées.
Il décède le 27 août 1960.

Albert, Jean, Félix, Edmond ABEILLE
Albert, Jean, Félix, Edmond ABEILLE est né le 29 août 1901 à Nérac. Il est le fils de Marc ABEILLE et de Marie Ezilda CARRERE, son épouse.
Il se marie avec Lucienne, Marie, Georgette LAFFITTE.
Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 11 juillet 1950 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de lieutenant du cadre des adjoints administratifs, section Artillerie, service des matériels.
Il décède à Nérac le 18 juillet 1974.

Pierre GRIMANELLI
Pierre GRIMANELLI est né à Nérac le 4 juillet 1905. Il est le fils de Joseph, Georges GRIMANELLI et de Marcelle LABULLY, son épouse.
Élève à l'École Polytechnique en 1924, il est ingénieur, puis ingénieur en chef des Manufactures de l'État.
Il se marie le 2 août 1935 à Ecoman (Loir-et-Cher) avec Andrée, Henriette MALARTIC.
Le 13 avril 1941, il est nommé intendant des affaires économiques de 2ème classe à Poitiers, puis de 1ère classe le 1er août 1943.
Il est nommé secrétaire général pour les affaires économiques de 1ère classe à Bordeaux, le 16 mars 1945.
Il a effectué trois ans et onze mois de services militaires (dont onze mois mobilisé).
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 17 septembre 1946 sur proposition du ministre de l'Économie Nationale, en qualité d'inspecteur général de l'Économie Nationale. Sa Croix de chevalier lui est remise à Bordeaux, le 22 novembre 1946, par Gaston COUSIN, secrétaire général du comité économique interministériel.
Il est ensuite secrétaire général pour les affaires économiques, puis directeur des programmes économiques à partir du 16 janvier 1947.
Spécialiste des problèmes que pose l'application du Plan de Modernisation et d'Équipement, il anime et partage les travaux des différents organismes qui jouent un rôle essentiel dans le domaine du crédit. Il participe également activement à l'élaboration et à l'application du programme de productivité dont l'accroissement constitue un des objectifs majeur de la politique économique du Gouvernement de l'époque.
C'est à ce titre qu'il siège dans de nombreux organismes publics ou privés soit en tant que simple membre, soit en tant membre du conseil d'administration, secrétaire général, vice-président, délégué, rapporteur général ou président intérimaire, selon les cas (conseil général de la Banque de France, commission de contrôle des banques, conseil national du crédit, association française de normalisation, comité national de l'organisation française, association française pour l'accroissement de la productivité, comité national de la productivité, comité de la productivité et de la recherche appliquée de l'O.E.C.E., centre national de la recherche scientifique, commission des investissements, commissions de modernisation du 2ème plan, comité directeur du fonds d'investissement pour le développement économique et social des territoires d'outre-mer, office régional des transports parisiens, caisse autonome de la reconstruction, commission des comptes et des budgets économiques de la Nation, comité monétaire zone Franc, conseil supérieur du pétrole, comité de coordination des enquêtes statistiques).
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 16 avril 1953 sur proposition du ministre des Finances, en qualité de directeur des programmes économiques du ministère des Affaires Économiques. Sa Croix d'officier lui est remise à Paris le 15 mai 1953 par Émile, Auguste BIZOT, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, chef de service au ministère des Affaires Économiques.
Il décède à son domicile, le 18 avril 1966, à Paris.

Gabriel, Jean LAPEYRUSSE
Gabriel, Jean LAPEYRUSSE est né à Nérac le 21 mars 1907. Il est le fils de Jean LAPEYRUSSE et de Jeanne LARTIGUE.
Maraîcher de profession, il est conseiller municipal de Nérac de 1935 à 1940, puis en 1944, élu en 1945 et réélu en 1947 et 1953.
Il reçoit la Médaille de la Résistance le 15 octobre 1945. Il est également titulaire de la Médaille commémorative de la guerre 1939-1945.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 25 février 1946 sur proposition du ministre de la Guerre, en qualité de commandant des Forces Françaises de l'Intérieur et la Croix de guerre 1939/1945 avec palmes lui est attribuée à la même date.
Il est élu maire en 1945 et réélu en 1947 et 1953.
Il est également élu conseiller général en 1945 et 1951.
Président de la Fédération départementale des anciens de la Résistance, membre du Comité directeur national du M.L.N., il est aussi président de la Chambre d'agriculture.
Il est fait chevalier du Mérite agricole le 5 août 1949. Il est également titulaire de la Médaille d'argent de l'Éducation Physique et des Sports.
Il est nommé officier d'instruction publique par décret du 15 décembre 1953.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 6 août 1955 sur proposition du ministre de l'Intérieur, en qualité de conseiller général, maire de Nérac. Sa Croix d'officier lui est remise à Nérac, le 11 novembre 1955, par Louis, Maurice PICARD, préfet de Lot-et-Garonne.
Il décède le 12 juin 1966 à Mulhouse.
Il est divorcé en premières noces de Jeanne, Marie, Joséphine SERRES, divorcé en secondes noces de Marie, Rosa RICHERT et marié en troisièmes noces avec Paulette, Anne, Marie FORASTÉ.

Jean Louis COUZY
Jean Louis COUZY est né le 9 juillet 1923 à Nérac.
Titulaire d'une licence es-Sciences, il est reçu à l'École Polytechnique en 1942. Il fait les Chantiers de Jeunesse de septembre 1942 à septembre 1943 et effectue sa première année de scolarité à Polytechnique d'octobre 1943 à juillet 1944.
Engagé volontaire dans l'Artillerie de la 1ère Armée en décembre 1944, il effectue un stage au Valdahon de décembre 1944 à mars 1945.
Affecté comme sergent au 64ème régiment d'Artillerie Anti-aérienne, il fait la campagne d'Allemagne du 15 mars au 15 septembre 1945.
D'octobre 1945 à juillet 1946, il effectue sa deuxième année de scolarité à Polytechnique comme sous-lieutenant. Il suit ensuite les cours de l'École Nationale Supérieure de l'Aéronautique jusqu'en 1948 avec le grade d'ingénieur militaire de 2ème classe (lieutenant).
Il est nommé ingénieur de 1ère classe (capitaine) du service de l'aéronautique en juillet 1949, ingénieur principal (commandant) en juillet 1951, et ingénieur-en-chef de 2ème classe (lieutenant-colonel) en avril 1957.
Il est également alpiniste de haute montagne et participe aux expéditions françaises de l'Himalaya (Annapurna en 1950, Makalu en 1954 et 1955) et à de nombreuses ascensions en Italie. Ses premières ascensions à l'Olan et à l'Aiguille noire de Peuterey sont au nombre des plus difficiles escalades des Alpes et sa 1ère hivernale de la face ouest des Drus est sans rivale. Il réussit également les «premières» du Chomo Lonzo 7 797 mètres) et du Makalu (8 470 mètres) dans l'Himalaya.
Il participe à l'Encyclopédie de l'électricité (rédaction du chapitre sur l'électricité de bord dans les avions), à l'ouvrage «La Montagne» aux éditions Larousse (rédaction du chapitre sur la description et l'exploration des montagnes du monde), au livre «Les alpinistes célèbres» dont il assure la co-direction avec Henry de SEGOGNE, et rédige de nombreux articles dans des revues d'alpinisme.
Il est cité à l'ordre de la Nation à titre posthume le 6 novembre 1958: «L'un des plus grands alpinistes français et mondiaux, personnalité exemplaire par sa valeur morale et son rayonnement intellectuel. Ingénieur militaire de l'Air, ancien élève de l'École Polytechnique et de l'École Supérieure d'Aéronautique, secrétaire général du Groupe de haute-montagne et membre du comité de l'Himalaya, a enrichi le palmarès de l'alpinisme français d'ascensions les plus difficiles, a participé à la conquête de l'Annapurna et à celle du Makalu. Fidèle à sa vocation, a trouvé la mort dans l'ascension du pic de Bure le 2 novembre 1958».
Titulaire de la Médaille de l'aéronautique (1951), chevalier de l'Étoile noire du Bénin (1951) et de la Médaille d'honneur -Or- de l'Éducation Physique et des Sports (1951), il est nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume par décret du 18 novembre 1958, sur proposition du ministre de l'Éducation Nationale.

Georges, Gérard BETEILLE
Georges, Gérard BETEILLE est né à Nérac le 12 août 1931.
Caporal dans l'Armée de l'air, il est affecté à la base aérienne 140 de Blida (Algérie).
Il décède le 8 juin 1961 à Soum-el-Had en Algérie et se voit attribuer la mention «Mort pour la France».
Il reçoit à titre posthume la Croix de la Valeur militaire avec palme et est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 novembre 1961 en qualité de capitaine de réserve à titre temporaire.




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