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Section du Lot et Garonne

Photographie du dernier reportage des figures

Jean-Gérard LACUÉE
Il naît au château de Lamassas, sur la commune de Hautefage-la-Tour (Lot-et-Garonne), le 4 novembre 1752 il est le second et dernier enfant de Jean Chrysostôme de Lacuée, seigneur de Cessac, conseiller du Roi au présidial d'Agen.
Il entre dans le régiment de Dauphiné-Infanterie en qualité de sous-lieutenant. Capitaine, le maréchal de Broglie lui confie en 1784, la surveillance des travaux et l'inspection de la conduite des cadets-gentilshommes de la garnison de Metz.
Après avoir été capitaine de régiment, il se retire pour se consacrer aux Sciences et aux Lettres et contribue à des articles sur l'art militaire dans la grande Encyclopédie.
Au moment de la Révolution française, il se dévoue au nouvel ordre de choses, sans enthousiasme mais avec une volonté ferme qui suscite l'estime des habitants, lesquels le nomment procureur-général, syndic du Lot-et-Garonne en 1790, puis député à l'Assemblée législative en 1791.
Il y défend la Constitution de 1791 et y prononce des discours ayant principalement pour objet l'organisation de l'armée. Le 28 avril 1792, il est élevé à la présidence de l'Assemblée, mais trop modéré et attaché à l'ordre établi, il n'est pas réélu à la Convention nationale au mois de septembre. Il entre alors dans les bureaux de la Guerre.
Devenu général de brigade et chef d'état-major des douze armées des Pyrénées le 3 février 1793, il est accusé d'avoir pris part à la rébellion des autorités de Toulon. Il se retire alors dans une maison de campagne isolée où il s'occupe de travaux agricoles et littéraires.
Au mois de pluviôse an III, il reçoit l'ordre de se rendre de nouveau à l'armée des Pyrénées. Il est ensuite chargé de diriger les opérations du ministère de la Guerre.
Le 1er vendémiaire an IV, Lacuée est élu député au conseil des Anciens. Le 1er brumaire, l'Assemblée l'appelle à la présidence, où il se prononce en faveur du projet relatif aux conseils d'administration des troupes et fait approuver la résolution concernant le service de gendarmerie.
Lorsqu'il quitte le Conseil des Anciens en 1798, il est nommé député au Conseil des Cinq-Cents.
Lors du 18 brumaire il se montre résolu à soutenir le nouvel ordre de choses devenu homme de main de Napoléon, il est membre du Conseil d'État et il est chargé de présenter au Corps législatif plusieurs projets d'organisation militaire.
Le Premier Consul lui confie le portefeuille de la Guerre par intérim. Le 3 thermidor an XI, il devient président de la section de la guerre au Conseil d'État, puis gouverneur de l'École polytechnique et membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
Le 9 vendémiaire an XII, il reçoit la Légion d'honneur et, le 25 prairial suivant, le titre de Grand Officier de l'Ordre. Il rejoint également l'Académie française en 1803.
Napoléon le nomme conseiller d'État à vie le 3 germinal an XIII, puis général de division le 9 octobre 1805. En 1806, il lui donne la direction générale de la Conscription et des Revues, emploi dans lequel Lacuée dressa, afin d'apprécier l'efficacité des préfets, un tableau divisé en ces quatre catégories : « 1) efforts et succès 2) efforts sans succès 3) succès sans efforts 4) ni succès ni efforts ».
Il le nomme ministre d'État à vie en novembre 1807, le crée comte de Cessac en 1808 et le fait Grand Aigle (Grand Croix) de la Légion d'Honneur le 2 février 1809.
Le 3 janvier 1810, Napoléon le nomme ministre directeur de l'Administration de la Guerre.
Lorsque le territoire français est envahi par les armées étrangères, il s'élève contre le démembrement de l'Empire. Il suit ensuite l'impératrice Marie-Louise à Blois, comme président de la section de la Guerre, et ne la quitte qu'après l'abdication de Napoléon.
Il accepte de Louis XVIII une inspection d'infanterie, et se trouve à Bourges lors du débarquement de Napoléon. Pendant les Cent-Jours, il ne prend aucune part aux affaires publiques. À la chute de Napoléon, il se retire de la politique. Louis XVIII, au retour de Gand, lui enlève le gouvernement de l'École polytechnique il est maintenu à l'Académie Française lors de la réorganisation de 1816.
En 1819, il se retire dans son château de Brantes, situé dans le Vaucluse, et y partage son temps entre l'agriculture et l'éducation de ses enfants.
Le 19 novembre 1831, le nouveau gouvernement l'appelle à la Chambre des pairs, où il se fait toujours remarquer par son patriotisme, par la franchise de son caractère et l'indépendance de ses opinions. Il devient membre de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1832.
Pair de France, doyen de l'Académie française, il meurt à Paris, le 14 juin 1841.

Distinction :
Grand Croix de la Légion d'honneur.


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