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Section du Lot et Garonne

Depuis le 30 novembre et jusqu'au 4 janvier 2019, vous pouvez découvrir l'exposition sur la Légion d'honneur présentée à la bibliothèque municipale de Mézin. Monsieur Jacques LAMBERT, maire de Mézin, et le général de corps d'armée (2S) Serge EGLOFF, président de la SMLH 47 l'ont officiellement inaugurée le jeudi 6 décembre. Parmi les personnalités invitées, on notait la présence de monsieur de SAINT-EXUPERY, fils d'un membre de la Légion d'honneur.

Le site LEONORE recense 37 personnes natives de Mézin qui ont eu la Légion d'honneur depuis la création de l'Ordre par Bonaparte, Premier Consul, en 1802 et qui sont décédées avant 1977.
Parmi celle-ci vous connaissez forcément Armand FALLIERES, qui fut président de la République et fut, à ce titre, élevé directement à la dignité de Grand'Croix de la Légion d'honneur le 18 février 1906 à l'Élysée par le général FLORENTIN qui était le Grand Chancelier de l'Ordre et qui l'a « reconnu comme Grand Maître de l'Ordre national de la Légion d'honneur » à l'occasion de sa prise de fonction.
Mais avez-vous une idée de qui sont les trente-six autres ?
Huit d'entre eux n'ont pas leur dossier accessible en ligne et il vous faudra donc vous tourner vers le service des Archives nationales de Fontainebleau pour en savoir un peu plus. Il s'agit de Jean BAURES, né en 1876, Henri LAZARTIGUES, né en 1877, Gaston BUZET, né en 1887, Jean CAILLAU, né en 1890, Marc SAUCLES, né en 1893, Louis FROEMER, né en 1896, Jean SOUBIRAN et Jean DONNADIEU, nés en 1899.

Le plus ancien des légionnaires natifs de Mézin est le comte Matthieu DEPÈRE, né le 10 octobre 1746, Pair de France, Sénateur, commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur du 14 juin 1804. Partisan de la Révolution, il est nommé vice-président de l'administration départementale de Lot-et-Garonne en 1790 et élu député à l'Assemblée législative. Le 24 vendémiaire An IV, il est élu député de Lot-et-Garonne au Conseil des Anciens. Réélu le 27 germinal an VII, il soutient Bonaparte lors du coup d'État du 18 brumaire. Le 4 nivôse suivant, il est nommé membre du Sénat conservateur. Il est créé comte de l'Empire le 26 avril 1808 et se voit chargé d'une mission relative à l'agriculture dans les Landes. En 1814, il vote la déchéance de l'Empereur et est nommé Pair de France par Louis XVIII, le 4 juin. Il siège à la chambre haute jusqu'à son décès le 6 décembre 1825 à Toulouse.

Vient ensuite un militaire, le colonel de cavalerie Joseph DUCASTAING de MATALIN, né le 10 juillet 1752. Garde du Corps du Roi dans la Compagnie de Beauveau en 1768, émigré en 1791, il a fait la campagne de 1792 dans l'armée des frères de Louis XVI, puis les campagnes de 1793 à 1797 dans le 2ème Régiment de cavalerie noble de l'armée de Condé comprenant la Garde du Corps. L'empereur ayant pris à sa solde l'armée de Condé, il a été affecté au détachement attaché au service de sa Majesté. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 1er octobre 1814.

Venant LAFONTAN est né le 10 octobre 1756. Fusilier en 1778, puis caporal, sergent, sergent-major, adjudant, sous-lieutenant, il est nommé lieutenant en l'An 12. Il a servi au Régiment de Navarre Infanterie puis au 15ème Régiment de ligne. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804. Il est admis à la retraite en 1808 et décède le 12 novembre 1825. Il était marié avec Cécile DUCOS et avait un fils Henry.

Étienne BARRERE est né le 14 mars 1781. Il est capitaine de la 9ème compagnie de la Garde Nationale de Mézin. Il sert à la 1ère compagnie du Corps Royal de Dragon jusqu'en 1814. Il participe aux campagnes de l'An 14 en Italie, de 1806 à Naples, de 1809 en Autriche, de 1810 et 1811 en Espagne, de 1812 en Russie, de 1813 en Saxe et 1814 en France. Son certificat médical indique qu'il présente une hernie inguinale du côté gauche, qu'il a perdu deux phalanges du doigt indicateur de la main gauche résultat d'un coup de mitraille et plusieurs cicatrices provenant de blessures reçues à l'ennemi... Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 9 août 1833.

Jean de POUL de LACOSTE est né le 6 septembre 1788 (son père était capitaine au Régiment de Forez et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint Louis). Élève à l'école militaire le 10 juillet 1805, affecté comme sous-lieutenant au 13ème Léger le 23 septembre 1806, lieutenant le 20 juin 1809, capitaine le 28 février 1812, il entre dans les Volontaires Royaux le 30 mars 1815, puis à la Légion de Lot-et-Garonne le 1er janvier 1816. Capitaine à la Légion départementale de Lot-et-Garonne, au 50ème Régiment d'Infanterie de ligne, il fait les campagnes de 1806, 1807, 1808 en Prusse,et en Pologne, de 1809 en Autriche, de 1810 et 1811 sur la côte de la Baltique, de 1812 en Russie, de 1813 en Allemagne, de 1814 en France, de 1815 à l'Armée Royale dans les Volontaires royaux du département de Lot-et-Garonne. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur du 13 juillet 1813. Il a été blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche à la bataille d'Eylau (Prusse) le 8 février 1807, d'un coup de feu à la joue droite à l'affaire de Smolensk (Russie) le 17 août 1812, et fait prisonnier de guerre lors de la capitulation de Dresde, le 11 septembre 1813 (rentré le 18 juin 1814). Il décède le 13 juin 1829. Il avait épousé Pétronille-Marie-Victoire BERNARD et avait un fils Claude-Henry.

Mathieu-Louis DEPERE est né le 2 mars 1790. Il est capitaine au 100ème de ligne le 10 avril 1813. Il entre à la Compagnie de Chevau-Légers de la Garde du Roi le 6 juillet 1814 où il sert comme lieutenant. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 décembre 1815.

Jean-Auguste de LARTIGUE est né le 21 juin 1794. Maire de Mézin, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 15 mars 1864. Il décède le 16 mai 1876.

Pierre DUBARBÉ est né le 8 janvier 1776 (son père était voiturier). Entré au service au 16ème Régiment d'Infanterie légère le 18 juin 1792, il passe au 13ème Régiment de Chasseurs à cheval le 13 avril 1800. Brigadier le 12 juillet 1802, maréchal-des-logis le 27 juillet 1809, il rejoint les Chasseurs à cheval de l'ex-Garde le 3 septembre 1809. Resté en arrière lors de la retraite de Moscou le 2 octobre 1812, il rentre au Corps le 2 août 1814 et est incorporé dans les Lanciers de l'ex-Garde. Enrôlé volontaire aux Hussards de la Garde Royale le 11 janvier 1816, il est nommé brigadier le 22 janvier. Il a fait les campagnes de 1792, 1793, 1794 et 1795 aux armées de la Moselle, du Rhin et des Alpes, de 1796, 1797, 1798, 1799 et 1800 en Italie, de 1804 et 1805 sur les côtes de l'Océan, de 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne, de 1808 en Espagne, de 1809 en Allemagne et de 1812 en Russie.Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 13 juillet 1816. Marié avec Jeanne-Marie SENAC, il a eu deux enfants, Eugène et Jean-Baptiste. Il décède le 15 janvier 1832.

Aristée TARTAS de CONQUES est né le 7 Thermidor An VI (25 juillet 1798). Lieutenant de Vaisseau, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 27 juillet 1832. Il décède le 19 décembre 1879.

Joseph-Victorien LARROZE est né le 22 mars 1813. Maire de Nérac, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 10 octobre 1850. Il décède le 6 juin 1903 à Nérac.

Louis-Edmond de POUL est né le 18 septembre 1826 (fils d'un capitaine de l'ex-Garde). Élève à l'École Spéciale Militaire en 1844, il est sous-lieutenant au 49ème Régiment d'Infanterie de ligne en 1846, lieutenant en 1850, affecté au 8ème Régiment de Dragons en 1851, capitaine adjudant-major en 1854, affecté comme capitaine au Régiment de Lanciers de la Garde Impériale en 1856, capitaine adjudant-major en 1859, capitaine en 1862, affecté au 4ème Régiment de Hussards en 1863, chef d'escadrons au 11ème Régiment de Chasseurs en 1869, puis au 6ème Régiment de Chasseurs en 1869, au 5ème Régiment de Dragons en août 1870, au 14ème Régiment de Dragons en novembre 1870, au 2ème Régiment de Dragons en 1871. Il est nommé lieutenant-colonel au 26ème Régiment de Dragons en 1875 avant de revenir comme colonel du 4ème Régiment de Hussards en 1880. Il a fait campagne en Italie en 1859, à Rome de 1863 à 1866, en Afrique en 1869, contre l'Allemagne en 1870, à nouveau en Afrique et avec le corps expéditionnaire en Tunisie en 1880/1881. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 26 octobre 1864, promu Officier le 5 juillet 1882 et Commandeur de la Légion d'honneur le 24 juin 1886. Il a également reçu la décoration de 3ème classe de l'Ordre Pontifical de Pie IX et a été fait commandeur de l'ordre de Nichan Iftikhar conféré par le Bey de Tunis. Il décède le 2 janvier 1893.

Anatole TINARRAN est né le 12 août 1831 (fils de boulanger). Il est chef du 9ème groupe, organisateur des onze concours d'horticulture de l'Exposition de 1889. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 29 octobre 1889. Ses états de services indiquent qu'il a procédé au reboisement pour le compte de l'État de six mille hectares de dunes, publié un ouvrage sur le reboisement des montagnes, effectué les travaux de plantation sur six mille kilomètres de lignes de chemin de fer du Midi, de l'Est, de Paris à Lyon et à la Méditerranée, et en Algérie sur les lignes d'Alger à Oran, et de Philippeville à Constantine. Il décède à Paris le 25 février 1908.

Jean-Baptiste RONTIN est né le 22 octobre 1844 (fils d'un fabricant de bouchons). Médecin, maire de Mézin à partir de janvier 1878, conseiller général du canton de Mézin à partir du mois d'août 1883, secrétaire du Conseil général de Lot-et-Garonne de 1883 à 1889, il est également membre du Conseil départemental de l'Instruction publique depuis 1887. En octobre 1870, il est engagé volontaire dans les compagnies de guerre du 13ème bataillon de la Garde nationale et il est nommé Chirurgien aide-Major dans ce bataillon. Il participe au service des avant-postes et à la bataille du 19 janvier 1871. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 27 juin 1890. Il décède le 15 mars 1903.

Joseph GAZÈRES est né le 30 octobre 1846. Élève de l'École Polytechnique en 1865 puis à l'école d'artillerie en 1867, il est affecté au 5ème régiment d'artillerie monté en 1869 comme lieutenant. Capitaine en 1873, il est membre de la commission d'expériences de Calais à partir de 1875. Il reçoit successivement plusieurs affectations au 36ème Régiment d'Artillerie, à l'état-major particulier de l'Artillerie, et successivement aux 26ème, 23ème, 19ème, 29ème, 35ème et 15ème Régiments d'Artillerie. Chef d'escadron en 1887, il revient à l'état-major particulier puis est affecté au 27ème Régiment d'Artillerie. Nommé lieutenant-colonel en 1895, il est président de la commission d'expériences de Calais. Il fait campagne contre l'Allemagne en 1870/1871, participe aux combats de Sarrebruck, aux batailles de Forbach et à celle de Rezonville où il est blessé par un éclat d'obus et est fait prisonnier de guerre Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 19 octobre 1870 et promu officier le 12 juillet 1897. Il décède le 8 février 1925.

Louis, Victor, Émile DELOR est né le 11 avril 1848. Il est le fils de Pierre - Gaudéric DELOR, secrétaire de mairie, qui habite rue du Barbein, et de son épouse Marie LAFFARGUE, la déclaration de naissance a été faite devant le maire Victor POUL, en présence de Mathieu SOUBIRAN, propriétaire et de Jean-Marie CASTAING, commissaire de police. Négociant à Saint-Louis au Sénégal, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 27 janvier 1886, décoration qui lui est remise le 11 juin 1886 par Louis DESCEMET, négociant.

Joseph RIMAJOU est né le 19 décembre 1848. Fils de Jean RIMAJOU, charron, demeurant boulevard du Nord à Mézin, et de son épouse Marie LARREY, la déclaration de naissance a été faite devant le maire LARTIGUE, en présence d'Antoine LAFITE, tonnelier, et de Jean LABAT, laboureur. Incorporé à vingt-et-un ans au 50ème Régiment de Ligne en octobre 1869, il est nommé caporal le 8 mai 1870, puis sergent et sergent-fourrier le 12 janvier 1871. Il fait campagne contre l'Allemagne pendant la guerre de 1870/1871, puis il participe aux campagnes d'Afrique de 1871 à 1874. Il est décoré de la médaille coloniale pour avoir pris part aux combats de la grande insurrection algérienne de 1871. Revenu à la vie civile, il est expéditionnaire de 1880 à 1885, puis commis d'ordre. Nommé rédacteur en 1890, il est sous-chef de bureau et sous-chef du cabinet du Directeur général des Cultes à partir de 1896. Il est officier de l'instruction publique en janvier 1896. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 9 août 1904. La décoration lui est remise le 27 octobre 1904 par monsieur DUMAY, conseiller d'état, Directeur général des Cultes.

François, Pierre, Dulcide, Marie, Joseph DUBOUCH est né le 9 septembre 1853. Fils de Bonaventure Dulcide DUBOUCH, boulanger, et de Marie Nathalie LASSOUJADE, l'acte de naissance a été rédigé par Louis de SAUVAIGE, adjoint délégué pour les fonctions d'officier d'état-civil en présence de Pierre Adolphe BEZIAT, fabricant de bouchons, et de Jules DECHX, secrétaire de mairie. Nommé substitut du Procureur de la République à Gourdon, puis à Auch en 1880, il est nommé Substitut du Procureur Général à Agen en 1883, puis Avocat Général à Riom en 1889. Nommé Procureur de la République à Amiens en 1899, il est nommé Procureur Général près la Cour d'Appel de Nîmes en 1905. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 23 janvier 1906. La décoration lui est remise le 15 février 1906 par le Premier Président de ladite Cour d'Appel. Il décède le 21 janvier 1915.

Jean, Henry, Jules de POUL de LACOSTE est né le 25 mars 1857. Fils de Henry, Claude, propriétaire au Moulin du pont, et de Marie, Louise, Élisabeth, Adrienne de LA VERGNE sa déclaration de naissance a été effectuée en présence d'Hippolyte MILLASSEAU, secrétaire de mairie et de Jules BARBE, appariteur de la mairie. Il se marie le 5 mars 1887 avec Julie, Mathilde CASENAVE. Il a les cheveux et les sourcils châtains, les yeux gris, le front ordinaire, le bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale et mesure 1,64m selon sa fiche signalétique. Appartenant à la classe 1878, il est incorporé en 1880 comme élève médecin à l'école du Val de Grâce à Paris. Nommé Médecin Aide-Major de 2ème classe en 1882, il est affecté aux hôpitaux de la division de Constantine et à l'hôpital militaire de Guelma en 1882, puis au 13ème Régiment de Chasseurs en 1883. Nommé Médecin Aide-Major de 1ère classe en 1884, il est affecté au 9ème Régiment de Chasseurs en 1887. Médecin Major de 2ème classe en 1889, il est affecté au 134ème Régiment d'Infanterie, puis à l'hôpital militaire de Bourges en 1890 et au 62ème Régiment d'Infanterie. En 1893, il rejoint les hôpitaux militaires de la division d'Alger et en 1894 l'hôpital militaire de Tizi-Ouzou. Il a ainsi fait campagne en Afrique de 1882 à 1886 et de 1894 à 1898. En 1898, il est affecté au 78ème Régiment d'Infanterie, et il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 10 juillet 1899. Sa décoration lui est remise par le lieutenant-colonel PELLET, commandant la portion centrale du 78ème Régiment d'Infanterie le 14 juillet 1899. Il décède à Toulouse le 20 juin 1931.

Jules, César JULHIA est né le 22 mai 1868. Sa déclaration de naissance a été faite devant Étienne SAUVAGE, adjoint délégué de Mézin par son père, Jean, Jules JULHIA, bouchonnier (comme son épouse), en présence de Pierre DUCOS, garde champêtre et de Pierre LABRET, coupeur de liège. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 26 juillet 1924 en qualité de Maire adjoint du 13ème arrondissement de Paris, membre du Comité de patronage des Apprentis du 13ème arrondissement. La décoration lui est remise le 11 août 1924 par Charles, Alphonse, Paul GUERINEAU, Maire du 13ème arrondissement de Paris. Il a effectué trois ans de services militaires, est industriel, a été administrateur (depuis 1897), puis Président (depuis 1919) du Patronage laïque du quartier de la Gare (société de préparation militaire), membre honoraire de l'Union des sociétés de préparation militaire de France, administrateur-fondateur de la Caisse des écoles du 13ème arrondissement, vice-président fondateur de l'Office des pupilles de la Nation, administrateur de la Caisse d'épargne de Paris il a également été commissaire puis administrateur du bureau de bienfaisance du 13ème arrondissement, membre puis vice-président de la commission d'admission dans les hospices, secrétaire de la mutualité scolaire du 13ème arrondissement, membre honoraire de la société de secours mutuels du 13ème, de la société d'assistance amicale du 13ème, du bureau de placement gratuit du 13ème. Il a reçu une lettre de félicitations du Ministre de la Guerre, est officier de l'Instruction publique (1912) et titulaire de nombreuses médailles d'exposition. Pendant la guerre, il a apporté son aide et ses conseils pour soulager la détresse des mères et des veuves des soldats et a grandement contribué au maintien du moral de la population.

Auguste SOUBIRAN est né le 11 mai 1868. Son acte de naissance est rédigé par Étienne SAUVAGE, qui a reçu la déclaration de Mathieu, Auguste SOUBIRAN, son père, fabricant de bouchons, demeurant rue du Peyron. Son épouse qui vient d'accoucher, Louise, Noéla HIERNO, est modiste. La déclaration a été faite en présence de Mathieu SOURBES, fabricant de bouchons, et de Joseph, Émile DUBOUCH, également fabricant de bouchons. Engagé volontaire comme soldat, le 8 mars 1889 au 153ème Régiment d'Infanterie de Ligne, il est nommé caporal le 18 septembre puis sergent fourrier le 22 septembre 1890, sergent le 1er janvier 1891, sergent major le 26 octobre 1891, élève officier à l'école militaire d'infanterie le 1er avril 1893. Nommé sous-lieutenant le 1er avril 1894, il rejoint le 142ème Régiment d'Infanterie de Ligne, puis le 3ème Régiment d'Infanterie de Marine le 22 juin 1895 avant d'être affecté au Régiment Colonial à Madagascar (où il fait campagne et reçoit la médaille de Madagascar) le 31 août 1895 et au 7ème Régiment d'Infanterie de Marine le 6 mars 1896. Il y reçoit ses galons de lieutenant le 1er avril suivant. Affecté au 9ème Régiment d'Infanterie de Marine en septembre 1897, puis au 5ème Régiment d'Infanterie de Marine le 9 janvier 1900, il fait campagne au Tonkin de novembre 1897 à février 1900. Nommé capitaine le 16 septembre 1900, il est à nouveau désigné pour servir au Tonkin en 1901, il rejoint le 9ème Régiment d'Infanterie Coloniale, puis le 4ème régiment de tirailleurs tonkinois en mai 1902, le 1er régiment d'infanterie coloniale fin mai 1903. Il fait ainsi campagne au Tonkin de mai 1901 à juin 1903. Affecté au 21ème régiment d'infanterie coloniale fin septembre 1904, puis à nouveau au 9ème régiment d'infanterie coloniale en mai 1905, il fait encore campagne au Tonkin de mai 1905 à août 1907. Le 6 juillet 1907 il rejoint le 3ème Régiment d'Infanterie Coloniale et est affecté à l'état-major particulier du ministre des colonies le 13 mai 1908. Il se marie avec madame RUFFIER le 26 avril 1909. Il est fait chevalier de l'Ordre impérial de l'Annam le 29 juin 1910. Affecté en juin 1911 au 4ème Régiment d'Infanterie Coloniale, il fait à nouveau campagne avec le 2ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois à partir du 30 septembre 1911, puis avec le 1er Régiment de Tirailleurs Tonkinois à partir du 23 février 1912. Nommé chef de bataillon en mars 1912, il retrouve le 2ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois en décembre 1912. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 10 juillet 1913 et sa croix lui est remise le 27 septembre 1913 à Lang Son (Indochine) par le chef de bataillon Constant, Nicolas LAMIABLE, commandant d'armes. Il est promu officier de la Légion d'honneur le 29 décembre 1917 alors qu'il est lieutenant-colonel à titre temporaire (active) au 42ème Régiment d'Infanterie Coloniale. Il décède le 22 octobre 1918 à Salonique.

Jean, Louis, René MAURY est né le 18 novembre 1880. Fils de Pierre, Séverin MAURY, professeur au collège, et de Marie, Jeanne, Ada LARROZE, sa déclaration de naissance est faite devant Romain LAROZE, adjoint délégué pour remplir les fonctions d'officier d'état-civil, Joseph, Casimir LAFFITTE, secrétaire de la mairie, et François BEAUSEIGNEUR, professeur au collège. Jeune soldat de la classe 1900, il est incorporé au 100ème Régiment d'Infanterie le 16 septembre 1901. Il est nommé soldat de 1ère classe en mai 1902, caporal en septembre suivant, sergent en septembre 1903, sergent fourrier en novembre 1904. En mars 1907 il intègre l'école militaire d'infanterie comme élève officier et est affecté comme sous-lieutenant en mars 1908 au 126ème Régiment d'Infanterie où il est nommé lieutenant le 1er avril 1910. Il se marie le 25 octobre 1910 avec Blanche, Isabelle BAUNAC. En 1913, il reçoit une lettre de félicitation du ministre de la Guerre pour le zèle et le dévouement dont il a fait preuve en coopérant à l'origine de l'entraînement physique et de la préparation militaire. Il suit le premier cours de l'école normale de gymnastique de Joinville-le-Pont du 1er février au 30 avril 1914. Lieutenant au 126ème Régiment d'Infanterie, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 octobre 1914. Il décède, le 17 avril 1915 à l'hôpital Gama de Toul, des suites d'une très sérieuse blessure de guerre consécutive à une conduite très brillante avec sa section.

Charles, Joseph GOUX est né le 18 mars 1881. Il est le fils de Joseph GOUX, tailleur d'habits et de son épouse, Marie BOUDON, couturière, domiciliés place Saint Jean. Sa déclaration de naissance est faite devant Romain LAROZE, adjoint délégué pour remplir les fonctions d'officier de l'état-civil. Ouvrier bouchonnier avant la guerre, il est invalide de guerre à 100% des suites d'une blessure au thorax par balle survenue le 4 novembre 1914 à Ypres, suivie d'une pleurésie purulente. Il exerce les fonctions de concierge au lycée de garçons de Nîmes du 11 juillet 1918 au 1er octobre 1942. Médaillé militaire le 14 juillet 1922, il est fait chevalier de la Légion d'honneur en qualité d'ancien soldat du 15ème Régiment d'Infanterie, par décret du 9 août 1952. Sa croix de chevalier lui est remise à Nîmes, le 9 novembre 1952, par Jean, Émile, Louis, HILLAIRE. Il décède le 16 juin 1953 à Nîmes (Gard).

Maximilien, Octave DARAS est né le 27 novembre 1888. Il est le fils de Pierre DARAS, cultivateur, et de son épouse Marie CARBONNEAU, ménagère. Fabricant de bouchons avant la guerre, il est incorporé le 5 octobre 1909 au 3ème Régiment de Zouaves comme 2ème classe et il est nommé 1ère classe en avril 1911. Il sert en Algérie en 1909/1910. Rappelé à l'activité à la déclaration de guerre, il est affecté au 20ème Régiment d'Infanterie qu'il rejoint le 3 août 1914. Il est nommé caporal fourrier le 6 octobre 2014, sergent le 6 février 1915 et sergent-major le 2 mars suivant. Blessé au combat à Perthes-les-Hurlus par un éclat d'obus, il est évacué le 3 mars 1915. Victime d'une fracture de la jambe gauche entraînant une amputation de la cuisse gauche au tiers supérieur, et d'une fracture simple de la jambe droite avec séquelles, il est réformé et déclaré invalide. Il est cité à l'ordre de la division du 6 mars 1915 « Agent de liaison du chef de bataillon, a transmis des ordres urgents à son capitaine avec le plus grand mépris du danger et à plusieurs reprises sous de violents feux d'artillerie. » et à l'ordre de l'armée du 13 août 1915 « Excellent sous-officier énergique et plein d'allant. Blessé le 3 mars 1915 à la tête de sa section à l'assaut des tranchées ennemies. A été amputé de la cuisse gauche. ». Il reçoit la Médaille militaire le 14 juin 1915. Il est également titulaire de la Croix de guerre avec palme et étoile d'argent, de la médaille commémorative de la Grande guerre et de la médaille de la Victoire. Il exerce les fonctions de préposé des contributions indirectes du 1er décembre 1915 au 1er juin 1919. Il épouse Marie, Thérèse CRAMPES le 24 octobre 1917 à Pau. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 novembre 1935 en tant qu'ancien sergent-major du 20ème Régiment d'Infanterie, mutilé de guerre à 100%. Caissier-comptables, il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 8 juillet 1948 et sa croix lui est remise le 28 novembre par Armand CLAVERIE, président des amputés de guerre de la Gironde et de la Dordogne. Il décède le 6 février 1957 à Le Bouscat.

Henri GOUX est né le 17 juin 1906. Il est le fils de Charles, Joseph GOUX et de son épouse Marie LABARTHE. Il se marie le 26 juillet 1930 à Bordeaux avec Marie Catherine, Angelina PUCHEU. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 6 octobre 1949 en qualité de Médecin-commandant des troupes coloniales. Sa croix lui est remise à Dalat, le 11 novembre 1950 par le Lieutenant-colonel Georges, Robert SCHNEIDER, commandant le sous-secteur du Haut Donnaï (Sud Annam). En 1950, il est médecin-chef de l'hôpital Catroux à Dalat (Sud Annam). Il décède le 27 février 1963.

André, Jean, Alban BALEN est né le 17 avril 1886, rue Saint Bénazet. Il est le fils de Jean BALEN, bouchonnier, et de son épouse, Marie BORDES, bouchonnière. Industriel, il est secrétaire de la mairie de Mézin, trésorier à la Caisse d'Épargne, et juge de Paix suppléant. Titulaire de la Croix de guerre (citation à l'ordre de la 4ème armée : « Au régiment depuis le début de la guerre, M. BALEN s'était distingué aux combats de la Tête de Faux en 1914 et au Chemin des Dames en 1917. Pendant les journées des 17 et 18 juillet, s'est offert pour occuper un poste très exposé. A ramené tous ses camarades blessés, luttant sans répit dans la zone la plus dangereuse du champ de bataille sous un bombardement et un tir incessants. »). Il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du 19 août 1950 en tant qu'ancien combattant. Sa croix lui est remise le 18 mars 1951 par André, Pierre LACAVE, chef adjoint du cabinet du ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Il décède le 29 avril 1965 à Mézin.

Joseph, Richard BARBÉ est né le 28 mars 1858. De père inconnu, il est le fils de Marie, Julie BARBÉ. Bouchonnier avant d'être incorporé, il est affecté le 3 novembre 1879 au 14ème Régiment d'Artillerie comme 2ème canonnier-conducteur. Il se marie le 23 juin 1879 avec Rose, Thérèse JOUVE. Il fait campagne en Algérie du 18 novembre 1879 au 28 janvier 1898. Brigadier le 21 octobre 1880, puis maréchal-des-logis le 9 mars 1889, il rengage pour cinq ans le 11 août 1888. Affecté au 12ème Régiment d'Artillerie, puis à l'état-major particulier de la division d'Alger, il est affecté à la place de Tizi Ouzou comme gardien de batterie de 2ème classe le 15 septembre 1893. Il reçoit la Médaille militaire par décret du 26 décembre 1894. Il est ensuite affecté à la Direction de Vincennes, Fort de Stains le 10 novembre 1897. Il est nommé gardien de batterie de 1ère classe le 14 décembre 1900 et maintenu dans ses fonctions. Il est ensuite affecté au fort de Montmorency-fort de Rosny le 8 juillet 1907. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur à compter du 25 décembre 1916, par arrêté du 24 janvier 1917. Il décède le 18 juillet 1926.

Marie, Louis, Raymond d'ARODES de PEYRIAGUE est né le 10 novembre 1854. Il est le fils de Alexis, Raymond, Léonce d'ARODES de PEYRIAGUE, licencié en Droit, propriétaire, et de son épouse Zoé de BEAUROYRE, domiciliés sur les allées Bouhaut. La déclaration de sa naissance est faite devant Louis de SAUVAIGE, adjoint délégué pour remplir les fonctions d'officier de l'état-civil, de Jules DECHOC, secrétaire du maire et de Jules BARBE, appariteur de la mairie. Il intègre l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr le 27octobre 1873. Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1875, il est affecté au 97ème Régiment d'Infanterie, où il est nommé lieutenant le 12 novembre 1881. Il est affecté au 30ème Régiment d'Infanterie le 25 juin 1886, puis au 140ème régiment d'infanterie le 8 octobre 1887, et au 22ème régiment d'infanterie le 29 février 1888. Nommé capitaine le 23 avril 1888 au 123ème Régiment d'Infanterie, il se marie le 14 octobre 1889 avec Émilie, Geneviève, Marguerite BARTHOUILH de TAILLAC. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 18 avril 1897. Lieutenant-colonel au 124ème Régiment d'Infanterie, il est promu officier le 31 juillet 1915. Il décède le 1er novembre 1932.

Photos Francis SIGL


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