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Section du Lot et Garonne

Exposition LH à Clairac

Le 7 mai a eu lieu à Clairac le vernissage de l'exposition sur les Légionnaires natifs du Lot-et-Garonne qui s'est déroulée jusqu'au 18 mai. Accueillie au centre culturel Claude Maisonneuve par monsieur Michel PERAT, maire de Clairac, la présidente du comité SMLH de Marmande, Martine BIANCHI, a remercié la municipalité et les participants, et tout particulièrement madame Nicole TRAMOND et monsieur Daniel SICARD qui ont beaucoup oeuvré pour sa mise en place. Elle a ensuite passé la parole au président de la SMLH 47 qui a présenté la finalité de cette exposition : rendre hommage aux membres de la légion d'honneur nés dans nos belles communes et dont le souvenir est souvent perdu.

Le site LEONORE du ministère de la culture répertorie 30 enfants nés dans la commune de Clairac qui, devenus adultes, ont reçu la Légion d'honneur. Parmi eux, trois dossiers ne sont pas accessibles en ligne. Il s'agit de Jean CHOPIS, né le 7 janvier 1891, de André, Jean FONTENEILLE, né le 24 septembre 1894 et de LAFFARGUE Yves, né le 19 mai 1892. Vous trouverez les vingt-sept autres ci-après.

Le « premier né » à Clairac, est le Sieur Jacques BUSCAILLE, né le 20 octobre 1763 à Cambres, date à laquelle il a été baptisé par Jean-Pierre GABRIAC, pasteur des Hautes Cévennes, suivant l'usage établi dans les Églises réformées de France. Il est le fils de Jean BUSCAILLE, marchand, et de Marie MENDOUZE, mariés au Dézert, habitants Combes, terre de Clairac.
C'est Jean-Pierre PEYROT, adjoint à la mairie de Clairac, officier de l'état-civil par délégation qui certifie l'extrait de cette déclaration de naissance le 5 janvier 1817.
Son certificat d'individualité est établi le 7 janvier 1817 par Jean-Étienne de SAFFIN, chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur, maire de Clairac, en présence du vicomte Robert de VIVENS, membre du Conseil général du département de Lot-et-Garonne et de Étienne DUBOSC, premier suppléant du juge de paix du canton de Tonneins.
Engagé dans la compagnie franche de Clairac le 29 juillet 1792 (il a 28 ans), il est nommé adjoint à l'état-major général de l'armée d'Italie le 1er prairial an 2 (20 mai 1794), par le général de division Gaultier KERVEGUEN, chef d'état-major, conformément à l'arrêté du Comité de Salut public du 16 floréal an 2.
Il est nommé lieutenant à la 22ème 1/2 brigade devenue 63ème, le 7 fructidor an 3, puis capitaine le 8 pluviôse an 5 (27 janvier 1797).
C'est le général KLÉBER qui le nomme chef de bataillon le 1er ventôse an 8 (20 février 1800), nomination confirmée par le gouvernement le 13 germinal an 10 (3 avril 1802).
Il est placé à la suite du 9ème régiment d'infanterie de ligne le 8 floréal an 10 (28 avril 1802).
Du 29 juillet 1792 au 25 novembre 1806, il totalise 14 ans, 3 mois et 26 jours de service et 11 ans pour campagne de guerre.
Il est chef de bataillon au 9ème Régiment d'infanterie de ligne lorsqu'il fait l'objet 25 novembre 1806 d'un mémoire de proposition pour la solde de retraite «pour infirmité non provenant de blessure» indiquant qu'il est affecté «de faiblesse considérable de la vue, principalement de nyctalopie, de dureté de l'ouïe qui dégénère périodiquement en surdité complète et d'une douloureuse difficulté dans le mouvement de l'extrémité supérieure droite, suite d'un coup de Biscaïen, qui a fortement contrits le moignon de l'épaule qui s'aggrave souvent par la complication des douleurs rhumatismales auxquelles il est habituellement sujet», «qui le mettent hors d'état de continuer le service».
Le Conseil d'administration du 9ème régiment atteste que ces infirmités proviennent des «événements et des fatigues de la guerre et particulièrement des campagnes d'Égypte et de Syrie».
Il est présent au 9ème régiment de ligne jusqu'au 21 octobre 1807. Il est en retraite à Clairac et membre du Conseil municipal lorsqu'il est fait chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur pour prendre rang du 5 novembre 1804, son brevet étant signé à Paris le 26 septembre 1818.
Il décède le 31 juillet 1832 à Clairac. C'est son frère, Pierre BUSCAILLE, propriétaire à Cambes qui est son seul héritier.

Le vicomte Robert LABAT de VIVENS est né le 6 janvier 1771 à Clairac. Il est le fils de Bernard, André de VIVENS, ancien officier d'infanterie, et de Grâce AINLIE, son épouse. Il est baptisé le 11 janvier 1771, son parrain est son grand-oncle maternel, Robert AINLIE, et sa marraine Élisabeth, Judith de VIVENS, sa tante paternelle.
Membre du conseil municipal de Clairac depuis 1810, membre du Conseil général de Lot-et-Garonne de 1816 à 1830, il est nommé chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur le 26 décembre 1844.
Sa croix de chevalier lui est remise à Clairac, le 28 janvier 1845, par Louis, Edmond, Mathieu DUGUE, Sous-préfet de Marmande.
Il décède le 13 mars 1855.

Jean IRAGUE est né le 26 février 1773 et a été baptisé le 28 février à Clairac. Il est le fils naturel et légitime de Jean-Benoît IRAGUE et d'Anne LOISEAU, son épouse. Son parrain est son oncle Jean LOISEAU et sa marraine Célestine LOISEAU, sa grand-mère.
Entré au service le 8 avril 1792, dans le 33ème régiment d'infanterie de ligne qui est intégré ensuite dans le 96ème régiment, il est nommé fourrier le 10 prairial de l'an 2 (29 mai 1794), sergent le 8 messidor de l'an 2 (26 juin 1794), sergent-major le 6 frimaire de l'an 7 (26 novembre 1798), adjudant sous-officier le 25 prairial de l'an 8 (14 juin 1800), sous-lieutenant le 20 vendémiaire de l'an 10 (12 octobre 1801).
Il a ainsi participé aux campagnes de 1792 et 1793, puis de l'an 2 (1794) à l'an 13 (1804) inclus (en l'an 11 campagne dans l'intérieur).
L'amiral BRUIX fit mettre à l'ordre de l'armée navale le 18 vendémiaire de l'an 13 (10 octobre 1804), le témoignage de sa satisfaction de la conduite distinguée de cet officier pendant la durée des combats qui ont eu lieu le 12 vendémiaire (4 octobre 1804) à bord du «Bateau de 1ère Espèce, la canonnière 118» contre une corvette anglaise. Le commandant du navire a attesté que cet officier s'est comporté «avec la plus grande bravoure, que son activité et son exemple a stimulé le courage de son détachement qui a montré la meilleure contenance. Cet officier pendant toute l'action s'est montré avec distinction.». Ce que les officiers de l'état-major dudit bâtiment ont confirmé «comme un gage de notre estime particulière, et le garant d'une conduite méritoire, cet officier forcé de nous quitter emporte avec lui nos regrets les plus sincères.»
Cet officier fut blessé à la bataille de Marengo d'un coup de balle au bas ventre.
Sous-lieutenant au 96ème régiment de ligne de la 1ère division, du Corps de Gauche de l'Armée de l'Océan, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 1807.

Jean, Laurent GOUBIL est né 6 août 1788 à Clairac. Il est le fils de Antoine GOUBIL, maître boulanger, et de Catherine FERRÉ, son épouse. Il entre au service au régiment Royale Bourbon le 19 avril 1814 et est incorporé au régiment de la Reine le 30 avril 1814. L'ordonnance du 12 mai 1814 forme le régiment de la Reine à Paris avec le 2ème régiment d'infanterie de ligne. Il est blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche le 16 juin 1815 à la bataille de Ligny-sous-Fleurus en Belgique (dernière victoire de Napoléon avant Waterloo). Engagé volontaire le 11 juillet 1816, il est nommé caporal le 12 mai 1818, sergent le 16 janvier 1819 et libéré du service le 1er septembre 1822.
Nommé dragon de 1ère classe le 15 octobre 1831, brigadier le 23 janvier 1833, maréchal-des-logis le 16 avril 1837, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 28 septembre 1844. Son régiment est en 1844 en garnison à Thionville (Moselle).
Il a fait campagne en 1815 au régiment de la Reine et en 1831/1832 en Belgique.

Georges, Joseph LOUBET est né le 27 fructidor de l'an 4 (13 septembre 1796) à Clairac. Il est le fils d'Étienne LOUBET, médecin, et de Marie Henriette COMMERCY, son épouse.
Le 30 juin 1819, il entre au service comme soldat dans la Légion de Lot-et-Garonne qui devient 50ème régiment d'infanterie de ligne le 6 décembre 1820.
Il est nommé caporal le 1er juillet 1819, sergent le 1er juillet 1820, sergent-major le 1er janvier 1822, sous-lieutenant le 24 septembre 1830, lieutenant le 25 avril 1835, et capitaine le 30 janvier 1841.
Il fait campagne en Belgique en 1832. Capitaine au 50ème régiment d'infanterie de ligne, il est nommé chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur le 15 avril 1846.

Jean (dit Édouard) MANEC est né le 31 mai 1808 à Clairac. Il est le fils de Pierre MANEC, menuisier, et de Jeanne VERGNOL, habitants à Clairac. Il est précepteur à Beurre (Villeneuve-sur-Lot) pour le jeune Albéric de Blanche, puis à Combreux pour Arthur de La Rochefoucauld, fils du duc d'Estissac.
Avant d'entrer au séminaire et pendant ses études théologiques, il traduit de l'espagnol les volumes de « Philosophie fondamentale » et de « Art d'arriver au vrai : philosophie pratique » de Jaime BALMÈS.
Il est ordonné prêtre le 3 juillet 1853. Professeur de philosophie et de théologie dogmatique au grand séminaire, il est vicaire général de monseigneur Jean-Aimé de LEVEZOU de VESINS, évêque d'Agen à partir du 16 juillet 1854, puis vicaire général capitulaire le 12 avril 1867. Il est vicaire général de monseigneur Hector-Albert CHAULET d'OUTREMONT le 1er avril 1871, puis de monseigneur Jean-Émile FONTENEAU le 16 février 1875.
L'abbé Jean MANEC, vicaire général d'Agen est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 4 août 1875. Sa croix de chevalier lui est remise par le Président de la République le 25 septembre 1875.
Il décède le 30 avril 1880.

Jean BELLEGARRIGUE est né le 10 janvier 1809 à Clairac. Il est le fils d'Antoine BELLEGARRIGUE, chapelier, et de Anne ALEGRE.
Incorporé au 10ème régiment d'artillerie le 3 octobre 1830 comme jeune soldat de la classe 1829, il est nommé 1er canonnier conducteur le 6 février 1832 et brigadier le 20 octobre 1834.
Il est nommé gendarme à cheval à la compagnie du Gers le 15 janvier 1836, puis brigadier à la compagnie de Tarn-et-Garonne le 5 février 1841.
Il se marie le 3 juillet 1841.
Il est promu maréchal-des-logis à la compagnie de la Haute-Garonne, le 25 novembre 1845. Il est affecté à la compagnie de Tarn-et-Garonne le 6 avril 1847.
Il reçoit la Médaille militaire par décret du 28 octobre 1855.
Maréchal-des-Logis à la Compagnie de Gendarmerie Impériale de Tarn-et-Garonne, à la résidence de Caussade, il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret impérial du 2 août 1858. sa croix de chevalier lui est remise à Montauban, le 12 octobre 1858, par le chef d'escadron Auguste, César DUGAT, commandant la gendarmerie de Tarn-et-Garonne.
Il décède le 13 avril 1864.

Jean, Baptiste, Marie, François, Clément, Albin MARTHORY est né le 23 juillet 1815 à Clairac. Il est le fils légitime de Louis, André, Casimir MARTHORY, propriétaire, et de Marie Églantine GRENIER, son épouse.
Officier d'administration, comptable de 2ème classe des subsistances militaires, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 décembre 1865.
Il décède le 23 janvier 1878.

Jacques PUCHERAN est né le 2 juin 1817 à Clairac. Fils de Pierre PUCHERAN et de Marie SERRES, son épouse, il a participé à l'expédition de l'Astrolabe de 1837 à 1840, organisée par Jules DUMONT d'URVILLE.
Docteur en médecine (1841), zoologiste et naturaliste au Muséum d'histoire naturelle de Paris, il est également membre de l'Académie de Lisbonne, de la Société zoologique de Londres, de la Société ornithologique d'Allemagne, de la Société philomatique de Paris et de celle de Verdun, de la Société d'anthropologie de Paris, de la Société d'histoire naturelle de la Moselle, de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, du Comice agricole d'Agen.
Nommé chevalier de l'ordre de Notre Dame de la Conception de Villa-Viçosa (Portugal) en 1858, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 15 août 1864. Il décède le 13 janvier 1895 à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne).

Jean LAFARGUE est né le 30 novembre 1827 à Clairac. Il est le fils de Pierre LAFARGUE, cultivateur, âgé de vingt-trois ans, et de Jeanne LASSAGUE, son épouse.
Appelé de la classe 1847 comme soldat au bataillon d'ouvriers d'administration le 18 juin 1848, il est nommé maître-ouvrier le 7 décembre 1849.
Il s'engage comme soldat au 7ème bataillon de Chasseurs à pied le 23 mai 1850. Il est nommé caporal le 16 décembre 1850, caporal-fourrier le 5 juillet 1851, sergent-fourrier le 8 novembre 1851 et sergent le 19 janvier 1853.
Il participe à la campagne de Rome (Italie) du 13 juillet 1851 au 2 mars 1853, puis à la campagne d'Afrique du 3 mars 1853 au 30 janvier 1854.
Il est affecté au 14ème bataillon de chasseurs le 28 janvier 1854 où il est nommé sergent-fourrier le 21 avril 1854. Il poursuit avec cette unité la campagne d'Afrique du 9 juin au 26 juillet 1854. Affecté au bataillon de Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 25 juillet 1854, il y est nommé sergent-major le 20 mars 1855.
Nommé sous-lieutenant au 16ème bataillon de Chasseurs à pied le 21 juillet 1859, il fait fonction d'officier d'habillement au 15ème bataillon de chasseurs à pied à partir du 21 juillet 1859. Affecté au 3ème bataillon de Chasseurs à pied le 21 mars 1863, il se voit confier les fonctions d'officier d'habillement de cette unité à la même date.
Il épouse le 8 mars 1864 Michelle, Alexine, Joséphine SOUFFLET.
Le 24 juillet 1970, il est nommé capitaine au 17ème bataillon de Chasseurs à pied et le 7 décembre 1871, il est nommé capitaine-major au 28ème bataillon de Chasseurs à pied. En 1870-1871 il participe à la campagne contre l'Allemagne.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 22 mai 1873. Sa croix de chevalier lui est remise à Angoulême, le 3 juillet 1873, par le chef de bataillon Hippolyte VANLEEMPUTTEN, commandant le 28ème bataillon de Chasseurs à pied.
Il prend sa retraite à Angers (Maine-et-Loire). Il décède le 4 octobre 1893.

Jean Baptiste Emmanuel MARTHORY est né à Clairac le 4 mai 1830. Il est le fils de Louis, André, Casimir MARTHORY, receveur ambulant du bureau des contributions indirectes de cette ville, et de Marie, Églantine GRENIER.
Il débute sa carrière comme aide au Service des Postes de Sidi-Bel-Abbès le 1er octobre 1857, puis commis aux écritures de la Trésorerie d'Afrique le 3 août 1858, il y devient payeur adjoint le 1er janvier 1870. Nommé payeur particulier de la cavalerie du 4ème corps d'armée du Rhin le 2 août 1870, il est payeur du 15ème corps d'armée de la Loire et de l'armée de l'Est le 28 novembre 1970.
Payeur particulier de la Trésorerie d'Afrique à Biskra en janvier 1879, puis à Tizi-Ouzou (Algérie), il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 décembre 1884. Sa décoration lui est remise à Tizi-Ouzou le 9 février 1885 par le chef de bataillon (en retraite) Léopold LE BLANC.

Pierre AILLET est né le 22 janvier 1831 à Clairac. Il est le fils de Jean AILLET et de Jeanne TREMOUILLE, son épouse.
Il s'engage le 15 novembre 1853 comme soldat au 46ème Régiment d'infanterie de ligne. Il est nommé caporal le 16 mai 1854, sergent-fourrier le 5 janvier 1853, sergent le 16 juin 1853, sergent-major le 20 juillet 1856, Adjudant le 25 novembre 1857.
Nommé sous-lieutenant au 45ème régiment d'infanterie de ligne le 31 mai 1859, il se marie le 1er avril 1860 avec Rose, Marie GASTAUD.
Il fait campagne en Italie du 3 mai au 15 juin 1859. Il se voit confier la fonction de porte-drapeau du régiment le 21 janvier 1863. Promu lieutenant le 24 juin 1865 puis capitaine le 25 août 1870, il est affecté au 35ème régiment d'infanterie de marche le 16 octobre 1870, qui devient 35ème régiment d'infanterie de ligne le 1er août 1871.
Il fait campagne contre l'Allemagne du 19 juillet 1870 au 7 mars 1871 et campagne à l'intérieur à St-Étienne du 25 mars au 1er avril 1871.
Il est titulaire de la médaille d'Italie. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 3 août 1875. Sa croix de chevalier lui est remise à Belfort, le 2 septembre 1875, par le général MEUNIER, commandant la 28ème brigade d'infanterie.
Il décède le 25 mai 1897.

Alfred FOURNIÉ est né le 10 octobre 1841 à Clairac. Il est le fils de Joseph FOURNIÉ, menuisier, âgé de trente-quatre ans, et de Marie SOURISSEAU, son épouse.
Engagé comme soldat le 5 septembre 1862 au 3ème régiment d'infanterie de marine, il est nommé caporal le 7 mars 1863, sergent le 26 mars 1864,sergent-fourrier le 2 août 1865, sergent de 2ème classe le 16 juillet 1867, sergent-major le 13 octobre 1867.
Il est affecté au 4ème régiment d'infanterie de marine le 25 janvier 1868. Il est nommé adjudant sous-officier le 25 juillet 1870.
Affecté comme sous-lieutenant au 1er régiment d'infanterie de marine le 15 août 1870, il est nommé lieutenant le 20 juillet 1874, puis lieutenant d'armement le 21 novembre 1876. Le 8 avril 1879, il est affecté à la 2ème compagnie disciplinaire des colonies.
Nommé capitaine le 3 avril 1880, il est affecté à cette date au 4ème régiment d'infanterie de marine, puis le 6 septembre 1880 au 1er régiment d'infanterie de marine, le 6 octobre 1881 à l'état-major, hors cadre et le 3 octobre 1884 au 2ème régiment d'infanterie de marine. Le 31 juillet 1885 il est nommé capitaine d'habillement au 1er régiment d'infanterie de marine.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 29 octobre 1887. Sa croix de chevalier lui est remise à Cherbourg, le 11 février 1888 par le colonel CHAUMONT, commandant le 1er régiment d'infanterie de la marine.
Il a fait campagne en Cochinchine de 1864 à 1868, contre l'Allemagne du 29 septembre 1870 au 6 mars 1871, et à nouveau en Cochinchine de 1871 à 1873, en 1875, à Saint-Pierre et Miquelon en 1879 et 1880, en Nouvelle Calédonie de 1881 à 1885.
Il épouse Éveline, Marie, Angèle HEDIARD le 23 janvier 1877. Après le décès de sa première épouse, il se marie avec Marguerite Éveline DUBOC.
Il a reçu en 1878 et en 1879 un témoignage de satisfaction du Ministre de la Marine et des Colonies pour la bonne tenue de l'armement du Corps, et un autre en 1879 pour «le zèle et le dévouement dont il a fait preuve pendant l'incendie qui a éclaté à St Pierre (Terre-Neuve) dans la nuit du 15 au 16 août 1879».
Il décède le 18 juin 1914 à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados).

Guillaume LAFORÊT est né le 1er septembre 1844 à Clairac. Il est le fils de Jean LAFORÊT et de Marie TOUZAT.
Il est incorporé le 23 août 1865 comme appelé au 20ème régiment d'artillerie (classe 1864). Il rejoint son unité le 25 août comme 2ème canonnier conducteur. Le 1er mars 1867, il est nommé 1er canonnier conducteur et, le 16 janvier 1869, il est nommé artificier. Il est classé dans la réserve le 5 mars 1870.
Rappelé à l'activité par décision ministérielle du 14 juillet 1870, il rejoint son corps le 20 juillet 1870.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 20 août 1870.
Il est tué par un obus à la bataille de Sedan le 1er septembre 1870.

François, Paul, Henri AVELINE est né le 20 août 1852 à Clairac.
Incorporé au 123ème régiment d'infanterie comme engagé volontaire pour cinq ans le 28 janvier 1873, il est nommé caporal le 1er mars 1874, sergent le 16 octobre 1874, sergent-fourrier le 21 janvier 1875, sergent-major le 6 juillet 1875. Au terme de son contrat, il passe dans la réserve de l'armée active le 28 janvier 1878.
Il commence alors une carrière civile au sein de l'administration centrale du ministère de la Guerre. Commis stagiaire le 1er mars 1878, il est nommé commis ordinaire de 4ème classe le 1er mars 1879, puis de 3ème classe le 1er janvier 1883, de 2ème classe le 1er janvier 1884, commis rédacteur de 1ère classe le 1er janvier 1885.
Il devient commis principal rédacteur de 3ème classe le 1er juillet 1886, de 2ème classe le 1er janvier 1890 et de 1ère classe le 1er avril 1893.
Il est nommé sous-chef de bureau de 3ème classe le 1er avril 1895, de 2ème classe le 1er avril 1898, et de 1ère classe le 1er avril 1900.
Il est nommé agent comptable le 1er juillet 1901.
Titulaire de la croix d'officier de l'Ordre de Nichan Iftikhar de Tunis, le 2 mai 1889, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 juillet 1896. Sa croix de chevalier lui est remise par le général de brigade de TORCY, chef de cabinet du Ministre de la Guerre le 31 août 1896 à Paris.
Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur par décret du 31 décembre 1907. Sa croix d'officier lui est remise, le 3 janvier 1908, par monsieur ROZE, chef du service intérieur du ministère de la Guerre.
Il décède à Paris le 24 octobre 1920.

Pierre, Charles, Eugène DELPECH est né le 7 avril 1854 à Clairac. Il est le fils de Pierre, Adolphe DELPECH, avocat, maire de Clairac, âgé de trente-quatre ans, et de Antoinette, Louise, Clémence de SURIRAY de LARNE.
Engagé volontaire à l'École Spéciale Militaire le 19 octobre 1874, il est nommé élève de 1ère classe le 26 août 1875, et élève de 2ème classe le 5 avril 1876. Sorti 245ème sur 394 élèves, il est affecté comme sous-lieutenant au 3ème régiment de Chasseurs le 1er octobre 1876. Il suit les cours de l'École de Cavalerie du 1er septembre 1876 au 13 octobre 1877. Il est affecté au 7ème régiment de chasseurs le 24 octobre 1877.
Nommé lieutenant le 10 juillet 1881, il est affecté au 4ème régiment de Chasseurs.
Il se marie le 28 février 1884 avec Julie, Isabelle IMER.
Lieutenant en 1er le 25 avril 1884, il est nommé capitaine le 16 février 1888.
Il démissionne le 13 août 1891 et est rayé des contrôles le 26 août suivant. Il est nommé capitaine de réserve le 14 octobre 1891.
Il effectue des périodes d'instruction du 30 août au 26 septembre 1894, du 17 août au 14 septembre 1896 et du 20 août au 16 septembre 1898.
Capitaine de réserve au 4ème régiment de chasseurs, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 11 juillet 1900. Sa croix de chevalier lui est remise à Paris, le 14 juillet 1900 par le général de brigade DALSTEIN, commandant le département de la Seine.

Jean, Henri, Gabriel ARTHAUD est né le 13 novembre 1858 à Clairac. Il est le fils de Jean, Henri ARTHAUD, pharmacien, âgé de trente-quatre ans, et de Jeanne, Marie, Ezilda GARRIGUES, son épouse, âgée de vingt-sept ans. Il obtient son diplôme de docteur en médecine le 6 mars 1816. Il a exercé diverses activités professionnelles : piqueur de la ville de Paris, conducteur municipal de la ville de Paris, inspecteur du service sanitaire des garnis, préparateur au Muséum, professeur d'histoire naturelle au lycée Chaptal.
En 1889, il crée, rue Mazarine à Paris , la première clinique pour les maladies tuberculeuses avec consultation gratuite le dimanche pour les indigents. Il a effectué de nombreuses communications à l'Académie de Médecine et à l'Académie des Sciences, et est l'auteur de nombreux travaux sur la tuberculose. Il a obtenu des mentions honorables de l'Académie de Médecine (1889) et de l'Académie Française ((1890) et une citation au Concours Montyon (1891).
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 31 octobre 1906, sa croix lui est remise par le Président de la République à l'Élysée le 25 février 1909.

Paul LAURENT est né le 23 juillet 1860 à Clairac. Il est le fils de Jean LAURENT, agriculteur demeurant à Roussannes, et de son épouse Anne MARTINESQUE.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, par décret du 10 août 1935, en qualité de maire de Lafitte-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Lorsqu'il est proposé pour la Légion d'honneur, il totalise 47 années de fonctions électives : conseiller municipal de Lafitte depuis le 6 mai 1888, maire de cette commune du 16 février 1901 au 18 mai 1935 (soit 34 années) et conseiller d'arrondissement de 1922 à 1927. Sa croix de chevalier lui est remise, le 8 décembre 1935 à Lafitte-sur-Lot, par monsieur VAUTRAIN, docteur en médecine à Tonneins.

Émile, Édouard SILVESTRE de FERRON est né le 2 décembre 1863 à Clairac. Il est le fils de Philippe, Alfred SILVESTRE de FERRON, propriétaire, âgé de trente-sept ans, et de Adèle de SAFFIN, en famille surnommée Amélie, son épouse, âgée de trente ans.
Engagé volontaire au 2ème régiment de Cuirassiers le 13 mars 1885, il est nommé brigadier le 19 septembre 1881, brigadier fourrier le 16 juillet 1886, maréchal-des-logis le 17 septembre 1886, maréchal-des-logis-fourrier le 22 mai 1888 et maréchal-des-logis-chef le 7 juillet 1888.
Nommé maréchal-des-logis élève officier le 30 septembre 1889, il suit les cours de l'école d'application de cavalerie comme élève officier du 1er octobre 1889 au 31 août 1890.
Sorti 23ème sur 99 élèves, il est affecté comme sous-lieutenant au 3ème régiment de Dragons le 29 décembre 1890. Il y est nommé lieutenant le 39 décembre 1892.
Il se marie le 9 juin 1893 avec Jeanne, Renée BENOIT avec laquelle il aura trois garçons et deux filles.
Nommé lieutenant en premier, le 17 novembre 1897, dans ce même régiment, il est nommé capitaine instructeur au 1er régiment de Cuirassiers le 12 juillet 1903. Il reçoit un Témoignage de satisfaction du ministre de la Guerre le 23 mars 1906 «pour le zèle qu'il a apporté dans le fonctionnement des écoles d'instruction».
Le 22 décembre 1906, il affecté comme capitaine commandant au 15ème régiment de Dragons.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 16 septembre 1910. Sa croix de chevalier lui est remise par le Président de la République.

Fernand, Édouard, Auguste GAUSSEN est né 21 avril 1869 à Clairac. Il est le fils de Émile Adrien GAUSSEN, pasteur protestant, âgé de vingt-neuf ans, et de son épouse, Pauline, Berthe, Marie GALUPS, âgée de vingt-quatre ans.
Sa déclaration de naissance est enregistrée par Pierre DUPOUY de BONNEGARDE, premier adjoint au maire, en présence de Édouard Arnaud DUDON, notaire, âgé de vingt-sept ans, et de Pierre GASTOU, sabotier, âgé de trente-cinq ans.
Licencié en droit, diplômé de l'École des Sciences Politiques, il est attaché au cabinet (bureau du personnel) du ministère des Affaires étrangères le 9 février 1893. Nommé élève -consul le 9 février 1894, il est attaché payé au Cabinet le 1er février 1895.
Il est nommé consul suppléant le 28 juin 1895, attaché payé à la direction des consulats le 15 novembre 1895, au Cabinet du Ministre le 1er juin 1896. Nommé consul suppléant à Londres le 1er août 1896, puis à Tunis le 24 février 1898, il est nommé Officier d'Académie le 24 mars 1898.
Nommé consul de 2ème classe le 25 mars 1899, il est maintenu hors cadres et mis à la disposition du Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur le 16 avril 1902. Il est nommé directeur du Cabinet du Gouverneur général de l'Algérie à la même date. Il est membre de la Commission de délimitation franco-marocaine le 1er mai 1902.
Chevalier du Mérite agricole le 10 janvier 1903, il est gérant du Consulat de Venise du 15 août au 1er octobre 1903.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 29 décembre 1903.
Rédacteur à la direction des consulats le 1er janvier 1904, il est nommé consul de 1ère classe le 12 janvier 1905.
Délégué du Ministre des Affaires étrangères dans les négociations relatives à la conclusion d'un traité de commerce avec la Russie, secrétaire de la conférence franco-suisse pour la conclusion d'une convention de commerce le 6 décembre 1905, il est membre de la commission des édifices diplomatiques et consulaires le 5 mai 1906.
Membre de la commission internationale chargée de la répartition des subventions provenant du fonds des primes à la marine marchande le 4 juillet 1907, rédacteur à la direction politique et commerciale le 28 décembre 1907, il est nommé consul à Yokohama (Japon) le 29 octobre 1909.
Nommé consul général le 31 janvier 1910, à la Canée le 8 janvier 1912, à Barcelone le 4 novembre 1913, il est nommé Ministre plénipotentiaire de 2ème classe, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Buenos-Aires le 12 mars 1918.
Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du 20 janvier 1919 en tant que Ministre plénipotentiaire de 2ème classe, en poste à Buenos-Aires (Argentine). Sa croix d'officier lui est remise le 10 septembre 1919 à Paris.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur par décret du 2 février 1929 en qualité de Ministre plénipotentiaire de 1ère classe, Sous-directeur des affaires administratives et des Unions internationales. Sa cravate de commandeur lui est remise le 16 février 1929 à Paris.

Joseph, Raoul VENNAT est né le 14 mai 1869. Il est le fils de François VENNAT, chapelier, âgé de vingt-neuf ans, et de Marie, Émilie GOUZY, son épouse, âgée de dix-huit ans.
Entré au service le 15 novembre 1887 comme engagé conditionnel au 123ème régiment d'infanterie, il est nommé caporal le 16 mai 1888, et passe dans la disponibilité le 15 novembre 1888.
Il se marie à La Rochelle le 26 mai 1891 avec Henriette, Marie, Gabrielle MELLÉ.
Sous-lieutenant de réserve au 123ème régiment d'infanterie le 31 décembre 1891, il est nommé lieutenant de réserve au 138ème régiment d'infanterie territorial le 20 septembre 1902.
Installé au Canada depuis 1903, il démissionne de la réserve en 1910 (il a 41 ans), ne pouvant effectuer ses périodes d'instruction des réserves du fait de son installation à l'étranger. Négociant-importateur au Canada, père de huit enfants dont deux garçons, il n'hésite pas à la déclaration de guerre à revenir en France pour reprendre du service.
Engagé volontaire en 1914 au titre du 138ème régiment territorial, il est réintégré dans les cadres sur sa demande comme lieutenant au 123ème régiment d'infanterie, le 23 septembre. Le 30 novembre 1914, il est affecté au 237ème régiment d'infanterie.
Nommé capitaine le 5 janvier 1916, il est cité à l'ordre de la brigade le 6 juin 1916 par le colonel commandant la 40ème brigade d'infanterie avec le libellé suivant:« Habitant le Canada au moment de la mobilisation, est accouru en France malgré ses 48 ans, ses nombreuses charges de famille et une santé débile a tenu à servir dans un régiment de 1ère ligne, alors qu'on voulait l'affecter à une formation territoriale. A constamment donné l'exemple de la plus belle énergie et, bien qu'à bout de forces, n'a consenti à se laisser évacuer que quand son régiment n'a plus été au danger. ».
Réformé le 8 août 1916 pour des problèmes de santé aux poumons, il est renvoyé dans ses foyers le 9 septembre 1916. Il totalise cinq ans de service actif, dont deux de guerre.
L'aîné de ses fils, Jean, est tué à l'ennemi le 11 septembre 1917 au Chemin des Dames, à l'âge de 20 ans. Aspirant au 319ème régiment d'infanterie, il avait fait l'objet de deux citations:
«Patrouilleur émérite, toujours volontaire pour les missions les plus dangereuses, a traversé en plein jour le 2 octobre 1916, un réseau électrifié, a sauté dans la tranchée ennemie et s'est débarrassé de deux adversaires, blessant une sentinelle et tuant un sous-officier a rejoint ensuite les lignes.»
«Jeune aspirant d'une grande valeur morale, a participé comme volontaire a des coups de mains où il se faisait admirer de tous par sa haute conception du devoir, son énergie et sa ténacité. A effectué de nombreuses patrouilles de jour et de nuit et à rapporté de précieux renseignements grâce à son intelligente initiative. A été mortellement frappé le 11 septembre 1917 à la tête d'une patrouille dont il avait demandé le commandement. Avait pris sur ses hommes un tel ascendant et leur avait inspiré une telle affection qu'ils ont disputé son corps à l'ennemi pendant deux nuits et l'ont finalement ramené dans nos lignes en plein jour au péril de leur vie.».
Titulaire de la croix de guerre, Joseph, Raoul VENNAT fonde à Montréal l'Association des Vétérans de la Grande Guerre, la Maison de repos des Vétérans, des veuves de guerre et de leur famille, la Colonie de vacances des orphelins de guerre et des enfants de la colonie française.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 1er juillet 1931 en tant qu'ex-capitaine d'infanterie. C'est Édouard CARTERON, consul général de France qui lui remet sa croix de chevalier le 1er janvier 1932 à Montréal (Canada).

Jean, François, Jules, Gabriel SAGRINI, est né le 6 septembre 1869 à Clairac. Il est le fils de Charles, Parménide SAGRINI, professeur de piano, et de Marthe, Marie LARRAT, son épouse.
Engagé volontaire pour trois ans le 30 octobre 1889 à Agen, il est incorporé au 10ème régiment de Dragons. Il est nommé brigadier le 3 août 1890, brigadier-fourrier le 14 novembre 1891 et maréchal-des-logis le 23 juillet 1892.
Il signe un nouveau contrat pour cinq ans le 24 octobre 1892. Il est nommé maréchal-des-logis-fourrier le 15 mars 1893, maréchal-des-logis-chef le 9 janvier 1896.
Il contracte un nouvel engagement de deux ans le 21 octobre 1897. Il est affecté au 4ème régiment de spahis le 13 décembre 1898 et souscrit un contrat de trois ans le 1er novembre 1899.
Commissionné le 1er novembre 1902, il est démissionnaire le 5 novembre 1804. Il a fait campagne en Tunisie du 28 décembre 1898 au 6 novembre 1904et plus particulièrement dans les régions sahariennes du 7 au 9 mars 1901.
A la mobilisation, le 1er août 1914, il est rappelé au 9ème régiment de Chasseurs à cheval. Il fait campagne contre l'Allemagne à partir du 3 août 1914.
Il est promu officier d'administration de 3ème classe (territorial) à titre temporaire du service de santé le 31 mars 1915 et nommé à titre définitif le 9 septembre 1917 avec effet au 31 mars 1915. Il est nommé officier d'administration de 2ème classe à titre définitif le 1er juillet 1918.
Titulaire de la médaille militaire et chevalier de l'ordre de Nichan Iftikhar, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur pour prendre rang du 10 juillet 1917.
Son arrêté de nomination précise «Officier très méritant. Venu au front sur sa demande, ne cesse de donner l'exemple de la plus grande activité et d'un absolu dévouement.».

Ernest, Alexandre CAMPAGNE est né le 27 novembre 1871 à Clairac. Il est le fils de Adrien, Charles CAMPAGNE, chapelier, âgé de vingt-six ans, et de Suzanne FARAGOU, son épouse, âgée de vingt-trois ans.
Engagé volontaire pour quatre ans le 3 novembre 1892 au titre de l'artillerie et à compter du 1er octobre comme élève de l'École Centrale des Arts et Manufactures, il est affecté au 13ème régiment d'artillerie divisionnaire de Castres à cette date.
Il est nommé sous-lieutenant de réserve le 1er octobre 1895 dans ce régiment, puis classé au 4ème bataillon d'artillerie à pied le 12 novembre 1896 et à la 2ème compagnie d'ouvriers d'artillerie le 3 avril 1900.
Promu lieutenant de réserve le 3 octobre 1805, il est affecté à l'E.M.P., dépôt de matériel d'artillerie de Toulouse le 25 octobre 1910.
Il se marie avec Marcelle, Catherine, Sophie STOECKEL le 3 novembre 1910 à Paris.
Il est affecté à l'atelier de fabrication de Toulouse le 25 avril 1912. Il est rappelé à l'activité le 3 août 1914 (mobilisation générale). Placé en congé sans solde du 1er avril 1916 au 15 décembre 1918, il est démobilisé le 16 décembre 1918.
Il rejoint l'E.M.P., atelier de fabrication de Toulouse le 25 avril 1920 et fait l'objet d'une décision de maintien dans les cadres le 11 octobre 1922. Il est nommé capitaine le 28 août 1923 dans ce même atelier de fabrication où il reste jusqu'au 5 septembre 1928.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 novembre 1928. Sa croix de chevalier lui est remise par Paul, André SCHUHLER, ingénieur, directeur de la fabrication des billets de la Banque de France, le 25 novembre 1928, à Neuilly-sur-Seine.
Il décède le 28 février 1952 à Paris, 12ème arrondissement.

Pierre, Ismaël CASSAGNE est né le 9 septembre 1873 à Clairac. Il est le fils de Pierre CASSAGNE, agriculteur, âgé de vingt-deux ans, demeurant au lieu-dit Glavy, et de Antoinette GACHE, son épouse.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 décembre 1925 en tant qu'ingénieur ordinaire de 1ère classe des Ponts et Chaussées. Sa croix de chevalier lui est remise le 20 février 1926 à Bône (département de Constantine, Algérie), par Théophile, Pierre, BAURÈS, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées.

Pierre GARDÉS est né le 14 mars 1879 à Clairac. Son acte de naissance est rédigé par Arnaud-Édouard DUDON, maire de Clairac.
Il est le fils de Louis, Frédéric, Jean GARDÉS, notaire, âgé de trente-trois ans, et de son épouse Marie-Élisabeth DELBREL, âgée de dix-neuf ans.
Soldat de 2ème classe le 16 novembre 1900, il est nommé caporal le 21 septembre 1901, sergent le 30 mars 1903, sergent-major le 16 juin 1908, adjudant le 26 octobre 1914, sous-lieutenant le 6 avril 1915 et lieutenant le 15 février 1916.
Il est blessé le 8 mars 1916 au Mort-Homme par un éclat d'obus et le 3 septembre 1917 au Skra de Leugen (contusion légère à la jambe).
Il est cité à l'ordre de la division le 29 mars 1916 «A fait preuve de beaucoup d'énergie et de sang-froid pour organiser une position exposée à un très violent bombardement. Blessé le 8 mars 1916, ne s'est laissé évacuer qu'après la relève du Régiment.»
Il est titulaire de la Croix de guerre.
Il se marie à Paris (XVIIIème arrondissement) le 27 septembre 1919 avec Anne, Marie, Louise ROLLET.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 5 novembre 1931 en qualité de lieutenant de réserve d'infanterie coloniale en Afrique Équatoriale française. Sa décoration lui est remise à Nérac, par Joseph MARTIN, Inspecteur honoraire de l'enseignement primaire, le 4 mars 1932, alors qu'il est Contrôleur métropolitain des P.T.T. en congé à Lavardac.
Il a exercé les fonctions de contrôleur des P.T.T. À Brazaville (à l'époque « Moyen Congo »).
Il décède le 22 octobre 1960.

Alfred LAFERRIERE est né le 19 février 1883 à Clairac.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par arrêté du 16 mars 1921 pour prendre rang du 16 juin 1920, en qualité de lieutenant au 20ème régiment d'infanterie.
Il décède le 26 novembre 1954.

Georges MAURIN est né le 14 décembre 1893 à Clairac. Il est le fils de Jacques MAURIN, pasteur, âgé de vingt-sept ans, demeurant à Vivens, commune de Clairac, et de Gabrielle POURCHERESSE, son épouse, âgée de vingt-et-un ans.
Mobilisé comme soldat le 12 août 1914, il est nommé caporal le 21 octobre suivant, sergent le 19 janvier 1915, aspirant le 11 février 1915, sous-lieutenant à titre temporaire le 1er mars 1919, sous-lieutenant à titre définitif le 28 avril 1920 et lieutenant à titre définitif le 28 avril 1924.
Au cours de la guerre, il a été blessé au dos par éclat d'obus le 17 mars 1915 à La Cheppe (Marne) et à la main gauche le 19 juillet 1917 au chemin des Dames.
Il est cité à l'ordre du régiment le 23 septembre 1917: «Chef de section consciencieux et brave, a fait preuve d'un grand sang-froid devant le danger».
Retourné à la vie civile en novembre 1919, il exerce la profession d'inspecteur général de la Caisse Nationale de Prévoyance, dont il est le directeur adjoint.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 mars 1933 en qualité de lieutenant au centre de mobilisation d'infanterie n°182. Sa croix de chevalier lui est remise à Agen, le 14 mai 1933, par le général de brigade (2S) Jean, Denis, Henri DIZOT de MONTAGU.
Il décède le 26 avril 1971.


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