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Section du Lot et Garonne

Gilbert, Henri SCHNEIDER
est né le 23 juillet 1909 à GERBÉVILLER (Meurthe-et-Moselle) année très symbolique puisque c'est celle de la naissance du terrain d'aéroplane de CHARTRES dédié à l'expérimentation des avions et à l'apprentissage du pilotage... et qu'il passera une grande partir de sa carrière militaire à voler à partir de cette base aérienne ! Sous-officier qui faisait l'admiration de ses chefs, il a vu ses mérites éminents reconnus par deux fois avec l'attribution de la Médaille militaire en 1935 et de la Légion d'honneur en 1953

Ayant suivi initialement une formation d'ajusteur, il s'engage à dix-huit ans, pour trois ans, le 27 décembre 1927, à NANCY, au titre du Corps des Equipages de la Flotte. Il rejoint ainsi CHERBOURG le 29 décembre 1927.
Matelot de 2ème classe, puis de 1ère classe, il passe son brevet de « radio marine » en 1928 et obtient son certificat de chef de poste (marine) à l'Ecole de T.S.F. de TOULON en janvier 1929. Il est nommé Quartier Maître radio volant le 1er avril 1929. Il effectue son premier vol d'accoutumance le 23 avril 1929 sur un «Farman Goliath» au Centre Ecole d'Aviation Maritime d'HOURTIN. Puis il est affecté à l'Escadrille 3B2 à BERRE. C'est le plus souvent sur un hydravion torpilleur «Farman Goliath 168» (parfois sur un «Potez 25» ou sur un «CAMS 37») qu'il effectue ses vols d'entrainement (TSF en vol, tir à la mitrailleuse, photo aérienne, vol de groupe).
Le 3 mai 1930, il participe aux cérémonies du centenaire de l'Algérie à bord du Farman Goliath 168 n°8. (Berre, Ajaccio, Bizerte, Philippeville). Son appareil capote à l'amerrissage à PHILIPPEVILLE l'hydravion est entièrement détruit et il se retrouve à l'hôpital avec de multiples blessures.
A l'expiration de son contrat d'engagement, le 27 décembre 1930, il est renvoyé dans ses foyers et placé dans la disponibilité de l'Armée de Mer.
Rengagé pour deux ans le 1er juillet 1931, à la Sous Intendance Militaire de Paris au titre du 22ème Régiment d'Aviation de Bombardement de Nuit à CHARTRES, il est nommé Caporal le 3 juillet 1931, puis Sergent le 26 octobre 1931 et obtient son brevet de radio (navigant) armée de l'air. A l'époque, il vole sur un «Lioré et Olivier, LeO 20» (avion bi-moteur français pour le bombardement de nuit) de la 3ème escadrille.
Il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 1er juillet 1933. Le 1er novembre de la même année, il est affecté au 2ème Groupe de la 22ème Escadre Aérienne. Le 1er janvier 1934, il est affecté à la 1ère compagnie administrative de la 22ème Escadre d'Aviation Lourde de Défense (réorganisation).
Le 29 mai 1934, le «LeO 20» sur lequel il vole en tant que radio, s'écrase à l'atterrissage à GAËL (Ille-et-Vilaine) à la suite de turbulences. Il s'en tire avec quelques bosses... En octobre 1934, il vole sur «LeO 213» et effectue un convoyage au Maroc du 24 octobre au 4 novembre (Chartres, Lyon, Istres, Perpignan, Barcelone, Los Alcazarès, Tanger, Casablanca, Meknès). Il est détaché au 2ème Groupe de la 22ème Escadre à AVORD le 18 juillet 1935. Il vole désormais le plus souvent sur «Bloch 200».
Le 28 janvier 1935, une panne au décollage entraîne le crash de son bombardier «LeO 20» sur deux maisons de CHARTRES. Le pilote et le commandant de bord meurent brûlés vifs. Gilbert SCHNEIDER, malgré ses blessures et ses brûlures parvient à sauver le quatrième membre de l'équipage, le caporal-chef mitrailleur. Une femme est également tuée dans l'une des deux maisons.
La Médaille militaire est conférée à ces quatre militaires (dont deux à titre posthume) par décret publié au J.O. du 8 mars 1935. Le ministre de l'Air, le général DENAIN, lui remet sa décoration sur son lit d'hôpital, en présence de l'évêque de CHARTRES.
Affecté au 1er Groupe de la 15ème Escadre d'Aviation Lourde de Défense le 1er décembre 1935, il effectue un convoyage de «Bloch 200» en Tunisie (Avord, Bordeaux, Toulouse, Los Alcazarès, Meknès, Blida, Sidi Ahmed). Il est également reçu au certificat d'aptitude au commandement 1ère partie. Le 1er juillet 1936, il est nommé Sergent-Chef. Il obtient l'examen complémentaire de radio navigant avec une moyenne de 16,42.
Reçu au certificat d'aptitude au commandement 2ème partie le 17 avril 1937, il vole sur «Farman 222» à partir de juin 1937. Il participe à la Croisière Impériale France-Indochine du 8 novembre au 30 décembre 1937, mais le 11 novembre au CAIRE son avion à pleine charge se prend dans une bande de sable mou et s'écrase, le train d'atterrissage fauché, sans faire de blessé. Le «Farman 222» est hors service, il n'ira pas jusqu'à SAÏGON... L'équipage continue sa route avec un autre appareil et récupère le bombardier réparé au retour de son périple.
Il est nommé au grade d'Adjudant (personnel navigant) radio télégraphiste en avion, le 1er juillet 1938. Ses blessures ne lui permettant plus de voler, il est affecté à la 707ème compagnie de Transmissions, détachement d'AVORD, le 18 octobre 1938 alors qu'il totalise 1 088 heures de vol, dont 203 de nuit.
Il obtient son brevet supérieur de mécanicien radio télégraphiste le 15 décembre 1938 et est affecté au GMIT 427 le 1er janvier 1939. Il est maintenu en activité avec une pension d'invalidité temporaire de 35% le 28 avril 1939. Nommé au grade d'Adjudant-Chef mécanicien radio télégraphiste le 1er mars 1940, il est affecté au BA 103 le 16 mars 1940, puis au GB 6 à Istres le 18 novembre 1940, et au GC 2/8 à MARIGNANE le 22 janvier 1941. Il est rayé des contrôles du GC 2/8 le même jour et placé en non activité temporaire à compter du 6 août 1941 à la 2ème SA puis à la 4ème SA le 1er janvier 1942.
Il est rappelé à l'activité le 6 août 1942 et démobilisé le 10 décembre 1942 à la base aérienne d'Orange. Il est maintenu provisoirement au dépôt de stockage d'ORANGE comme agent des services de l'Air, fonction confirmée le 1er février 1943. Il est ensuite affecté au groupe 1/71 à Lyon le 20 juin 1943, puis à la compagnie de Guet 12/71 de BOURG-EN-BRESSE à compter du 25 septembre 1943.
Il est ensuite affecté à la compagnie de Guet 14/72 le 6 mai 1944, puis à nouveau à la compagnie de Guet 12/71 le 25 juillet 1944. A la dissolution de celle-ci le 30 septembre 1944, il est affecté à la Base de BRON, au dépôt du personnel de la 1ère Région Aérienne à DIJON, puis à la Compagnie d'Instruction de BLETTERANS le 10 janvier 1945, enfin au Centre d'Instruction N°3 le 1er avril. Il fait partie des troupes d'occupation de l'Allemagne (détaché à FRIEDRISCHAFFEN) du 3 décembre 1945 au 2 janvier 1946, puis rejoint la 61ème Escadre de Transports Aériens à CHARTRES le 1er juillet 1946 et la 801ème Compagnie Exploitation des Transmissions de DIJON le 16 octobre 1947.
Rengagé le 26 décembre 1947 pour deux ans, il est réadmis comme sous-officier de carrière le 1er novembre 1948.
Le 23 novembre 1951 il est affecté en Allemagne, à la CTA 813 où il sert jusqu'à sa mise à la retraite par limite d'âge (47 ans) le 23 juillet 1956.

Le 11 novembre 1953, il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur, à FRIBOURG, par le général Jouhaud. Outre la Médaille militaire et la Légion d'honneur, Gilbert SCHNEIDER était chevalier du Dragon d'Annam.


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