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Section du Lot et Garonne

Clément, Armand FALLIERES
Le Lot-et-Garonne peut être fier d'avoir vu naître, non seulement le premier Grand Chancelier (1803) de l'histoire de la Légion d'honneur en la personne d'Étienne de La Ville sur Illion, comte de Lacépède, mais également un grand maître de l'Ordre en la personne d'Armand Fallières, président de la République de 1906 à 1913...
Armand Fallières est né à Mézin (Lot-et-Garonne) le 6 novembre 1841. Petit fils d'un forgeron et petit viticulteur, fils d'un greffier de la justice de paix du canton de Mézin, après des études de droit faites à Paris, il s'inscrit au barreau de Nérac.
Il est élu conseiller municipal et maire de Nérac en septembre 1870 et devient conseiller général de Nérac en octobre 1871. Il se présente aux élections législatives dans l'arrondissement de Nérac en février 1876, avec un programme républicain de gauche, et est élu. Il sera réélu député sans interruption jusqu'en 1889.
En 1877, il vote avec les députés républicains le « Manifeste des 363 » qui s'oppose à la décision du président de la République, le maréchal Patrice de Mac-Mahon, de nommer à la présidence du Conseil le monarchiste Duc de Broglie et condamne sa politique.
Le président décide alors de dissoudre la Chambre des députés et d'organiser des élections législatives. Les députés républicains sont à nouveau majoritaires après cette élection. Les monarchistes perdent la majorité au Sénat l'année suivante, Mac-Mahon démissionne en janvier 1879 et le républicain Jule Grévy lui succède, mettant un terme aux derniers espoirs de restauration monarchique.
Entre 1880 et 1892 il occupe de nombreux portefeuilles ministériels :
- Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Cultes (avec M. Constans comme ministre), du 17 mai 1880 au 13 novembre 1881,
- Ministre de l'Intérieur du 7 août au 13 septembre 1882,
- Ministre de l'Intérieur et des Cultes du 13 septembre 1882 au 28 janvier 1883,
- Président du Conseil, ministre de l'Intérieur et des Cultes, ministre des Affaires étrangères par intérim du 29 janvier au 20 février 1883 (son gouvernement fut renversé à la suite du rejet du projet de loi d'expulsion des princes),
- Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts du 20 novembre 1883 au 5 avril 1885,
- Ministre de l'Intérieur du 30 mai au 11 décembre 1887,
- Ministre de la Justice (par intérim) du 30 novembre au 11 décembre 1887,
- Ministre de la Justice du 12 décembre 1887 au 2 avril 1888,
- Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts du 22 février 1889 au 16 mars 1890,
- Ministre de la Justice et des Cultes du 17 mars 1890 au 26 février 1892.
Le 8 janvier 1890 il avait été élu sénateur et il siège au sein du groupe « la gauche démocratique ». Il est élu Président du Sénat le 3 mars 1899 succédant ainsi à Emile Loubet (auquel il succède également sept ans plus tard à la présidence de la République).
Armand Fallières est élu président de la République le 17 février 1906. Il est ainsi le 9ème président de la IIIème République. Il a désigné à la tête du gouvernement plusieurs personnalités éminentes de la IIIème République : Clemenceau, Briand, Caillaux, Poincaré.
Son septennat est marqué par une situation intérieure troublée : querelle des Inventaires, agitation sociale. Il effectue des visites officielles à l'étranger pour conforter la position diplomatique de la France. Ainsi est signée en août 1907, la « Triple Entente » entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie.
En 1913, Armand Fallières ne souhaite pas briguer un second mandat, justifiant sa décision par la phrase : « la place n'est pas mauvaise, mais il n'y a pas d'avancement », et il se retire définitivement de la vie politique. Le 17 février, Raymond Poincaré est élu président de la République.
Le 22 juin 1931 Armand Fallières s'éteint à Mézin.


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