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Section du Lot et Garonne

Pierre MONTES
Né à FUMEL le 6 décembre 1924, Pierre Montès est encore jeune collégien à Villeneuve-sur-Lot lorsque la guerre éclate.
Très tôt, il coopère avec la Résistance. Ainsi, demi-pensionnaire, logé chez un ami à Villeneuve chargé de réceptionner les parachutages, il stocke dans sa chambre des armes récupérées. Puis il s'engage plus activement et, fin 1943, il prend le commandement d'un groupe de l'Armée secrète en Fumelois où il organise un maquis dès le début de l'année 1944. Son groupe est rattaché à la compagnie Kléber et il participe à diverses opérations contre la milice et les forces allemandes et notamment aux accrochages particulièrement meurtriers du 3 juillet 1944 à Tournon d'Agenais et du 15 août 1944 sur les coteaux de Saint Romain le Noble.
Intégré dans les FFI, il est nommé lieutenant le 14 juillet 1944. Engagé volontaire pour la durée de la guerre en octobre 1944, il rejoint le front de La Rochelle en janvier et février 1945.
Démobilisé fin décembre 1945, il entre alors dans les forces de réserve comme officier de renseignements. Il effectue chaque année plusieurs périodes volontaires où il alterne les séjours en école et les manoeuvres opérationnelles sur le terrain, notamment au sein d'une compagnie départementale opérant en Fumelois avec des éléments parachutistes et héliportés. Il est nommé capitaine en 1956 et termine fin 1960 par un séjour en Algérie, dans le secteur de Sidi Bel Abbès, en qualité de chargé de mission auprès des SAS (sections administratives spéciales). Il y accomplit un travail remarquable d'assistance à la population rurale du secteur en vue de lui permettre d'accéder à la modernité.
Dans le même temps, Pierre Montès avait intégré le corps des sapeurs-pompiers volontaires et avait pris le commandement du centre de secours de Fumel. Son action déterminante à la tête de cette unité qu'il fallait réorganiser et rééquiper au sortir de la guerre, a été largement remarquée par les élus et appréciée par la population qui savait compter sur des secours rapides et efficaces. La médaille d'honneur des sapeurs-pompiers volontaires, échelon argent, lui est naturellement remise à titre exceptionnel en mai 1952.
En 1961, revenu totalement à la vie civile, Pierre Montès mène alors parallèlement à sa profession d'assureur de nombreuses activités associatives toutes tournées vers la mémoire de la Résistance et du monde combattant. Il exerce notamment des responsabilités aux niveaux national et départemental au sein de l'ANACR, et au niveau local il met en place en 1991 un comité d'entente des associations d'anciens combattants du Fumelois en regroupant 13 associations patriotiques avec pour but de coordonner leur action vis-à-vis du devoir de mémoire dans les communes du secteur. Dans le même temps, il visite sans relâche les établissements scolaires, motive les enseignants, témoigne auprès des élèves, conseille ceux qui se présentent au concours national de la Résistance.
Il participe aussi activement à la rédaction des cahiers de la Résistance en Lot-et-Garonne, ouvrage collectif publié par l'ANACR en 2001, réédité en 2009 et dans lequel sont rapportés fidèlement tous les faits de Résistance connus dans notre département.
Il mènera cette activité inlassable de passeur de mémoire jusqu'à la limite de ses forces.
Il sera inhumé dans le cimetière de Condat (47) le 10 novembre 2016.

Distinctions :
Chevalier de la Légion d'honneur,
Chevalier de l'Ordre national du Mérite,
Chevalier dans l'Ordre du Mérite militaire,
Médaille de la Résistance française,
Croix de combattant volontaire 1939-1945,
Croix du combattant volontaire d'Algérie,
Croix de combattant volontaire de la Résistance,
Médaille de reconnaissance de la nation,
Médaille d'honneur des sapeurs-pompiers volontaires.


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