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Section du Lot et Garonne

Eugène REILHAC
Eugène REILHAC est né le 16 mars 1920 à Clairac (Lot et Garonne). Après avoir obtenu le baccalauréat de mathématiques spéciales, il prépare le concours d'entrée à l'École de l'air à Bordeaux.
À la déclaration de guerre, il s'engage dans l'Armée de l'Air comme élève-officier de réserve à l'École de l'Air de Versailles. Affecté à la base aérienne 103 à Châteauroux le 1er novembre 1939, il est nommé aspirant de réserve en janvier 1940. Fin avril, il rejoint la base aérienne 101 de Toulouse Francazals où il est breveté observateur.
Au moment de l'armistice, il est impensable pour lui d'accepter la défaite, alors qu'il ne s'est pas battu. Il décide de rejoindre la Grande Bretagne, seul pays encore en guerre contre les forces de l'Axe. Il se rend à Port-Vendres et réussit à embarquer sur le cargo Apappa et arrive en Angleterre le 8 juillet 1940. Engagé dans les F.A.F.L. (Forces Aériennes Françaises Libres) le jour même, il est promu sous lieutenant de réserve le 1er août 1940.
Volontaire pour servir comme pilote, Reilhac effectue son entraînement dans les écoles de la RAF (Royal Air Force) à Odiham, puis à la « 5 Service Flying Training School » de Ternhill en mai 1941, et à la « 59 Operational Training Unit » de Crosby-on-Eden le 17 août 1941.
À la fin de son cycle d'instruction, il est affecté le 9 novembre 1941 au « 43 Squadron » à Acklington. Il passe ensuite au « 124 Squadron » puis rejoint brièvement le « 610 Squadron » le 9 mars 1942. Lieutenant de réserve à titre temporaire le 15 mars, il part au « 81 Squadron » à Ouston le 16 mars, puis au « 122 Squadron » de Homchurch à la fin août. Sur cette prestigieuse base, située dans la banlieue nord-est de Londres, se trouve aussi le « 340 Squadron », groupe de chasse « Ile de France », commandé par Bernard Dupérier, où il retrouve de nombreux camarades et en particulier Jacques Schloesing.
Lorsque le lieutenant Chauvin, commandant la 1ère escadrille « Paris », est abattu le 31 octobre au cours d'une mission et fait prisonnier, Reilhac est muté le 9 novembre 1942 pour le remplacer au « 340 Squadron », à la demande de Schloesing.
Le 11 novembre 1942 il livre combat à trois « Focke Wulf 190 » qu'il parvient à mettre en fuite. Quinze jours plus tard, il endommage un autre « FW 190 ». Les 9 et 15 février 1943, il abat, au cours de deux sorties au-dessus de territoires occupés par l'ennemi, deux autres chasseurs allemands.
Eugène Reilhac est promu capitaine à compter du 16 février et prend le commandement du groupe de chasse « Ile de France » le lendemain, en remplacement du commandant Schloesing, abattu en vol. Il n'a pas encore 23 ans, le 19 février 1943, lorsqu'il est promu commandant à titre temporaire.
Le commandant Reilhac participe avec son groupe de chasse à une mission Rodéo dans la région d'Hardelot dans le Pas de Calais. Deux sections du Squadron piquent pour attaquer des avions ennemis volant plus bas et se trouvent engagées dans une mêlée comprenant 30 à 40 « Focke Wulf 190 ».
Eugène Reilhac à bord de son « Spitfire Mk IX EN175/GW°L » est vu pour la dernière fois volant bas avec son n° 2, puis poursuivant huit avions ennemis, entre Le Touquet et Boulogne sur Mer. Son corps n'a pas été retrouvé.
Il avait accompli 79 missions offensives en 150 heures de vol de guerre.

Distinctions :
Chevalier de la Légion d'honneur,
Compagnon de la Libération,
Croix de guerre 39 45 (4 citations),
Médaille de la Résistance avec rosette,
Médaille Commémorative des Services Volontaire dans la France Libre,
Médaille commémorative 39/45,
Croix de Guerre Tchècoslovaque.


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