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Section du Lot et Garonne

Photographie de la dernière activité

André MARI est décédé le 14 juillet 2017.

Il était né le 4 décembre 1927 à Bordj Menaïel en Basse Kabylie (Algérie) et ses obsèques ont eu lieu à Tonneins le 18 juillet 2017 en présence de sa famille et d'une foule d'amis venue lui rendre un dernier hommage.
Il possédait un tempérament dynamique, c'était même le caractère dominant de sa personnalité. Son besoin viscéral d'action lui interdisait toute passivité, aussi, après son service militaire dans l'Armée de l'Air, il s'engage au service de son pays dans la gendarmerie.
Il débute par un stage à cheval de six mois à Philippeville. Il est interprète en langue arabe et sa première affectation a été la brigade départementale à cheval de Biskra dans les Aurès.
Volontaire pour servir en Indochine, il est affecté à la première Légion de gendarmerie de marche du Sud-Vietnam au Laos, au Tonkin, à Hanoï, à Haïphong. C'est la guerre !
De 1954 à 1962, il est de retour en Algérie et participe à toutes les opérations du conflit algérien jusqu'à l'indépendance du pays.
Puis après deux ans de service en métropole, il obtient une affectation en Polynésie Française de 1964 à 1970, au Centre d'Expérimentation du Pacifique, période pendant laquelle il effectue deux séjours de six mois à la Sécurité du centre d'expérimentation des essais nucléaires de Mururoa.
De 1971 à 1973, toujours sur sa demande, il obtient une affectation de conseiller technique auprès de la gendarmerie de la République de Côte d'Ivoire à Abidjan.
Ses qualités d'homme et de chef seront toujours reconnues : carrière ardente, riche en actions de guerres brillantes, en dangers encourus, en épreuves, en responsabilités, mais aussi, marquées par la joie profonde de commander et d'éduquer.
Partout, en toutes circonstances, le Major André MARI s'est révélé être un chef attentif et humain, un soldat tenace et courageux. A titre d'exemple, le 7 mai 1960, agissant sur renseignements, il a participe à la mise hors de combats de plusieurs chefs rebelles réfugiés dans une cache. Au cours de cette action, il récupère des armes de guerre et des documents précieux.
Son comportement exemplaire lors de ses différentes campagnes sera souligné par plusieurs citations et décorations. Chevalier de la Légion d'honneur, Médaillé militaire, Chevalier de l'ordre national du Mérite, Croix de la valeur militaire, trois citations à titre individuel avec étoile, Croix du combattant, Croix du combattant volontaire, médaille d'Outre-Mer avec agrafe "Extrême-Orient", Médaille commémorative d'Algérie, médaille Reconnaissance de la Nation "Afrique du Nord"... et divers témoignages et lettres de félicitation.
Depuis sa retraite, André MARI était très impliqué dans la vie associative de Tonneins : porte drapeau de la S.M.L.H, membre actif des médaillés militaires, de l'Union Fédérale des Anciens Combattants, etc. Toujours à l'écoute des gens, très ouvert, très respectueux, il cherchait toujours à rendre service.


Article rédigé à partir de l'éloge funèbre prononcé par le Lieutenant-Colonel (ER) Henri CORDAZZO, du comité de la SMLH de Marmande.


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